Souviens Toi
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Souviens Toi

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Souviens toi de cette nuit, c'est la promesse de l'infini. C'est une promesse qui vient récompenser le courage de ceux qui ont affrontés seuls tant d'années. C'est la preuve de la confiance entre deux êtres qui est le fondement même de l'amour. C'est un effort de volonté pour oublier et s'affranchir des peines du passé. C'est un serment qui lie deux âmes à l'exclusion de toute autre. C'est le symbole d'un risque assumé et la reconnaissance des défis à venir. Car à deux on est toujours plus fort, comme un équipage soudé pour surmonter les tempêtes du destin. L'amour sera toujours la raison d'être des humains et la force qui guide leur vie. Le plus important ce n'est pas cette cérémonie, elle ne sert qu'à montrer aux yeux du monde des sentiments déjà existants et des promesses déjà sellées au plus profond du coeur des mariés.

La seule chose qu'on aie à faire c'est d'avoir le courage de se lancer. On se lance, on s'aime, on se plante, on se relève. Mais il faut marcher la tête haute ! Si tu es indulgent à propos d'une affaire qui s'est produite, ne favorise un homme qu'à cause de sa rectitude. Passe sur son ancienne faute, ne te souviens pas d'elle, dès lors qu'il est silencieux envers toi le premier jour. Parfois, la vie t’impose des conditions telles que la seule échappatoire ne peut être qu’un geste radical, un sacrifice extrême que je suis prêt à accepter.

Mais en revanche, je ne pourrais pas supporter de te voir grandir sur une terre en friche comme ce puits : un endroit où l’on meurt sans repos, par la simple inertie des civilisations, un cimetière où l’on fane, comme une fleur impuissante à polliniser les champs. C’est de penser que, toi, tu puisses mourir qui rend mon monde si petit. Nous n’aimons pas le reconnaître, mais l’idée de perdre contrôle est quelque chose qui fascine plus que tout, ou presque, les gens aussi contrôlés que nous le sommes. Tous les peuples vraiment civilisés –les anciens non moins que nous –se sont civilisés par la répression volontaire du soi archaïque, animal. Sommes-nousaujourd’hui même, réellement très différents des Grecs ou des Romains ? Obsédés par le devoir, la piété, la loyauté, le sacrifice ? Toutes ces choses tellement glaçantes pour la sensibilité moderne ?Je n'invente pas, je me souviens.

C'est mon pacte. C'est mon sacrifice. Cela n'a rien à voir avec le fait que des évènements aient eu lieu ou non. Ce qui compte, c'est ce que j'ai vu dans ces heures silencieuses. Tu avais raison. À propos de tout. Tu avais raison. C'est l'endroit où d'horribles choses arrivent. Tu as eu raison de partir. th - 2020-01-20T233808.158Tu as sûrement échappé à un désastre. Regarde-moi. J'ai pratiquement grandi ici. Et tu as raison. Ça m'a brisé. Et je ne m'en remettrai probablement jamais. J'ai un tas de souvenirs avec ces personnes. Personnes que j'ai perdues pour toujours. Mais j'ai aussi plein d'autres souvenirs. C'est l'endroit où je suis tombée amoureuse. L'endroit où j'ai trouvé ma famille.

C'est ici que j'ai appris à être journaliste. Où j'ai appris comment assumer les responsabilités pour la vie de quelqu'un d'autre. Et, c'est ici que je t'ai rencontré. Alors je me dis que cet endroit m'a donné autant qu'il m'a enlevé. J'ai vécu ici autant que j'ai survécu. Ça dépend juste de comment je vois les choses. Je vais choisir de regarder de cette façon. Et souviens-toi de cette façon.

