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Photoshop et nostalgie camarade

 

 

Santiana, Mal d’amour, mal de toi (Michaële, Lana et Paul Sebastian), Carrère, 1975.

 

Santiana, Mal d'amour mal de toi

 

Dans la série des ersatz de Frédéric François, je vous présente Santiana. Tout est là, un peu pareil, un peu moins bien, à commencer par les paroles :

 

« J’ai le mal d’amour, le mal de toi »

 

Il y a aussi les chœurs, les cordes qui s’envolent, la voix qui s’emballe, même si tout reste très maîtrisé. On est chez Carrère et il y a Bernard Estardy à la production.

 

En face B (Regarde une fille avec ton cœur), le chanteur louche du côté de Joe Dassin au niveau du style, avec une introduction parlée, des sifflets, des « oh-oh-oh », et de Guy Mardel (N’avoue jamais) au niveau des paroles :

 

« Elles sont toutes les mêmes

Elles te diront je t’aime

Mais si tu perds une bataille

Elles te diront bye-bye

Ne te laisse jamais prendre

Au piège de leurs mots tendres »

 

On retrouve bien entendu les machisteries de l’époque :

 

« Agis comme un homme mon garçon

Et elles t’admireront »

 

Mais elles sont compensées par un refrain admirable, qui fait la part belle à la beauté intérieure :

 

« Regarde une fille avec ton cœur

Et pas avec tes yeux

Regarde une fille avec ton cœur

L’amour n’est pas un jeu »

 

C’est cul-cul à en pleurer mais ça se laisse écouter sans soif.

 

Les paroles sont signées Michaële, Lana et Paul Sebastian, qui ont écrit un nombre indécent de chansons pour Claude François, Sheila, Ringo, Dalida, Hervé Vilard, Karen Chéryl, la crème, mais pas que.

 

La pochette est signée Michel Gavros, qui semble maîtriser le négatif et les filtres de couleur au point de faire ressembler son modèle à Patrick Juvet et Françoise Hardy en même temps, un vrai petit miracle. On appelle ça brouiller les pistes. L’acheteur peu avisé se laisse berner par ce genre d’artifices.

 

Allez, je critique, mais ce genre de bluettes sans profondeur fait du bien à l’âme. C’est comme boire un sirop de grenadine qui vous fait retomber instantanément en enfance. On cueille les mistrals gagnants où on les trouve.

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