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Trouver son compte chez les banquiers suisses

Trouver son compte chez les banquiers suisses

Publié le 14 mars 2026 Mis à jour le 15 mars 2026 Finance et marchés
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Trouver son compte chez les banquiers suisses

Tout se perd-il (y compris son compte)?

Celà fait près de 40 ans que j'écume la place financière suisse, que ce soit en tant que client, ancien avocat ou professionnel de la gestion de fortune. Il m'en coûte quelque peu d'en arriver à cette conclusion, mais je crains qu'il n'y ait pas d'autre façon d'appeler un chat un chat et qu'il me faille émettre clairement l'avertissement suivant : exercez la plus grande des prudences si d’aventure vous avez quelques velléités de frayer avec nos banques, qu’elles fussent traditionnelles ou privées!


Hormis une ou deux exceptions, leur modèle d’affaires manque en effet de transparence, d'efficacité et de flexibilité, voire même de sincérité. Elles sont chères, peu performantes et ont des pratiques que je trouve trop souvent inacceptables.


Depuis l'époque où nos banques faisaient la fierté de notre pays, les temps ont hélas bien changé, et ce en quelques décennies. Je doute toutefois qu’il y ait une quelconque volonté de la part de nos chers banquiers helvètes de tenter d'améliorer leurs pratiques et d'éviter les situations fâcheuses comme celles que j'évoquerai dans cet article, qu’ils considèrent sans doute comme d'ordre secondaire. Et probablement trop nombreuses pour pouvoir les gérer de façon systématique. Sans compter le fait qu'ils sont confrontés à bien des challenges par les temps qui courent, entre la pression des régulateurs, l’avènement de nouvelles technologies et la disparition progressive d’une clientèle vieillissante remplacée par une génération moins crédule.


A ces défis, il faut rajouter que le modèle d’affaires de la gestion de fortune repose sur un postulat qu’il devient chaque jour plus difficile de défendre: à savoir que l’inflation, mesurée par le CPI, serait bien inférieur à 5%, alors que pour les fortunes de ce monde au haut pouvoir d’achat, elle est plus vraisemblablement proche de 10% (sans même aborder la supercherie qui consiste à faire sortir du CPI - ce panier de biens et services représentatifs des achats de la "ménagère" - ceux dont le prix a trop augmenté, au motif fallacieux que les gens ne les achètent plus, précisément parce qu’il sont devenus trop chers). Difficile dès lors de ne pas voir son patrimoine s’éroder dans le temps avec les performances obtenues par nos chers banquiers qui ne parviennent que trop rarement à battre l’inflation réelle, après déduction de leurs frais et des impôts. Mais pchttt, ce n’est pas eux qui vont vous tenir ce discours…..


Le "Best of" de l'Oncle Picsou

Je suis attristé de constater que certaines pratiques professionnelles déplorables des banques de la place semblent hélas être le reflet des mœurs de ceux qui les dirigent. Une anecdote récente illustre bien la chose. La femme d’un managing partner, aujourd’hui à la retraite, d'une des principales banques privées de la place a cru bon démarcher une employée de maison d’une famille liée à la mienne, en lui proposant un salaire bien plus élevé et sans prendre de références. Bien que l'associé et son épouse connussent la famille en question, ils s'étaient évidemment gardés de lui demander une référence sur l'employée, estimant sans doute que si elle avait été au service de cette famille, c’est qu’elle ferait l’affaire pour eux.


Je ne dis pas qu'un gentilhomme n'aurait jamais commis un tel faux pas ou qu'une accession récente à un certain statut socio-professionnel l'expliquerait, mais je constate, dans ce cas, que la méconnaissance de certains us de la gentry a probablement joué en défaveur de nos opportunistes. Car souvent le personnel est maintenu dans les familles plus par habitude et par bienveillance que pour son efficacité. En l’occurrence, le départ de l’employée de maison a rendu davantage service à la famille qui l’employait qu’il n'a dû profiter à ses nouveaux employeurs.


