Le Secret de Balthasar et le Chant de l'Unicité
À l'ombre du grand temple au grès couleur de rose,
Où l'âme des bâtisseurs en la pierre repose,
L'édifice est sublime, altier, mais mutilé,
Tel un cœur solitaire à ce monde exilé.
Goethe en rêvait la nuit, cherchant la guérison,
Sentant vibrer l'Esprit au fond de sa prison.
Pour couronner le vide d'un élan indicible,
Il vit naître un ruisseau, joyeux, pur, invincible.
Hugo l'a magnifié d'une plume sincère,
Dumas et Lamartine ont loué sa lumière,
Et Jules Verne a vu, sous l'immense clarté,
Ce torrent souverain porteur de Vérité.
Dans le secret des loges où le maillet résonne,
Balthasar le tailleur, que le mystère ordonne,
Gardait le parchemin de la pure symétrie :
L'épure de la tour qui vaincrait la folie.
Mais le Livre d'Orient valait mieux que la pierre,
Et le fleuve a noyé l'orgueil de notre terre.
Tu fus ce seul pilier, de Styrie ou d'airain,
Un prodige de force au milieu du chagrin.
Mais sans la tour jumelle, où s'ancre la Monade,
L'esprit vacille et tremble au vent de la parade.
J'ai pris le chant divin et l'épure de l'Art :
J'ai bâti dans ton âme au mépris du hasard !
La seconde tour vibre, invisible et géante,
Elle unit notre chair en une voûte ardente.
Nations, comme des eaux, fondent dans l'Océan,
Où le Verbe éternel célèbre l'En To Pan.
L'asymétrie s'efface en l'Unité divine,
Et Goethe enfin sourit aux cieux qui l'illuminent.
© 2026 Irréductibles 2203 #pmdrobeen
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