facebook Elephant Man (David Lynch, 1980)
Félicitations ! Ton soutien à bien été envoyé à l’auteur
Elephant Man (David Lynch, 1980)

Elephant Man (David Lynch, 1980)

CREATIVE ROOM

Cinépassion

Elephant Man (David Lynch, 1980)

Pourquoi dès qu'un grand metteur en scène fait un film qui dépasse ses seules obsessions pour atteindre l'universel dit-on de son film qu'il est "académique"? J'ai lu ce qualificatif à propos du "Pianiste" de Polanski et d'"Éléphant Man" de Lynch. Et bien à mes yeux ce sont leurs chefs-d'œuvre et non "Rosemary's Baby" (et sa fin satanique qui sombre dans le ridicule) et "Muholland Drive" (le film snob pour les snobs par excellence).

Éléphant Man plonge les racines de sa bouleversante humanité dans la baraque à Freaks de Tod Browning. il en extrait un être dont la monstruosité physique est à l'inverse de l'intelligence, du talent et de la noblesse morale. John Merrick (John Hurt, vulnérable et sensible) devient ainsi un miroir de vérité dans lequel chacun peut se voir vraiment tel qu'il est. Il y a ceux qui le considèrent comme une source de profit, un objet ou un animal, il y a ceux qui se laissant envahir par la peur et la haine de la différence veulent le lyncher (sans jeu de mots). A l'autre bout il y a les freaks plutôt solidaires (comme chez Browning) et une actrice qui à l'égale d'une chanteuse lyrique est à l'écoute de la voix intérieure des êtres. Entre les deux, il y à Treves le chirurgien de l'hôpital (formidablement interprété par Anthony Hopkins une décennie avant qu'il n'explose dans le rôle du psychopathe Hannibal Lecter.) Treves est accusé durant tout le film de jeter Merrick en pâture à ses camarades médecins et à la bonne société pour servir ses ambitions. Mais lorsqu'il pleure en voyant Merrick pour la première fois, lorsqu'il cherche à communiquer avec lui, puis lorsqu'il l'invite chez lui on devine que quelque chose d'intime se joue entre les deux hommes. Merrick qui a été pourtant abandonné à la naissance manifeste une tendre dévotion envers sa mère alors que l'on comprend à demi-mot que Treves et son épouse ont été abandonnés par leurs enfants et en souffrent. Comme le dit Hélène Nicolas, une autiste lourdement handicapée dans "Dernières nouvelles du cosmos" seul l'amour nous sépare du vide. John Merrick peut partir tranquille en ayant la certitude d'être aimé.

1
Coup de coeur
J'adore cet article
0
Coup de génie
Brillant
0
Coup de main
Cet article m'a été utile
0
Coup de pub
Je souhaite promouvoir cet article
0
Coup de chapeau
Un sujet très intéressant
0
Coup de balai
Ne correspond pas aux standards Panodyssey
1
0
0
0
0
0
Partager l'article
copylink copylink
Contribuer
Prolonger le voyage dans l'univers Culture
Ridicule (1996) Patrice Leconte
Ridicule (1996) Patrice Leconte

On ne se méfie jamais assez des mots Les origines de Ridicule sont à chercher autour de la personne de

Jean-Philippe Rathle
4 min
 "Facebook"
 "Facebook"

   Couplet 1: Elle vient d'avoir ses ans, vibre dans son corps sageUn coeur d'au moins vingt ans, elle ne fai...

Bernard Ducosson
2 min
Tour Montparnasse
Tour Montparnasse

Un heureux souvenir : mardi 22 juin 2004 aux alentours de 14 h   Soleil ! Le temps d&rsquo...

Jean-Marie Gandois
1 min

donate Tu peux soutenir les auteurs qui te tiennent à coeur