Il fût un temps où le gentilhomme genevois était plutôt du style à s'habiller discrètement, comme son valet de chambre. L'aspirant gentilhomme aujourd'hui a plutôt tendance à s'entourer d'une brochette de serviteurs et femmes de ménage qui s'habillent comme lui. Ce qui n'enlève rien au mérite de l'associé en question dont le parcours éclair lui a permis de gravir les marches du succès en un temps record.


Et puis, rien ne vaut une bonne histoire comme celle-ci pour animer les dîners en ville. Elles ont de surcroit le chic de faire ressurgir d’autres anecdotes sur les perpétrateurs qui ne peuvent être décemment relatées ici, mais qui rassurent ceux qui, à défaut d’avoir fait autant d’argent que les banquiers privés, estiment encore que leur dignité a un certain prix.


Je me rappelle qu’à une lointaine époque, j’avais été approché pour rejoindre chacune des deux plus grandes banques privées de la place, propositions que j’avais poliment déclinées. L’associé dont la femme démarche aujourd'hui les employés de maison des autres n'était lui-même encore qu'employé de banque à l'époque. Comme nous nous connaissions de l'université, il assistait aux rendez-vous d'embauche, sans doute pour me faire sentir en eaux amicales.

Lorsque je lui avais laissé un message il y a quelques années, alors qu'il était devenu entretemps managing partner de la banque, à l’occasion d’une sombre affaire de détournement d’héritage par le biais de structures conseillées, mises en place et administrées par la banque, il n’avait en revanche pas daigné retourner mon appel. Pourtant nous nous tutoyons et j’avais été le témoin de son parcours, notamment de certains accrocs, avant son ascension professionnelle.

Madoff et les banquiers frits

Ceci dit, on peut se demander si l’absence de « due diligence » de nos chevaliers d’industrie lors de l'embauche de leur personnel de maison n’est pas caractéristique des pratiques d’aujourd’hui du monde bancaire. On a vu lors du récent scandale FTX, que de nombreux cadors de la finance, dont les gérants de certains des plus importants hedge funds de la planète, avaient investi dans le ponzi scheme de Sam Bankman-Fried. Qui plus est en prétendant avoir fait leur due diligence ! Alors qu’un examen même superficiel de la structure de FTX aurait permis de réaliser que la comptabilité, non-tenue, n’était même pas digne d’une arrière-boutique de troc. Avec le nom de son animateur (Sam qui fait « frire les banquiers »), ils auraient quand même dû avoir la puce à l’oreille….


Mais dans un monde où il semblerait qu’il suffise d’affirmer qu’un tel ou un tel a dit que….pour se rassurer que tout est en ordre, je ne suis qu’à moitié étonné par cette légèreté. L’expérience Madoff n’aura sans doute pas servi de leçon à tous.


L'épicerie de Safran et de Sarasin

Il me faudrait plusieurs articles pour relater toutes les mésaventures dont j’ai pu être le témoin, direct ou indirect, au cours de ces dernières décennies. Encore récemment, j'étais client d'une banque suisse ancestrale, acquise il y a quelques 10 ans par une dynastie d’origine levantine, de nationalité brésilienne Je suis fait mettre à la porte comme un malpropre au motif que mes maigres avoirs à 5 chiffres devaient passer à au moins 10 millions pour que l’on considère me garder comme client. Une belle leçon d’humilité pour se rappeler qu’on est peu de chose en ce bas monde, merci Messieurs.


Ceci dit, il y a fort à parier que nos banques se contrefichent du qu’en dira-t-on que de misérables clients comme moi pourraient véhiculer au sein de leurs communautés respectives, préférant axer leurs efforts sur une clientèle dans des pays en voie de développement qui ont le mérite de voir émerger de nouvelles fortunes bien plus importantes, rapides et nombreuses que chez nous et qui ont l’avantage d’être encore facilement impressionables par l’aura de notre tradition bancaire suisse (et de ne pas avoir eu vent les récriminations que nous pourrions ruminer en tant qu’esprits chagrins). Preuve en est, les nouveaux associés de certaines banques privées, dont le nom de famille ferait passer le mien pour protestant, disposent de réseaux efficaces dans certains pays, un atout sans aucun doute précieux pour assurer le développement commercial de ces banques à l'étranger.


