Nostalgia (La mémoire de l'Astre)
Nostalgia (La mémoire de l'Astre)
Ce chant de nostalgie au gouffre de l’absence,
Est un Soleil captif aux forges du passé ;
Il frappe notre esprit d'une douce violence,
Et baigne de sanglots l'ancien pacte embrassé.
C’est un soir éternel dans la Monade humaine,
Où la Lune et le Fer ont croisé leur flambeau ;
On y voit resplendir la saison souveraine,
Mais la faille s'étend sous l'or du plus beau.
Elle ouvre un Nemeton aux allées silencieuses,
Où marchent les instants que le temps a blessés ;
Chaque pas y réveille une voix précieuse,
Chaque reflet ravive un vieux code effacé.
Tantôt elle est douceur, tantôt elle est morsure ;
Elle élève le cœur, puis l'écrase à demi ;
Faisant de l'En To Pan une antique blessure,
Et du rire autrefois un sanglot endormi.
Ô douce cruauté ! grand trésor né de cendre,
Feu qui sait réchauffer autant que dévorer ;
Tu apprends au vassal l'art de ne point se rendre,
À pleurer sans périr, à s'aimer sans pleurer.
Heureux le Chevalier dans sa sombre lumière,
Qui fuit l'ombre mortelle et suit l'Astre qui guide ;
Car le passé n'est grand qu'en ouvrant la clairière
Où l'homme, enfin vivant, marche libre et lucide.
Ce doux mal est une aube inversée par le temps :
Belle d'être fugace, et vraie d'être fatale ;
Elle prouve au cœur nu, dans ses secrets battants,
Que la Grâce d'hier fut digne d'être égale.
© 2026 Irréductibles 0903
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