facebook Covid-19, Etat de droit et arbitraire : quels garde-fous pour nos sociétés ?
Covid-19, Etat de droit et arbitraire : quels garde-fous pour nos sociétés ?

Covid-19, Etat de droit et arbitraire : quels garde-fous pour nos sociétés ?

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De la division sociale à la Pensée Unique

« Ils sont tarés ces américains » a-t-on souvent entendu dire en rigolant pour se moquer amicalement des mœurs originales de nos voisins d’outre-Atlantique. Mais rigolons-nous toujours aujourd’hui face aux dérives de violence et de non-droit auxquelles nous assistons, en lien avec des mouvements comme BLM, Antifa, Defund the Police, Anti White Supremacists et Cancel Culture résultant de confrontations avec des groupes dont le dénominateur commun semble être de se décréter « woke », ou éveillés en bon français.

Mais éveillés à quoi finalement, pourrait-on se demander ? A l’émergence d’une Pensée Unique, qui se voudrait politiquement correcte (décidée d’ailleurs par qui ?) et s’imposerait à tous, au risque d’être vilipendés et dénoncés par des hordes de "social justice warriors" féroces, que dis-je, incendiaires et meurtrières, si l’on avait le mauvais goût de ne pas partager leur avis ?

La question abordée ici n’est pas de savoir si le point de vue défendu par ces mouvements est digne d'être respecté ou non. J'estime que tout point de vue ou opinion est respectable, par définition, et devrait pouvoir être émis et entendu, dans le respect et la bienveillance. C’est d’ailleurs le principe même de la liberté d’expression consacrée par le 1er Amendement de la Constitution américaine.

Mais n’y a-t-il pas contradiction à se plaindre de n’avoir pas été entendu et respecté pendant si longtemps et, dès lors que le monde prête enfin l'oreille, d’exiger dorénavant que tout avis dissident soit sanctionné (cancelled ou defunded)? Est-on encore crédible lorsque l’on veut imposer aux autres ce dont on affirme avoir été victime ? Est-il ainsi justifié de tabasser physiquement ou moralement ou de faire perdre son job à quelqu’un qui ne souscrirait pas pleinement à l’avis d’une minorité, aussi légitime ou blessée soit-elle, comme l’on constate que c’est maintenant régulièrement le cas pour nombre d’américains qui ont par exemple décliné de se rallier au mouvement de Black Lives Matter en argumentant que « all lives matter » ?

Le constat est en tout cas celui d’une division d’une violence inouïe au sein de la classe politique et de la société américaine, sûrement entretenue à des fins politiciennes et récupérée, voire exploitée par des intérêts qui n’ont plus grand-chose à voir avec les valeurs défendues par ces mouvements.  Au vu du triste sort d’une grande nation mise à feu et à sang par ses dérives, souhaitons-nous voir déferler pareils débordements sur notre vieille Europe également ?

Préserver l'Etat de droit contre l'arbitraire

Toute personne censée et attachée à l’Etat de droit ne peut répondre à cette question que par la négative. Et sans pour autant nier la nécessité d’éradiquer les injustices et les inégalités que l’évolution de nos sociétés ne saurait plus tolérer. Mais accepter que ces injustices ou inégalités ne puissent dorénavant plus se régler par le recours aux moyens légaux dont dispose une société régie par l’Etat de droit serait un aveu de capitulation aux conséquences considérables. Si nous ne voulons pas en arriver à cette extrémité, nous nous devons d’examiner avec lucidité dans quelle mesure nous n’en aurions pas déjà pris le chemin.

Au delà de sa pénibilité, la crise du Covid-19 aura le mérite de se révéler être un redoutable marqueur de l’état d’avancement du vers dont il me semble que nous ne pouvons plus prétendre qu’il n’a hélas pas déjà commencé à ronger le fruit que représenteraient notre société et ses valeurs démocratiques.