L'Union des Braqueurs Suisses

S'il y a une banque qui a réussi à se retrouver dans tous les plans foireux de ces dernières décennies, c'est bien la banque la plus importante de notre pays. Son dernier coup d'éclat en date: bloquer le compte d'un ressortissant suisse, le colonel Jacques Baud, ancien membre éminent des services de renseignement suisses, qui a eu le malheur de tenir des propos au sujet de la Russie qui ne correspondaient pas à la doxa voulue par l'Union Européenne. Celle-ci a donc décrété (je dis "décrété" et non "jugé", puisque l'Union Européenne n'est pas un tribunal) que Monsieur Baud devait être sanctionné et devait donc être empêché de voyager et d'avoir accès à ses comptes bancaires.


Sans qu'il soit l'objet de cet article de s'interroger sur la légitimité d'une décision prise sans procès, sans possibilité de se défendre, par une entité dont la compétence est juridiquement discutable en matière de sanctions à des ressortissants suisses, on peut tout de même considérer - la Suisse ne faisant pas partie de l'UE - que cette sanction ne devrait à tout le moins pas s'appliquer à un suisse sur sol suisse. Et bien si, d'après notre plus grande banque! A priori, j'aurai pensé incongru de faire avaler à une banque suisse qu'une décision de l'UE devrait aussi s'appliquer à des comptes détenus en Suisse par un ressortissant suisse. Pour l'UBS, ne pas déplaire à Bruxelles semble toutefois passer devant la défense des droits et des avoirs qu'un client lui confie. Pour donner confiance de déposer ou laisser son argent chez ces gens, bravo, on ne pouvait pas faire mieux.


Robin des Bois

La plateforme anglaise de services bancaires en ligne, qui porte le nom du célèbre défenseur des pauvres contre le méchant shérif de Nottingham, a pour spécificité de ne pas être une banque, mais de permettre de détenir des avoirs, d'effectuer des transferts et des investissements, le tout en ligne. Mais n'oubliez pas que Robin des Bois volait les riches et sachez que ladite plateforme, ironie du sort, peut décider, unilatéralement et sans explications, de vous interdire l'accès en ligne à vos avoirs. C'est ce qu'elle vient de faire sur un compte d'une connaissance, refusant même d'envoyer un extrait de compte ou d'exécuter une instruction de transfert, au motif que le titulaire, lors du renouvellement de son passeport, avait refusé d'envoyer une vidéo de lui-même à ladite plateforme. Il avait pourtant envoyé une copie notariée de son nouveau passeport et avait un compte sur ladite plateforme depuis des années, sans que la plateforme ne lui ait jamais demandé jusqu'alors de vidéo de lui-même, sans que la plateforme ne lui ait jamais fait part de doutes quant à son identité ou à l'origine des fonds, sans qu'aucune opération suspecte n'ait eu lieu sur le compte ou sans que la plateforme ne lui ait jamais notifié de changement de ses conditions générales.


Soyez donc prudents avant de détenir un compte en ligne. Assurez-vous de faire régulièrement des sauvegardes sur votre ordinateur des relevés de votre compte et des échanges que vous pourriez avoir par le biais de l'accès sécurisé que la plateforme met à votre disposition par son système en ligne. Il n'est sécurisé que pour Robin des Bois qui se donne la latitude de faire disparaitre toute trace de votre compte et de vos échanges si votre bobine ne lui revient plus et que vous ne lui envoyez pas des vidéos de vous pour lui faire changer d'avis. A quand l'exigence d'un scan de votre iris, de vos empreintes digitales ou d'un extrait de votre ADN, sous peine de vous faire séquestrer votre argent, et ce sans qu'on vous demande votre avis, sur simple décision unilatérale de votre prestataire, en vertu des règles qu'il décide de mettre en place ou de changer, selon son bon vouloir.


