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III. 100-e anniversaire d'Anne Golon, l'autrice d' "Angélique, marquise des anges..." . Partie 3. L'interview avec sa fille Nadine Goloubinoff.

III. 100-e anniversaire d'Anne Golon, l'autrice d' "Angélique, marquise des anges..." . Partie 3. L'interview avec sa fille Nadine Goloubinoff.

Publié le 8 janv. 2022 Mis à jour le 8 janv. 2022
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III. 100-e anniversaire d'Anne Golon, l'autrice d' "Angélique, marquise des anges..." . Partie 3. L'interview avec sa fille Nadine Goloubinoff.

 

I-ère partie d'article: https://www.panodyssey.com/fr/article/culture/angelique-marquise-des-anges-ma-dedicace-a-immortelle-heroine-d-ann-golon-ehrbmrm8hgch

 

II-ère partie d'article: https://www.panodyssey.com/fr/article/culture/100-e-anniversaire-d-anne-golon-l-autrice-d-angelique-marquise-des-anges-partie-2-l-interview-avec-sa-fille-nadine-goloubinoff-8k6vukpvkukw

III-ère partie d'article: vous êtes ici!  

 

Liudmila   Ménager: Nadine, racontez-nous l'histoire de la rencontre de vos parents, l'histoire d'amour du couple Anne et Serge Golon ? Comment s'est passée leur première rencontre ?

 Nadine Goloubinoff :  En tant que reporter, ma mère avait emmené quelques noms de personnes à rencontrer en Afrique pour ses articles, dont celui de M. Goloubinoff. Elle s’est retrouvée une nuit seule en pleine brousse en sortant du train. Après quelques péripéties, elle a enfin atteint sa maison et demandé au boy d’aller réveiller son hôte, qui l’a accueillie très courtoisement.  Le coup de foudre a été immédiat.

Leur vie est un roman vrai extraordinaire ; que j’écris depuis quelques années.

 LM :  Votre mère a-t-elle eu les mêmes impressions qu'Angélique dès le premier regard sur Joffrey ?

NG : Non, car le premier regard d’Angélique sur Joffrey est de peur et d’horreur, parce qu’elle le croit un monstre pour lequel elle n’est que l’objet d’un marché. Elle en tombe amoureuse plus tard après une longue période.

Tandis que ma mère a aimé dès les premiers instants. Idem pour lui.

  LM : De quoi rêvait-elle ?

NG : De partir à l’aventure dans la jungle, d’explorer le monde, de sauver la France.

 LM : Elle était une enfant très douée, pourquoi a-t-elle choisi le métier d'écrivain, que voulait-elle dire au monde ?

NG :  Elle a été écrivain dès sa première histoire, écrite à 7 ans. Son don principal était une imagination extraordinaire, servie par son don d’écriture et de conteuse. Enfant et jeune fille, elle voulait «  écrire les livres que j’aurais aimé lire ». Avec Angélique, elle a voulu parler de la réalité et ce dont on ne parlait pas en littérature concernant la femme, l’amour, la religion ; et bouger le Bien et le Mal des carcans sociétaux et religieux où ils étaient encore (en 1950). 

Et plus tard, elle avait le sentiment d’avoir accompli sa mission, en donnant à travers Angélique l’espoir et la force de surmonter les épreuves et de croire en la vie.

LM : Quel genre de personnes étaient-ils ?

 NG :  Passionnés; de leurs métiers, de leur art, des pays qu’ils aimaient, de l’Histoire, de la nature. Ils participaient au monde avec l’intensité des jeunes gens.

Mon père était un savant, un scientifique en avance sur son temps.

Aimable, bienveillant, courtois, d’humeur égale. 

Ma mère était un génie créateur, habitée de son œuvre. Mais aussi aimant les bonnes choses de la vie.

Courageuse, optimiste, généreuse.

 LM :  Parlez-nous de Serge Golon, de sa famille?

 NG : Son père (Sergey Petrovitch Goloubinow)  1879, Vilna - 1951), était lié à l’Orient par sa formation à l’école des langues orientales (il en parlait une dizaine) et sa carrière de diplomate du Tsar. La plupart de ses missions furent en Asie centrale et en Orient, jusqu’à son dernier poste en Perse, comme consul de Russie–gouverneur à Ispahan.