Hier le Professeur Christian Peronne, dont les distinctions académiques et scientifiques lui ont valu la reconnaissance de ses pairs au cours d’une illustre carrière de plus de 30 ans, s’est vu démis de ses fonctions au sein de la Fédération sur la maladie de Lyme « en raison de propos complotistes ». Comment ne pas être choqué par cette mesure qui semble aller par essence à l’encontre de la notion même d’Etat de droit ? Le contraire de l’Etat de droit n’est-il pas l’arbitraire ? Et n’y a-t-il pas plus arbitraire que de décréter des propos comme étant « complotistes » et de démettre quelqu’un sur cette base, sans autre forme de procédé, sans laisser l’intéressé se défendre, sans pour autant remettre en question ses compétences en lien avec ses fonctions au sein de ladite Fédération, sans débat scientifique sur la pertinence de ses propos, sans arguments scientifiques pour fonder la décision de le démettre, juste en affirmant qu’il aurait proféré des propos complotistes.

En 1955, ma grand-mère hongroise avait été jetée en prison et déclarée une Ennemie du Peuple, sans procès digne de ce nom, sur simple dénonciation d’une voisine qui l’aurait entendu se plaindre de « ces salauds de Communistes » en raison des mesures  liberticides que subissait la Hongrie d’avant la Révolution de 1956. Serions-nous à l'aube de quelque chose de semblable en cette période mouvementée, dystopienne pour certains ? Pourrons-nous encore longtemps dire ce que nous pensons des privations de liberté dont nous faisons les frais depuis quelques mois ? Serons-nous démis de nos fonctions comme le Professeur Perronne, perdrons-nous nos jobs comme aux Etats-Unis, serons-nous un jour muselés, voire enfermés si nous avons le mauvais goût d’exprimer un avis contraire à la doxa étatique, comme a osé le faire l'éminent Professeur ?

Un retour vers le débat d'idées sain pour conjurer le complotisme

J’ai écouté les propos télévisés du Professeur Perronne. Il se fonde sur les chiffres officiels de l’Assistance Publique pour affirmer que le nombre de personnes hospitalisées et décédant actuellement du virus, ainsi que la virulence dégradée du virus par rapport au printemps, ne justifient pas à son avis de parler de deuxième vague. Il affirme que les tests PCR ne sont pas faits pour détecter le virus, comme l’a de nombreuses fois rappelé l’inventeur du PCR, Kary Mullis. Il soutient que ces tests font ressortir plus de 50% de faux positifs, du fait que le nombre de cycles d’amplification ne devrait pas dépasser 25 (on est à 45 cycles en France), ce qui rendrait les résultats obtenus non pertinents. C‘est d’ailleurs ce qu’a précisé également le CDC américain en juillet dernier en relevant qu’un test positif ne démontrait ni l'existence d’un virus infectieux, ni même n'apportait la preuve que l’on soit en présence du Covid-19.

Le Professeur Perronne a accusé ses détracteurs de conflits d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique et a accusé les autorités politiques et sanitaires d’exploiter la peur des citoyens pour leur faire accepter des mesures restrictives disproportionnées. Il a relevé que des études démontraient que de se faire vacciner contre la grippe augmenterait considérablement le risque d’attraper le Covid-19. Il s’est insurgé contre le fait que les traitements qui auraient fait leur preuve contre le virus, ainsi que le démontreraient plusieurs études scientifiques, ne seraient toujours pas prescrits à certains patients et que les médecins n’auraient toujours pas recouvré la pleine liberté de prescrire les traitements qui leur paraissaient indiqués. Il a dénoncé la réduction drastique des lits d’hôpitaux sur ces 20 dernières années et le fait que, malgré la crise de ce printemps, les autorités n’auraient pas depuis rajouté suffisamment de lits pour faire face à une nouvelle épidémie. Il a estimé qu’il était maintenant injuste de faire porter le chapeau à la population pour cette incurie du gouvernement qui, après s’être débarrassé de dizaine de milliers de lits en France, après ne pas en avoir suffisamment rajoutés cet été, oblige les français à se serrer la ceinture, à rester chez eux, à fermer leurs restaurants, musées, cinémas, etc….en prétendant que les hôpitaux pourraient de nouveau être saturés si le citoyen ne se responsabilisait pas. Il a relevé qu’à son avis les hôpitaux, même sans lits supplémentaires, ne seraient pas saturés par une deuxième vague, étaient loin de l’être à l’heure actuelle et que les mesures de restrictions imposées aux français ne l’étaient que dans le but de pouvoir les amener à accepter un vaccin comme solution de libération de leurs contraintes.