Loubards & Odieux

Je me suis retrouvé à devoir personnellement faire face à pas loin d’une demi-douzaine d’incidents avec une des principales banques privées genevoises au cours des 10 dernières années, bien que ma famille en fusse pourtant cliente depuis plusieurs générations, sans qu’il y eut matière à s’en plaindre jusqu’alors. Nous entretenions d’ailleurs d’excellentes relations amicales avec certains des associés de l’ancienne génération que nous estimions être des gentlemen.


Aujourd’hui, plus aucun porteur du nom ne figure au collège des associés de la Banque Loubards & Odieux. Pourtant les deux derniers membres de ces familles historiques à avoir été associés n’étaient, pour l’un, ni odieux, bien au contraire, et pour l’autre, qui était plutôt malingre, ni de carrure à être un loubard.


Ces éminentes familles se seraient-elles désintéressées de la banque fondée par leurs ancêtres au motif que le business model qui prévalait encore à l’époque du secret bancaire serait dorénavant moins prometteur, à l’aune de la révolution de la blockchain, de l'intelligence artificielle et des algorithmes ? Se sont-elles dit qu’il valait mieux quitter le navire pendant qu’il était encore temps et assister depuis la berge au dépeçage de ses restes, par un monde de la finance aux abois, peut-être voué à laisser la Suisse devenir la succursale des affaires de l’Oncle Sam, laissant ce dernier opérer ses finances par l'entremise de l'interface plus neutre que représente encore notre pays aux yeux des observateurs les moins aguerris ?


Mes nombreuses aventures avec Loubards & Odieux, pour ne parler que d’eux, devraient faire l’objet d’un article à part. En effet, il ne s'est littéralement pas passé un trimestre sans qu'un incident ne survienne dans le dossier que j'ai récemment traité avec eux, tant la gestion qui en a été faite par le département juridique (de nos jours, les associés préfèrent vous mettre leurs juristes dans les pattes plutôt que de s’assurer du comportement irréprochable de leur maison) a été déplorable. A l’incompétence et aux process standardisés s’ajoute hélas une dose malvenue de mauvaise foi qui semble être désormais devenue la marque de fabrique de certains établissements.


Il y a peu, la banque n’a pas hésité à m’écrire qu'une erreur qu'elle avait commise, laquelle avait causé un certain préjudice au portefeuille déposé chez eux, était survenue parce que « nous n’avons d’autre choix que de nous reposer sur l’analyse d’un fournisseur externe”, estimant candidement qu’une telle délégation l’exonérerait de facto de toute responsabilité vis à vis de ses clients. Merveilleux, non? On en est presque désolé pour eux, les pauvres, de ne pas avoir d’autre choix! Si ce n’est pas malheureux d’en être réduit à de pareilles extrémités.


A son corps défendant, je précise toutefois, qu'après moult insistance, la vénérable maison a reconnu sa responsabilité et a consenti à rembourser entièrement le préjudice. Sans pour autant présenter d'excuses pour l'erreur commise ou le désagrément encouru, c'eût été trop en demander! N'aurais-je toutefois su exhumer quelques vieux réflexes de mon chapeau d'ancien avocat, il est fort possible que la banque s'en serait sortie sans égratignures. Je mets donc l'absence d'excuses sur le compte d'une frustration compréhensible de la banque de ne pas avoir pu s'en tirer avec une pirouette, comme d'accoutumée, malgré six mois d'âpre résistance.


Ayant une imagination féconde et adorant les histoires qui finissent bien, pourquoi ne pas concevoir que l’un ou l’autre des associés – non, ne rêvons tout de même pas trop, ils délègueraient sans doute la tâche à un membre de leur éminente direction – en vienne à m’appeler pour me proposer d’évoquer autour d’un déjeuner l’improbable ou malheureux malentendu qui aurait conduit à relater cet incident ici.


