C'est ben vrai ça...

C'est Ben Vrai Ça...

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Quel français de 50 ans n'a pas connu, ou du moins entendu parler de Jeanne-Marie Le Calvé, plus connue à son époque de gloire dans les années 80, sous le gai sobriquet de Mère Denis!

Cette légende vivante, devenue vedette malgré elle, fut un sosie de Bardot, oui mais celle de maintenant... Découverte par un publicitaire inspiré, cette lavandière (femme qui ne lavait pas son linge sale en famille mais auprès d'autres commères du lieux), a fait les beaux jours de la marque d'électroménager Vedette qui a commercialisé les premières machines-à-laver-le-linge; machines infernales qui ont décimé toute une dynastie de "laveuses" et laissé à l'abandon les lavoirs de nos campagnes... Les rus de nos villages s'en sont vite trouvés dépollués...

Encore à ce jour, les machines-à-laver-le-linge au Québec sont restées des "laveuses";  dans l'hexagone les "Séguéla" des "réclames" de l'époque ont bien manqué d'inspiration...

Notre vedette Mère Denis a illuminé nos écrans pendant une décennie, sa gouaille de "vanteuse en électroménager" surclassant tout autre produit de consommation courante. Ce produit "de luxe" pour l'époque valait en moyenne 2860 frs soit l'équivalent de 460€; le SMIG de 1981 plafonnant à 400€...

S'en est  allègrement suivi l'essor des marques de lessives et des crédits à la consommation. Une nouvelle ère se poursuivait, celle de la consommation...

Les temps ont bien changé, Mère Denis s'en est allée et le linge est toujours repassé...

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La photo ci-dessous n'est pas une bétonnière mais un des ancêtres de la machine-à-laver-le-linge. Les deux rouleaux extérieurs de caoutchouc permettaient un essorage manuel et il fallait de gros bras à nos grand-mères pour arriver à essorer les draps... à la manivelle!

Sur une consigne de Valentin Bert, une nostalgie de Bernard DUCOSSON pour les Auteurs-Confinés.