Par une pleine Lune

Par Une Pleine Lune

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À la tombée du jour, une lune forcit

Blafarde au crépuscule, son intensité a crû

Campée au-dessus des peupliers d’Italie,

Dans la plaine lugubre éclairant l’homme nu.

Elle composa un éclairage inédit

Fière de la force de son rayonnement

Galbant tous les muscles tendus, forts et saillants

Hérissant la peau de ce sauvage hardi.

 

Immobile, campé sur ses pattes crochues,

Jaillissant enfin de devant le cimetière

Kaiser conquérant de cette sinistre terre,

Levant d’immenses bras et formant un grand U.

 

Maudit es-tu, toi le timide paysan

Nuitamment conduit à croiser ce malfaisant

On en pleure dans les chaumières, bien contents

Pourtant, de n’être pas soi-même cet instant

Quaker désigné pour affronter, seul, la bête,

Représentant l’espoir pour terrasser l’obscur,

Si toutefois ne péris pas au pied du mur.

 

Tel un lycanthrope la bête aboie et fonce

Un pieu d'airain dans ses vilaines mains poilues,

Vers le pauvre hère démuni dans les ronces ;
Welter cependant et grand champion de boxe

Xavier surgit, tel est l'ultime paradoxe

Yogi accompli de sagesse impromptue

Zou ! d'un bon coup terrasse alors le loup-garou.

 

Texte écrit par Bernard Zirnhelt, sur une consigne adaptée de Séverine Criqui.

Illustré par Valérie Billy dans le cadre d'une collaboration sur Panodyssey.