Où est passé le sens du service?


Le piètre fonctionnement de ces autrefois dignes institutions est révélateur de l’état de déliquescence de notre place financière. Au manque de respect et de reconnaissance du ventre à l’égard des clients (on se rappelle comment les banquiers ont retourné leur veste et ont traité leurs clients étrangers - sur le dos desquels ils avaient vécu pendant des décennies - comme des voleurs, lorsque la Suisse a supprimé le secret bancaire), à l’imprudence des propos tenus et des actes entrepris, viennent s’ajouter l’impudence des collaborateurs et l’absence de bon sens des services juridiques, le tout baignant dans un immobilisme affligeant, ce petit monde se pavanant avec des prétentions de prestance et se drapant dans une conception déplacée de son importance.


De clients choyés, nous sommes passés à criminels en puissance, à qui l'opportunité est consentie de prouver leur innocence. Avant qu'un client n'apporte la preuve de cette innocence, il est présumé coupable. Et les banques nous font sentir que c'est une faveur qu'elle nous octroient de bien vouloir nous accepter ou nous garder comme clients. Les banquiers genevois avaient pourtant la réputation d'être plus habiles par le passé. Bluffé par leur art de recevoir, on sortait d'une invitation à déjeuner chez eux en les remerciant profusément de s'être fait tondre la laine sur le dos. Aujourd'hui, ils n'essaient même plus de faire semblant. On est tout juste tolérés, si on se laisse traire.....


Si ma situation financière me permettait de choisir mes banquiers, j'avoue qu'il n'y a que très peu d'établissements vers lesquels mon choix se porterait naturellement. Pourtant plus jeune, la perspective de devenir client de certaines banques m’aurait enchanté. Au moins dois-je à mes aventures et aux tristes manœuvres des différents collaborateurs à qui j'ai eu à faire d’être guéri de cette illusion. Et en cela, je suis reconnaissant d'avoir pu développer une compréhension plus lucide du monde de la finance.


Etant un peu vieux jeu, je continue toutefois à penser qu’il est nécessaire de rappeller à ceux qui se comportent mal, que “ça laisse des traces”, comme on dit. Et qu’il faut que ceux qui en sont les témoins s’évertuent à signaler les dérapages, de façon à tenter de préserver ce qui reste encore de morale dans nos sociétés de consomation et d’apparences.


A bon entendeur, Salut!



Philippe Szokoloczy-Syllaba, le 15 mars 2026



PS: la rédaction, la validation, la recherche des reférences et des images libres de droit, la mise en page et la publication d'un article me prennent généralement deux jours pleins environ. Je n'entends pas être rémunéré pour mes publications, car le plaisir que je retire de l'écriture est une forme de rémunération en soi. En outre je peux me permettre, encore pour le moment, cette activité sur mon temps libre. De plus les sujets que je prétends aborder me semblent suffisamment importants pour assumer bénévolement la contribution que je tâche d'apporter à une reflexion utile, espérons-le, pour ne pas dire nécessaire, en cette époque charnière.


Si en revanche vous voulez bien participer au financement de diverses initiatives que je soutiens déjà, je vous invite à le faire, soit directement, soit par le biais d'un don sur mon compte Panodyssey. Si vous souhaitez indiquer une préférence parmi les projets que je soutiens, n'hésitez pas. Merci de votre aide à ces belles initiatives.

Le Collectif Essential News https://essentiel.news

Le Collectif Réinfo Covid https://reinfocovid.fr

Le Collectif Bon Sens https://bonsens.info

Jean Dominique Michel sur X

Don't extradite Assange https://dontextraditeassange.com

L'association Espoir Sans Frontières https://www.espoirsansfrontieres.org

Les films du vigneron et réalisateur Guillaume Bodin https://www.dahu.bio/films/la-clef-des-terroirs/guillaume-bodin

Les éco-lieux et projets de Longo Mai https://www.prolongomaif.ch/longo-maï/


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