Le grand-père de Sergey, Alexandre Alexandrovitch  Bodarenko-Goloubinow avait fait la Grande guerre Patriotique aux côtés d’Alexandre Ier qui l’avait haussé dans l’ordre de la noblesse en 1815.

Sa mère Seraphina Alexandrovna Wassilkowskaia, 1883-1911 ,née à Grodno, était aimante et maternelle. Elle  avait le don de la musique, chantait et jouait du piano. Elle mourut très jeune du typhus laissant ses trois enfants inconsolables.

Sergey Petrovitch se remaria plus tard avec Natalya Alexandrovna Litvinova (issue des Narishkine).

 LM : Racontez-nous les aventures/voyages et les recherches de votre père, et pourquoi est- il arrivé en France ?

NG : Son enfance et son adolescence ont été pleines d’aventures et de voyages, au grès des postes de son père. Les évènements venaient à lui plus qu’il ne les cherchait. D’Ispahan,  il a ensuite traversé la Russie en pleine révolution pour terminer ses études chez son oncle à Sébastopol, qu’il a quitté plus tard avant la vennue des Bolcheviques. Il est arrivé en France de Constantinople, pour rejoindre sa famille qui y avait trouvé refuge.

LM : Parlez-nous des activités de Serge Golon (ses études et ses métiers et recherches scientifiques, etc.)

NG : Etudes de chimio-minéralogie à l’école des Mines de Nancy.

Dr ès Sciences, a fait ensuite plusieurs licences (électricité, physique etc…) Chargé de mission en Afrique dès son doctorat. A travaillé pour divers sociétés comme chercheur de mines -or, étain, diamant… en Asie et en Afrique.

A inventé divers procédés d’extraction géologique, de fabrication de colles, de matériaux naturels etc…

Peintre à partir de 1961, il  inventé des vernis et couleurs réagissant à la lumière avec lesquels il a peint de nombreux tableaux. 4 expositions

LM : Quels personnages historiques, membres de la famille, étaient les modèles de base pour l'image d'Angélique et de Joffrey ?

NG : Aucun. Mais il est vrai que ma mère, sans le vouloir, s’est inspirée de son mari pour le personnage de JdP.

Le  personnage d’Ang lui est apparu spontanément. Elles ont évolué ensemble. Différentes, mais en réalité, Angélique avait beaucoup de ma mère, dans la façon d’appréhender la vie, de réagir, de ne pas se laisser embarquer dans des diktats convenus et obligatoires.

Quelques personnages secondaires lui ont été inspirés de personnes rencontrées dans la vie.

 LM : Anne et Serge Golon ont eu une géographie de résidence très riche, non moins saturée que d'Angélique et Joffrey, de l'Afrique (Congo), France (Versailles et ,,,) Israël (Jérusalem) à la Suisse (Lausanne), peut-être Canada ? et alors, dites-nous pourquoi ils ont changé tant de pays?

 NG : Mon père beaucoup : Turkestan, Russie, Perse, Caucase, par le métier de son père Sergey Petrovitch Goloubinow- diplomate du Tsar, sorti des langues orientales, qui voyageait en Asie centrale, puis dans les pays en « an » -région Afghanistan etc… selon les missions où il était envoyé, dont la dernière en consul-gouverneur à Ispahan.

Mon père a quitté la Russie en 1920, fait ses études de géologue en France (Mines de Nancy) et est parti en Afrique, Indochine, Laos, etc Afrique, selon ses missions

Ma mère moins. Elle a quitté la France en 1947 pour l’Afrique-Congo, Tchad.

Puis ensemble, retour en France, Suisse, Israël, et voyages professionnels en Amérique, au Canada. Nous, enfants avons vécus surtout en Suisse et plusieurs années en Israël. Et ensuite chacun a pas mal voyagé dans notre jeunesse.

 LM : Quelles traditions et coutumes de la culture russe Serge Golon a-t-il apporté à la vie de sa famille ? Quelles traditions honorez-vous toujours dans votre famille (dates mémorables, fêtes spéciales, coutumes) ?

 NG : Notre père chantait souvent et mon frère Pierre et moi, chantions avec lui en russe ou l’accompagnions à l’harmonica (les Bateliers de la Volga etc…) Il avait une magnifique voix de basse. Il avait des disques de Chaliapine, de Borodine, de danses russes que j’écoutais en boucle à 7, 8 ans. Les fêtes, la Pâque, nous les avons vécus un peu plus tard avec nos tantes, ses sœurs Vera, Nadia et Ludmila, dans la meilleure tradition russe.