Ces propos vont clairement à l’encontre du discours des médias, du gouvernement et de l’orthodoxie des milieux de la santé. Mais sont-ils complotistes pour autant ? Ou suffit-il d’aller à l’encontre du discours officiel pour être complotiste ? Est-ce que la validité des propos du Professeur Perronne ne devrait pas être examinée, débattue et au moins contredite de façon méthodique, avec une argumentation étayée scientifiquement, si l’on considère qu’ils sont incorrects ? Est-ce qu’au moins les points que soulève le Professeur Perronne ne devraient pas faire l’objet d’un débat public, avec des défenseurs des différents points de vue ? Afin que la population puisse se faire une opinion, en ayant entendu le pour et le contre ? Est-il normal de n’imposer qu’un seul point de vue ? D’infantiliser les citoyens en leur enlevant la possibilité de se faire une opinion ? En affirmant qu’il n’y en a qu’une possible !

La voie juridique et l'humour comme solutions?

Il sera intéressant de voir si les différentes procédures qui ont déjà commencé en France et ailleurs permettront de faire la lumière sur les faits et de rechercher les éventuelles responsabilités tant personnelles que collectives, sur le plan civil comme pénal. Nous verrons si nous éviterons l’écueil de faire du bruit pour pas grand-chose, pour cacher la poussière sous le tapis. Les procédures qui ont conduit à des perquisitions chez Salomon, Buzyn, Philippe et Véran seront-elles destinées à donner l’illusion d’une justice pour tous ou auront-elles vocation à offrir de véritables précédents judiciaires pour ne plus jamais devoir subir ce que nous traversons? Vont-elles s’arrêter à la question de la commande des masques en quantités suffisantes ou va-t-on aussi et surtout s’attaquer à la question de l’interdiction faite aux médecins de prescrire librement un traitement, à la question de l’interruption subite des études sur l’hydroxychloroquine lorsque l’on s’est rendu compte que le traitement marchait et à la question des liens avec l’industrie pharmaceutique entretenus par les différents experts au sein du gouvernement ou nommés par le gouvernement ?

Là sera le véritable test, indispensable si nous souhaitons que l’Etat de droit soit préservé et la confiance en la justice réhabilitée. Il en va de la survie de nos institutions et de notre capacité à combattre de façon crédible l’arbitraire qui guette nos sociétés à défaut de réaction saine et volontaire. Le procès du sang contaminé n’a abouti qu’à une condamnation à 3 ans avec sursis d’un bouc émissaire et à une petite tape sur la main des ministres impliqués. Autant dire, pas grand-chose. En sera-t-il de même des procès actuellement en cours ou à venir ?

Enfin, sera-t-il possible de continuer à faire de l’humour sur nos politiciens, ce qui serait toujours un bon antidote si la situation n’était pas si inquiétante sur le plan de la défense de nos libertés individuelles ? Pourrais-je toujours ironiser sur la question de savoir si notre Conseiller Fédéral en Suisse, Malain Berset, évitera la tonsure réservée aux collabos, ce qui ne changerait hélas rien, vu qu’il n’a pas un poil sur le caillou, ou s’il bénéficiera de la circonstance atténuante de n'avoir de toute façon pas grand-chose dedans non plus ? Car bien m'Alain celui qui saura nous dire si je me Berset d'illusions, ou si un jour nous devrons con céder que, ma foi chez nous aussi, Advienne que Pourri.....

Samedi 24 octobre 2020

 

 

 

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