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Réponses et Retours (8) - G.RAYON - Poésie 02-1992 réécriture 2019-2020 

Réponses et Retours (8) - G.RAYON - Poésie 02-1992 réécriture 2019-2020 

Publié le 6 oct. 2020 Mis à jour le 6 oct. 2020
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Réponses et Retours (8) - G.RAYON - Poésie 02-1992 réécriture 2019-2020 

Mon recueil sur l'érotisme féminin "Rougeur" 1er récit Rouge-Baiser (générique et 1ère séquence pour l'instant) et Réponses et retours -à suivre également- sur une vision poétique en particulier de l'amour saphique à retrouver ici dans cette creative room

G. RAYON

Les prémisses sont posées

                                                              Et les lettres impatientes

Posées et insolentes

Demeurent au faîte de la page

                                                              En suspens

                                                              Errant parmi les vocables

                                                              Se mêlant aux grains de sable

                                                             

Un nouveau récit s’établit

Entre les feuilles indociles…

                                                             

                                                              La pause est longue

Et l’attente ne se fait pas sans frémir.                                                                

                                                                                                                            

                                                              Les prémices sont déposées

                                                              Le long d'une main

                                                              Et celle-ci est en quête

D’une pauvre miette.

 

Les lettres se poussent encore

Avec l’encre violette

Qui les inonde…

En cette onde colorée

Les mots déposés

S’assemblent…

 

L’attente se perpétue

« Toi

T’attendre Toi

Qui erre en mes pensées »

Ecrivait-elle

Et elle prolongeait encore chaque lettre

Avec sa plume

Enroulant l’encre violette

Dans les pleins et les déliés

Qui se projetaient

Et éclaboussaient la feuille aplanie

« Toute attente est infinie »

Continua-t-elle

                               « Attendre toujours

Et penser encore t’entr’apercevoir

                                                              T'attendre toi                                   Qui erre

                                                              En cette forêt noire bordée de bouleaux lumineux

Attendre d’apercevoir

Et y croire encore…

Ta silhouette nimbée   

Ombrée et délicate qui surgirait enfin

Et tes mains tendues

Elevées graciles mais fermes

Enfin reposant contre mes hanches.»

 

 

 

 

La plume gisait maintenant dans son encrier et l’encre violette en garnissait les contours opaques.                                    

 

 

Elle -mais était-ce bien une femme ? N'était-ce pas plutôt une ombre de nuit ?- se déshabillait face à sa glace.

Elle jouait de ses doigts nacrés avec une longue chainette en argent. Les doigts, qui s'enroulaient autour du fil argenté, s'amusaient à dessiner des signes sur le corps, sur le cœur où les mains, bien accrochées à la ligne courbée, à la naissance des aisselles, frémissaient sous le contact glacé de la forme inerte.

Sa peau si blanche grenelait sous la caresse du long serpent formé par ses mains enroulées avec la chaine d’argent se déroulant à sa suite. Et celui-ci se glissait sous chaque anfractuosité, sous les aisselles, sous les seins, sous la courbe du globe ovale.

Et ses doigts avec lui serpentaient sous le palais, sous les dents, sous les lèvres, sous les oreilles, sous la clavicule, sous les hanches, sous la ligne voluptueuse du bas de ses reins, sous le pubis ombré, près du mont de vénus bombé, sur les lèvres, la peau nacrée des lèvres, peau de l'ourlet de sa bouche d'ombre qui esquissait un sourire étrange, si cynique.

C’est en ces régions du corps que ses mains découvraient cette géographie intime et l'ombre y tremblait si douce, confiante, avec en ces bords frangés qui se relevaient sous leur caresse, une perle humide et blanche qui s'humidifiait peu à peu contenant d'autres vérités, d'autres signes à révéler

Ce qui s’ouvrait devant elle                                                                                                                    

Tout un monde fait de songes et de sortilèges

Un palais hanté et luxurieux                                                                   

Qui possède ses dédales

Ses labyrinthes

Ses fantômes

Ses spectres et son minotaure.

                                                             

 

Et parmi tous ces signes qui se délacent

Et qui s’égarent

De cette boîte qu’elle

Pareille à Pandore

Elle ouvrit laissant s’échapper

Chaque maux –mots-

Tracés

Avec le dernier posé enfin

Dessinant ses contours

Près de la marge

Elle déposa

Un mot ultime qui dévala

La peau de la feuille

Inscrivant

En son creux nacré

Un point violent et ténébreux

Et sous celui-ci une croix sombre

Semblable à un paraphe.

A suivre...

 

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