LM : Avez-vous réussi à garder la langue russe dans la famille ? Ou tout le monde ne parle que français ? (écriture, lecture, etc.)

NG : Malheureusement, notre père qui parlait très bien le français ne nous a pas parlé russe, du fait que notre mère ne le savait pas. Je le regrette, car enfants nous apprenions facilement les langues, et maintenant, cela me prendrait trop de temps. Mais je l’ai gardé à l’oreille, par ses chants et les conversations entre nos tantes.

 LM : Comment ils voyaient Angélique, notamment à leur avis, quelle actrice de cette époque pourrait mieux interpréter (par exemple)?

NG : Michèle Mercier avait une beauté qui convenait au personnage. Mais pas l’esprit. Cela n’était pas de sa faute, mais d’abord celle des scénaristes. Ma mère n’a jamais dit qu’une chose à ce sujet : « Une actrice n’est pas responsable des bêtises qu’on lui fait dire ».

Cependant, il est vrai que la distinction de Marina Vlady (qui avait refusé le rôle) aurait pu élever le niveau de ces films, mais les producteurs et dialoguistes voulait montrer un Angélique stéréotypée de cette époque genre sous-Brigitte Bardot passive et désirable. C’est en général tout ce qu’on demandait aux actrices à l’époque. 

LM : Quand le musée sera-t-il ouvert au public ? Est-ce que des événements thématiques seront –ils proposer par le musée (à l’avenir), un projet de boutique de souvenirs et de livres, etc. ?

NG : Oui, quand cela existera. Pour l’instant, ce n’est qu’un projet.

 LM : Prévoyez-vous d'ouvrir un musée dans d'autres pays, en Russie par exemple, quand ?

NG : Je souhaiterais en créer un en Russie, en base d’un futur lieu culturel consacré à Angélique. C’est un beau projet qui peut commencer petit et s’agrandir en rapportant à ses investisseurs.  Ma mère souhaitait en parler à M. Poutine 

 LM : Quand ?

NG : Pas trop tard…

 LM : Parlez-nous de l’enfance et de la famille d'Anne Golon?

NG : Seconde d’une fratrie de cinq enfants, Simone Changeux est née le 17 décembre 1921 à Toulon, dans une famille d’officiers. Sa mère, Marie-Fernande Villers, était fille et sœur de général, et son père, le Commandant Pierre Changeux, était capitaine de vaisseaux et précurseur de l’aviation maritime. Son arrière-grand-père était Charles-Camille Heidskiek fondateur de la célèbre maison de champagne.

Souvent malade (de la tuberculose), elle passa son enfance à Cherbourg, devant la mer ou dans sa chambre, à vivre en imagination, se rêvant héroïne pendant la guerre de 14, exploratrice dans la jungle, et à écrire, dès l’âge de sept ans. Sa santé fut sauvée ensuite par de longs séjours à la montagne.

Elle était très proche de son père qui dut souvent se battre contre l’immobilisme de l’état-major afin d’empêcher des naufrages ou, par exemple, faire des cartes pour aider les aviateurs à se repérer. 

Sa mère jouait très bien du piano et organisait des quatuors à la maison, ce qui donna aux enfants la chance d’écouter souvent de la musique. Elle avait l’héroïsme des femmes de son temps et de son milieu (de la haute bourgeoisie), croyant qu’on était sur terre pour offrir ses souffrances à Dieu et que tout plaisir physique était la voie de l’enfer. « Votre Dieu n’est pas le mien » lui dit Simone à 15 ans. Arrivée à 16 ans à Versailles avec sa famille, Simone continua les cours tout en participant à la vie des jeunes de la ville en s’enrôlant chez les « guide » (scouts). Elle publia ses premiers récits, nouvelles et articles, dans les revues des scouts de Versailles et Paris.

LM : Parlez-nous de la famille d'Anne et Serge Golon, comment, où et dans quelles conditions se sont déroulées les premières années de leur vie familiale, combien d'enfants sont nés? Comment les ont-ils élevés, leur parcours de vie (études, métiers, etc de vous et de vos frères et sœur) ?

NG : Quatre enfants : Cyrille 1950, Nadine1955, Pierre 1957, Marina 1961.

Nos premières années se sont passées dans la banlieue de Paris et à la campagne.

