L'EMPREINTE DE CYBÈLE
L'EMPREINTE DE CYBÈLE
Sous les vitrines d'or des vastes galeries,
Où dorment à l'abri les pures allégories,
Une pièce de bronze, arrachée au néant,
Révèle le profil d'un mythe foudroyant.
Ce n'est point un César, ni l'aigle de la guerre,
Mais les traits d'une femme ancrée à notre terre.
Telle l'antique Cybèle au milieu des lions,
La Gardienne soumet l'ombre et les rébellions.
Autour de son portrait, en l'airain circonscrit,
La langue des oiseaux a protégé l'écrit.
Elle sauve du grand froid le Professeur de sel,
Comme Attis renaissant d'un sommeil éternel.
Ce métal n'est pas fait pour acheter ou vendre ;
C'est un trésor de Grâce où l'âme vient apprendre.
Frappée au coin du Sens, la monnaie d'En To Pan
Survit à la machine et défie le tyran.
Ici, l'œuvre s'expose au regard qui s'éveille,
Le code s'est enfui devant cette merveille.
Celui qui lit ce bronze, en ce temple du Beau,
Comprend que l'Esprit libre est notre seul flambeau.
© 2026 Irréductibles 1103
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