Protester, c'est refuser d'être réduit à rien et forcé au silence. Au moment même où une protestation a lieu, si elle a lieu, alors il y a une petite victoire. Le moment, bien que passé comme tout moment, acquiert un caractère indélébile. Il passe, mais il a été imprimé. Une protestation n'est pas seulement un sacrifice accompli en vue d'une alternative, d'un futur plus juste ; c'est une rédemption inconséquente du présent. Le problème est comment continuer à vivre avec l'adjectif inconséquent. La culpabilité qui accompagne souvent ceux qui ne travaillent pas, qui ne créent rien, peut être plus terrible et destructrice que la discipline et le sacrifice du travail et de la création.

Réfléchir sur le passé et s'inquiéter de l'avenir ne servent qu'à nous ravir la jouissance du présent.

 Le présent est un éclair au milieu des ténèbres, c'est la minute qui n'était pas encore et qui déjà n'est plus ; le passé et l'avenir, c'est la nuit d'hier, la nuit d'aujourd'hui, et ces deux nuits sont éternelles  L'homme ne peut se dire vraiment heureux que lorsque le passé, le présent et l'avenir promettant concourent ensemble à son bonheur.

Le but de tout homme qui commande aux autres doit être de rendre heureux ceux qui se trouvent sous son empire. Diriger, ordonner ce qui est juste, ce qui est utile, ce qui s'accorde avec les lois, telles sont les fonctions des magistrats. Les lois sont au-dessus des magistrats ; ceux-ci sont au-dessus du peuple ; et l'on peut dire avec vérité que le magistrat est une loi parlante, et la loi un magistrat muet.

L'indolence est l'ennemi le plus redoutable de tout mérite, de toute fortune, de tout bonheur il y a tant de puérilités dans la vie privée, tant de minuties dans les soins journaliers du ménage, tant de mesquinerie dans les commérages de société, que beaucoup réfléchir et lire des ouvrages sérieux sont, pour une femme, les deux seuls moyens de rester au-dessus du vulgaire et de conserver une certaine indépendance d'esprit, nécessaire au bonheur.

 L'égoïsme est le plus bas et le plus étroit des esprits de parti : aussi l'égoïste n'est jamais reconnaissant ; il écrit à l'encre le mal qu'on lui cause, et au crayon le bien qu'on lui fait. 

La vie entière est réglée par le devoir ; que vous soyez homme public ou privé, dans le sein de votre maison ou en plein forum, que vous ayez affaire à vous-même ou à votre semblable, vous êtes soumis à des devoirs: si vous les respectez, vous êtes honnête homme ; malhonnête homme si vous les négligez.

On demande en général à la vie plus qu'elle ne renferme ; nous sommes accoutumés à mettre notre bonheur dans des choses impossibles, et notre malheur dans des choses inévitables.  Chacun a ses embarras, ses peines ; et moi qui vous parle, j'ai moi-même les miennes.

 Pour plaire aux femmes, tout le monde s'épuise en compliments. On n'attaque la place que par un côté ; il y a avantage à se présenter du côté qui n'est pas attaqué, et par conséquent pas défendu. D'ailleurs les femmes, avant tout, veulent plaire ; elles n'ont rien à faire près de ceux qui les trouvent adorables, et qui se récrient à chacun de leurs gestes, à chacune de leurs paroles. Mais si un homme ne les admire pas sans restriction, c'est celui-là qu'elles veulent charmer, et s'il ne se rend pas de suite, il a beau jeu, et peut faire une bonne capitulation.

 L'amitié n'existe pas plus entre deux femmes qu'entre deux épiciers domiciliés en face l'un de l'autre le mariage n'est qu'une association de convenances ; c'est une fraternité d'intérêts et non de sentiments ; c'est une imposture spirituelle pour donner des garanties à la société.

Le mariage est une fiction ingénieuse ; les maris eux-mêmes, qui l'entretiennent encore, n'y croient pas ; ils savent bien que la fidélité est impossible ; et il faut leur rendre justice, ils n'y prétendent pas.

Laissez le passé, voyez le présent, et surtout l'avenir.