La Venin

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La Venin. Lame de fond, Laurent Astier, Rue de Sèvres, 2020

Emily poursuit sa recherche des hommes qui ont fait du mal à sa mère. Après avoir tué l'un d'eux devenu gouverneur, elle continue sa route, traquée par des enquêteurs de la célèbre agence Pinkerton et sans doute par des chasseurs de prime puisque la fille du gouverneur a promis 1 000 dollars à qui la capturerait. Emily bénéficie toujours de la surveillance discrète et efficace d'un mystérieux Indien.

Après Déluge de feu, voici, la deuxième partie de cette excellente série qui se déroule entre la fin du 19° et le tout début du 20° siècles aux États-Unis. Un vrai western avec une héroïne en lieu et place de l'(ex)indéboulonnable cowboy. Laurent Astier s'est emparé de tous les codes du genre qu'il scénarise, dessine, met en scène et colorise pour les moderniser notamment grâce à son personnage principal. Une femme forte, déterminée, très féminine, qui peut se laisser à extérioriser la violence  qu'elle enferme, mais qui ne laissera jamais un éclopé, un malheureux sur le bord de la route sans lui apporter de l'aide.

Le thème est ultra classique, mais la patte de l'auteur lui donne un coup de jeune incroyable, et pourtant, je retrouve tout le plaisir des histoires de mon enfance lorsqu'on regardait les westerns en famille, le dimanche soir. C'est sans doute à cela qu'on reconnaît un très bon livre.

J'aime beaucoup et je suis comblé, d'une part parce que j'ai relu le tome 1 avant d'ouvrir le 2, histoire de me replonger dans cette histoire et d’autre part parce qu'un tome 3 est attendu.

Toutes mes chroniques sur mon blog : http://www.lyvres.fr/