Félicitations ! Ton soutien à bien été envoyé à l’auteur
avatar
Lyvres
La suspension

La suspension

Publié le 21 févr. 2020 Mis à jour le 21 févr. 2020 Culture
time 3 min
CREATIVE ROOM

Lyvres

Accueil
1
J'adore
0
Solidaire
0
Waouh
thumb 0 commentaire
lecture 255 lectures
1
réaction

La suspension, Géraldine Collet, Rue de l'échiquier, 2019

Le jour où Louise, dix-sept ans, apprend qu'Antoine Gallimard a décidé de rééditer les pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline, elle se dit qu'elle doit voir cet homme et tenter de comprendre une telle décision. Louise lit beaucoup, elle aime les auteurs, les livres. Elle est la petite-fille du déporté politique numéro 21 055, réfractaire au Service du Travail Obligatoire.

Très court texte dont j'ai découvert un extrait très tentant grâce au Prix Hors Concours, ce prix qui récompense un livre issu de l'édition indépendante : première sélection sur extrait par un panel large, puis un jury d'experts lit les cinq titres choisis et élit le lauréat. Une idée excellente pour découvrir des auteurs et des maisons d'édition.

Revenons maintenant à ce court livre que je n'ai pas pu lâcher. C'est l'histoire de Louise qui est racontée, celle de sa famille, son grand-père Gilbert, déporté à Buchenwald pour raisons politiques, son père Laurent qui n'a jamais vraiment pu parler à Gilbert de ce qu'il a vécu et qui hésite toujours se renseigner et à en parler à Louise. 

C'est aussi l'histoire de la maison Gallimard, notamment pendant les années de guerre où Gaston Gallimard eut, pour le moins, une attitude ambiguë. Puis, le petit-fils, Antoine qui décida en 2012 de faire entrer dans La Pléiade, le très collaborateur Drieu La Rochelle avant de laisser entendre donc que les écrits antisémites de Céline pourraient être édités par Gallimard. 

Géraldine Collet écrit simplement, sans effets. Elle va au plus court mais n'omet rien. En fait, une fois tournée la dernière page (la 58), rien ne paraît en trop ni manquer. Elle parle de l'antisémitisme depuis la guerre, de ces idées nauséabondes qui montent partout dans le monde, de l'intolérance, de la haine, de la peur. Entre les lignes, on lit aussi l'interrogation qui agite les céliniens et autres : peut-on apprécier un auteur pour son style, même s'il a écrit des horreurs ? J'avoue n'avoir pas de réponse, j'ai beaucoup aimé Le voyage au bout de la nuit

Tous mes articles sur mon blog : http://www.lyvres.fr/

lecture 255 lectures
thumb 0 commentaire
1
réaction

Commentaire (0)

Tu dois être connecté pour pouvoir commenter Se connecter

Tu aimes les publications Panodyssey ?
Soutiens leurs auteurs indépendants !

Prolonger le voyage dans l'univers Culture
Ce que Harry Potter m'a appris
Ce que Harry Potter m'a appris

En tant qu’écrivain, il me paraît indéniable de dire que je suis constamment à la recherche du livre qui saura m’éblouir, et...

Axelle Branco
15 min
Le P'Tit Atelier - programme 2026
Le P'Tit Atelier - programme 2026

Programme 2026Vous ne l'avez peut-être pas encore découvert, vous savez écrire. Moi, je suis juste là pour faire le...

Daniel Muriot
1 min
Cervoise
Cervoise

Un mot d'un dictionnaire, ma définition, votre sourire, ma joieVieille ex pression ; quand on p...

Bernard Ducosson
1 min
On a Publisher’s Refusal
On a Publisher’s Refusal

An Ode to DoubtsThere was a day in my life, a kind of point of no return, when I lost everything: an apart...

Anastasia Tsarkova
12 min

donate Tu peux soutenir les auteurs qui te tiennent à coeur

promo

Télécharge l'application mobile Panodyssey