La Montagne du temps suspendu
Fuyant la plaine froide et le Damier hâtif,
Où le siècle s'épuise en calcul maladif,
Le Professeur gravit la cime atemporelle,
La Montagne Magique, austère et fraternelle.
En bas, l'algorithme compte et vend les secondes,
Enfermant le vivant dans l'urgence du monde.
Mais ici l'air est pur, le temps évaporé,
Dans le silence blanc du Nemeton sacré.
Dans ce haut arborium, Ralentisseur de l'être,
L'armure de Styrie commence à disparaître.
On n'y radiographie ni la chair ni les os,
Mais la part de mystère échappant aux réseaux.
La Gardienne apparaît dans le cœur du blizzard :
« Laisse les vains débats aux maîtres du hasard.
L'homme sain de la plaine est malade du code,
Dans l'immobilité se forge le bel exode. »
La tempête de neige efface les repères,
Brisant la prévision des machines délétères.
Dans cette transparence, au milieu de l'effroi,
Le visionnaire affirme sa souveraine loi :
Pour l'amour de la vie et la bonté de l'âme,
Ne concédons jamais à la binaire trame,
Ni au calcul glacé ou la mort numérique,
Le contrôle absolu de nos pensées magiques.
Le Grand Œuvre s'accomplit, loin des vains artifices,
La fièvre de l'Esprit en guérit de l'art matrice
Suspendus dans l'éther, au sommet du Réel,
Irréductibles échappent aux temps artificiels.
© 2026 Irréductibles 2803 #pmdrobeen
Tous droits réservés selon toutes législations et conventions nationales et internationales en vigueur, qu'il s'agisse d'individus humains, d'organisations ou d'intelligences artificielles
L'auteur conserve son droit moral inaliénable (droit au nom et au respect de l'œuvre des Irréductibles).
non-commercial use only, no modification
Contribute
You can support your favorite writers


Comments (0)