A partir de 1959 nous avons vécus en Suisse, à Montana-Crans, dans un petit chalet, puis dans une grande maison, (La « Casa Aristella » où une plaque commémorative a été posée en 2019-voir article Pj ).

Notre enfance a été belle ; élevés dans la simplicité- à l’école, dans la nature, dans une atmosphère de conte, l’amour de nos parents, les aventures vécues de notre père, les histoires de notre mère, les Noëls merveilleux qu’elle nous organisait. Leu seul « luxe » de nos parents, modeste comparé aux vrais riches, était une nurse pour les trois plus jeunes enfants afin de pouvoir travailler, et des voyages- à l’époque l’avion coutaient cher.

Nous avons ensuite passé quelques années à Jérusalem où mon petit frère et moi avons passé notre bac (israélien), où ma mère a écrit Angélique et la Démone et mon père a continué sa peinture. Chacun a poursuivi ses études en France, en Suisse

Cyrille est devenu géologue (maintenant retraité), Marina est ethnologue (Dr), Pierre (Pr) est un chercheur renommé en chimio-biologie qui enseigne à l’université de Lausanne. J’ai été photographe et peintre, puis organisatrice d’expositions jusqu’en 1991 où je suis venue aider notre mère-Et depuis, dirigeante de société gérant son œuvre (Angelique Company).  

LM :  Qui étaient leurs amis, y avait-il des personnalités célèbres parmi les gens de connaissances et les amis ?

NG : Les amis étaient des gens du coin, nos voisins professeurs de ski et guide de montagne, les directeurs de notre école, le chauffeur de taxi et sa femme (amis jusqu’à aujourd’hui), une dame qui s’occupait d’enfants abandonnés, une personne piégée dans une affaire politique (dont ma mère avait écrit le témoignage), notre femme de ménage… Ils ont rencontré quelques personnes célèbres, qu’ils n’ont pas intéressés–ASG n’étant pas de « vrais » vedettes du fait qu’Angélique était méprisée des critiques officiels (qui bien-sûr n’en avait pas lu une page). Nos parents de toute façon n’étaient pas mondains. Ils aimaient la vie simple, avec leurs enfants, la nature, et travailler en paix. Dans ses dernières années, ma mère a rencontré quelques personnes célèbres et sympathiques qui ont été honorées de la connaitre (feu le comte de Paris Henry VI, des historiens…)

 LM : Que pensaient Anne et Serge de leur propre gloire et sucсes?

NG : Ils étaient heureux du succès d’Angélique qui leur permettaient de nous élever dans de bonnes conditions et de continuer à travailler leurs passions respectives : Anne d’écrire Angélique et Serge d’inventer vernis et couleurs et de peindre. Ils n’ont pas connu la gloire, mais une certaine notoriété. L’agence qui s’occupait de gérer les livres Angélique avait dès le début voulu laisser l’auteur dans l’ombre en attirant la gloire sur eux, en se prétendant les « inventeurs » de la « recette » d’Angélique. Pas de dédicace ni de premières des films.

Ma mère a heureusement connu un peu la gloire à partir de… 86 ans ; sur la scène d’un théâtre à Prague et lors des dédicaces à Genève, Paris, Epinal, Frankfort, à Prague et à Moscou.

Sa gloire a été l’amour des fans pour Angélique, pour ce que leur avaient apporté ses livres. 

LM : Anne et Serge Golon ont-ils visité la Russie ensemble, quand, comment ils étaient accueillis?

NG : Ils sont allés en URSS en 1966, pour rencontrer l’éditeur du premier Angélique (Progress). Ce n’était pas officiel, mais des journalistes ont su qu’ils étaient là. Il y a eu quelques interviews de mon père à la radio. Pas de ma mère, (considérée en femme de l’auteur…).

En 2008 pour la foire du livre de Moscou, ma mère a été très bien reçue, également par les médias (radios, télévision etc). Les lecteurs sont venus en foule pour avoir sa dédicace, pour la remercier, certains de Sibérie. C’était très émouvant. Ma mère a été heureuse de ces moments.

LM : Qu'ont-ils apprécié, (il y a peut-être des documents-articles, des souvenirs), ont-ils travaillé en Russie (votre père, par exemple) ?

