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Les années 70-80

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Assamaka - Arlit - Niger - Aout 1981

Les années 70, vous connaissez ? A cette époque, tout était encore possible, on était libre de dire et de faire presque tout ce que l'on voulait.

On n'avait pas le droit de faire ce qui était interdit, à la différence de maintenant où on ne peut faire que ce qui est autorisé. C'est toute la différence entre un état libre et un état totalitaire.

C'était la décennie des voyages, de la vraie Aventure. Vers le Sud, passer Ceuta, c'était l'aventure. Vers l'Est, passer Trieste, c'était encore l'aventure. Il n'y avait pas encore l'autoroute de Paris à Dakar et rien que d'évoquer Layoun, Villa Cisnéros ou la Mauritanie, les voyageurs en avaient froid dans le dos. Seuls quelques inconscients ou professionnels comme les frères Marreau partaient sur les traces des héros de notre enfance : Mermoz, Reine, Guillaumet.

Si on passait par Bamako, après l'enfer du Tanezrouft, la route n'existait pas, c'était la piste, et il était préférable de prendre le train qui passait par Bafoulabé pour aller à Dakar.

La Turquie n'était pas celle des plages d’Antalya mais plutôt celle de "Midnight express". Après le Nemrug Dagh, on ne savait pas ce que l'on allait découvrir...

 

 

Vers le Nemrug Dagh - Turquie - 1988

 

Le rideau de fer n'était pas encore tombé, le bloc de l'Est était un monde à part, rares sont les occidentaux qui pouvaient y voyager. C'était encore un autre style d'aventure.

On partait en moto avec 100 balles en poche, un sac de couchage, un réchaud et une casserole. On pouvait dormir n'importe où : Dans une entrée de champ, une maison abandonnée, un parking...On repartait le lendemain. On trouvait du boulot partout. L'été, il suffisait d'aller dans une ferme et on était sur de pouvoir gagner quelques francs pour repartir... On lisait Kerouac et on écoutait Corringe, Janis Joplin, les Doors et Bob Sinclar (Il était pas né ? Ah bon! tant pis - de toute façon c'est un blaireau).

Ce fut la décennie la plus libre de ces 60 dernières années.

Les rencontres étaient quotidiennes et toujours pleines d'enseignement humain.

Il n'y avait ni portable, ni smart phone, ni ordinateur, même le fax et le caméscope devenus maintenant obsolètes n'existaient pas. On voyageait avec un appareil 24x36 et des pellicules en poches et notre pognon planqué où on pouvait... On partait, c'est tout! Celui qui disparaissait dans le désert ou dans la cordillère des Andes disparaissait et c'était fini.

Téléphoner d'Agadez, lorsque c'était possible, coûtait une véritable fortune. Dans les cas graves, on communiquait par télex ou télégramme.

Les vendeurs de rêves en boites comme Go voyage, Trip adviser et autres fast-foods du voyage aseptisé pour touristes pressés n'existaient pas. Aucun endroit n'était pourri par le "cancer" du tourisme de masse. On pouvait encore prendre des photos du Machu Pichu, de Teotihuacán, des pyramides et autres lieux mythiques sans un touriste dessus.

Les seuls pays où l'on peut encore actuellement revivre les aventures de ces années sont des pays instables politiquement, principalement situés en Afrique.

Et là, pas de tourisme de masse...d'ailleurs plus de tourisme du tout, juste l'Aventure.

 

 

Maroc - Aout 1979 - On remarquera le rouleau de papier, fidèle compagnon du voyageur africain.

Maroc - Aout 1979 - On remarquera le rouleau de papier, fidèle compagnon du voyageur africain.

Cordillière des Andes - 1986

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