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Chapitre 38 - Réunion avec le substitut

Chapitre 38 - Réunion avec le substitut

Publié le 10 mars 2026 Mis à jour le 10 mars 2026 Policier
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Chapitre 38 - Réunion avec le substitut

Jeudi 8 octobre


Léo était rentré lorsque Clarisse et Sonja revinrent au bureau de la Section, juste à temps pour la réunion du soir. Lorsque les enquêteurs s’installèrent dans la salle, ils remarquèrent que l’écran mural était allumé et prêt pour une visio-conférence.


— Compte-tenu de l’avancement des recherches, j’ai proposé au substitut Dréant de se joindre à nous, annonça le major. Je crois que ça nous fera gagner du temps.

— Pas de problème, répondit Clarisse.


Le reste de l’équipe valida la proposition.


— OK, on commence. Léo tu peux établir la connexion ?


Après quelques secondes, le visage du magistrat apparut sur l’écran. Clarisse fut surprise de son apparente jeunesse, mais elle se dit que le tribunal judiciaire d’Albi devait être une affectation proposée aux jeunes diplômés de l’ENM.


— Bonjour Mesdames et Messieurs, je pense que la plupart d’entre vous ne me connaissent pas encore, mais ne vous faites pas de soucis, je vais laisser le major Roumiac mener sa réunion normalement, nous ferons le point après vos interventions. Je vous demanderai juste de vous présenter avant de parler. C’est bon pour tout le monde ? Personne ne fit de remarque. Bien, dans ce cas, Major, je vous laisse la parole.

— Qui veut commencer ? lança Olivier.

— J’y vais, proposa Clarisse. Adjudante Clarisse Dumaine, je suis l’adjointe du major. Avec ma collègue Kovalski, Clarisse désigna la jeune femme assise à côté d’elle, nous sommes allées rendre visite au notaire, Maître Planque à Castelnaudary. Son numéro figurait sur la liste d’appels de Kaiser. Il nous a confirmé avoir reçu un coup de téléphone du journaliste qui cherchait des informations sur Pierre et Georges Dumergue. Plus précisément, il espérait obtenir l’adresse de Pierre, le fils, à partir des données de la succession. Le notaire lui a fourni l’adresse de 1991, mais rien d’autre. Par contre, il a accepté d’ouvrir le dossier pour nous. Pierre Dumergue était le seul héritier de son père et a reçu un assez joli pactole, près de deux millions d’euros, desquels a été soustrait un legs de quatre vingt mille euros, à une association, le MPGF, Mouvement Pour la Grandeur de la France. Nous n’avons pas encore eu le temps d’investiguer sur cette organisme. Avec l’adresse, nous nous sommes rendus à Vaudreuille. Sonja, tu peux compléter ?

— Oui, enchaina Sonja. Nous avons retrouvé la maison supposée être celle de Dumergue, mais il n’y a pas de nom sur la boîte à lettres. Toutefois, j’ai noté et vérifié l’immatriculation d’un véhicule garé près de la villa. C’est une Clio rouge, enregistrée au nom de Florence Dumergue. L’adresse sur la carte grise correspond à celle que nous a fournie le notaire.

— Nous avons poursuivi jusqu’à Saint Ferréol, reprit Clarisse, où nous avons soumis la photo du dénommé Frédéric Mabillon, dont le nom figure sur le relevé de cartes bancaires du restaurant, l’homme que Kaiser à probablement rencontré dans ce dit restaurant. La patronne a reconnu notre homme. Grâce aux informations glanées sur le web par Sonja, nous savions que l’homme avait eu maille à partir avec les collègues de Cuxac-Cabardès, commune où il est domicilié. Nous avons rendu visite à la brigade locale où il nous a été confirmé que l’individu est défavorablement connu. L’adjudant-chef Moreau nous a même suggéré de contacter les services spécialisés car il pourrait être fiché S.

— Major, vous pouvez vérifier cela rapidement ? interrompit le magistrat.

— Sans problème, répondit le gendarme.

— Si je peux me permettre, intervint Maillet, vous pouvez aussi poser la question pour Pierre Dumergue, je vous expliquerai à mon tour.

— Clarisse, tu as terminé ? demanda Olivier.

— Pratiquement, je veux juste ajouter que Mabillon possède plusieurs armes de gros calibre, régulièrement déclarées, et qu’il doit s’en servir assez souvent, pas seulement dans le club dont il est membre. Les gendarmes ont enregistré plusieurs signalement à ce sujet. C’est tout.

— Merci Clarisse, reprit le major. Léo, on t’écoute.

— Bien, pour ma part je me suis intéressé au fils Dumergue, Pierre. Lui aussi a quelques antécédents, en particulier du temps de sa jeunesse où il a milité de façon active dans des groupuscules extrémistes, ce qui lui a valu une garde à vue pour une baston sur le campus du Mirail. Il n’a pas terminé ses études, je crois qu’il a été viré de la fac de droit. Je me suis ensuite rendu ensuite au Conseil de l’Ordre des Notaires, mais Clarisse a été plus rapide que moi… Je crois qu’il faudrait creuser un peu le passé de Dumergue fils, on ne sait pas grand-chose de lui pour le moment.

— Bien, déclara le major, je crois qu’on commence à avoir un tableau assez précis.

— Il y a encore un point, ajouta Sonja, le pré-payé ! Kaiser a appelé un numéro de portable anonyme, à plusieurs reprises, dont une peu de temps avant de quitter Mazamet, le 23 septembre.

— Nous avons tout lieu de penser que c’est la personne qu’il devait retrouver à Revel, précisa Clarisse, peut-être même est-ce Mabillon.

— Qu’en pensez-vous Monsieur le Substitut ? interrogea Olivier, en se tournant vers l’écran.

— Ce Mabillon est clairement un suspect plausible, on l’a vu partir en voiture avec Kaiser en direction de la montagne, peu de temps avant le moment supposé de son décès. Il a des antécédents, des armes… Un collectionneur peut très bien avoir des armes de guerre illégales, en plus de celles déclarées. Son mode de vie ne plaide pas non plus en sa faveur.

— Que pensez-vous d’une perquisition chez cet homme ? suggéra le major. On trouvera peut-être l’arme du crime, des traces de communications. Il lui a bien fallu fixer le rendez-vous du lac !

— Oui, vous avez raison, mais prenez toutes les précautions, c’est homme est potentiellement dangereux ! Consultez le Renseignement Intérieur avant tout. Et creusez aussi du côté du fils Dumergue, cherchez des connexions entre les deux individus.


Le major mit fin à la connexion après quelques politesses.


— C’est du bon boulot, il nous reste à creuser un peu les habitudes de nos deux suspects. De mon côté je me charge de la Sécurité Intérieure. Et n’oubliez pas cette association !

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