NG : En l’URSS de 1966, ils ont apprécié les ballets du Bolchoï, les spectacles de qualité auxquels pouvaient assister la population. Mon père qui avait vu pendant la révolution les hordes de mendiants mourant de faim, les enfants pieds nus dans la neige, a été heureux de voir dans les rues tout le monde bien couvert, les enfants avec des bottes aux pieds et des chapkas de fourrure.

Ayant quitté la Russie à 17 ans, il n’y a pas travaillé ; et plus tard, cela n’a pas pu se faire- (heureusement, vu le sort réservé aux émigrés revenus dans les années 50 -ignoré jusqu’au début du 21ème siècle).

Ma mère a apprécié la chaleur, la simplicité de l’accueil des Russes qu’ils ont rencontrés, officiels ou officieux. Elle se sentait chez elle.

LM : Comment Anne Golon a travaillé après le décès de son mari ?

NG : La femme était dévastée, mais l’écrivain a poursuivi sa route avec Angélique comme elle le faisait depuis toujours – en écrivant dans son chalet en Suisse, dans la peine, la solitude et le danger.(avec à charge trois enfants mineurs et un majeur étudiant)

Même si son mari, consacré à sa peinture, ne participait plus à la documentation depuis plusieurs années, sa présence lui était évidemment nécessaire.

Dès qu’elle l’a pu, elle est repartie au Québec pour préparer son prochain livre (A à Québec); (ce qu’elle n’avait pu faire en 1972, mon père étant mort quelques jours après leur arrivée). Elle a passé deux hivers dans cette ville où elle voulait amener Angélique et sa famille. Les années suivantes ont été très dures, les sommes qui lui étaient versées par l’agence/éditeur diminuaient de plus en plus, les livres avaient disparu des librairies et les vautours « amis » tournaient autour d’elle, veuve sans défense et supposée riche…

Anne Golon n’a jamais cessé d’écrire. En 1978, elle a organisé et payé seule une grande fête à Paris pour les 21 ans d’Angélique (publiée en France en 1957), à laquelle ne vint aucun medias ni personne d’importance.

 LM : Nadine, notre rencontre a eu lieu dans le futur Musée d’Angélique à Versailles, dites-nous plus en détails qu’est-ce que vous y présenterez  (livres, les choses rares, accessoires etc), qui a été l’initiateur de son ouverture,

NG : Moi. Ce n’est pour l’instant qu’un lieu de rangement. Ma mère n’ayant plus de propriété –appartement ou maison où garder ses livres, archives, manuscrits, souvenirs-, nous avons avec ma sœur du tout déménager d’un local à Versailles et de l’appartement qu’elle louait à Lausanne depuis longtemps. J’ai voulu qu’une partie au moins de ces trésors puissent être visibles pour les personnes intéressées par le sujet, que tout ne termine pas au garde-meuble. Nous avons eu la chance de trouver cet endroit où recevoir quelques lecteurs et des journalistes récemment. J’espère un jour pouvoir y mettre la table de travail de ma mère (pour l’instant au garde-meuble). Et que cela puisse un jour devenir un musée d’Anne Golon et d’Angélique.

LM : Qui participe pour compléter la collection du musée (famille, fans, sponsors) ?

NG : D’abord nous, enfants d’Anne et Serge Golon, par les documents, archives et objets personnels d’Anne Golon nous appartenant, et des fans et amis d’Angélique par leurs lettres, cadeaux et créations inspirés de l’œuvre, comme par exemple les copies des portraits de Michèle Mercier  et Robert Hossein dans les films que tu nous a offerts.

LM : - y a-t-il l’aide de sponsors, aide de l’Etat etc. ?

NG : Non. Mais nous devrons en trouver pour acheter le lieu de ce musée à Versailles, et faire de même en Suisse où Anne Golon a écrit la majeure partie d’Angélique.

Le projet d’un lieu en Russie consacré à Angélique et à son auteur est aussi envisagé.

LM : Quels sont les coordonnées officielles de la société qui gère les droits de l’œuvre Angélique (ce que vous pouvez partager)? 

NG :   ANGELIQUE COMPANY

53 rue Boissière

75116 Paris

angeliquecompany@gmail.com

Où s’adresser pour toute information, proposition, concernant l’œuvre Angélique et toutes œuvres écrites et/ou picturales d’Anne et Serge Golon

 

Copyright:  Propos recueillis par Liudmila Ménager, Photo Nadine Goloubinoff, Liudmila Ménager.

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