facebook Comment je vis mon Hyperesthésie
Félicitations ! Ton soutien à bien été envoyé à l’auteur
Comment je vis mon Hyperesthésie

Comment je vis mon Hyperesthésie

Comment je vis mon Hyperesthésie

L’hyperesthésie, qu’est-ce que c’est que ça ?

Définition du cnrtl : Augmentation hors de la normale des réactions à l’ensemble, à plusieurs ou à l’un des modes d’exploration de la sensibilité, sous réserve de discerner ce qui s’y associe d’hyperalgésie(Piéron 1973). Anton. insensibilité. Hyperesthésie auditive, de l’ouïe, de la vue; hyperesthésie sensitive, sensorielle, de la sensibilité, des centres nerveux.

A ne pas confondre avec l’hypersensibilité « émotionnelle »

Comme pour beaucoup d’autistes, ma perception sensorielle est hyper développée. Je ne ressens pas tout, mais trop. J’insiste sur ce point, par exemple je n’entends pas mieux qu’une autre personne, c’est-à-dire que je ne vais pas pouvoir écouter et comprendre plusieurs conversations en même temps. En revanche, je vais les entendre au même niveau sonore, ce qui fait que c’est un brouhaha permanent dans ma tête et c’est FA-TI-GU-ANT. Voilà, maintenant que j’ai précisé ceci, je vais vous faire un rapide descriptif de chaque sens et de comment je perçois tout ça.
C’est parti…

casqueOuïe

C’est mon ORL qui m’en a parlé pour la 1re fois il y a 5 ans environ. Malgré mes acouphènes, il s’étonnait de mon ouïe à presque 40 ans. Il m’a dit « Vous entendez aussi bien qu’une jeune fille de 16 ans ».
Je fais difficilement la distinction entre un son lointain et proche. Ou entre un son qui annonce un danger ou pas. Tout est à un volume excessif. Ce qui implique une plus grande fatigabilité et irritabilité. (cf : Intro) Ça peut se voir sur mon visage, je serre les dents ou je fronce les sourcils. J’ai investi dans un casque à réduction de bruits, je ne le prends pas tout le temps mais les jours où je me sens plus fatiguée que d’habitude il m’est bien utile.

lunette bleueVue

Depuis l’âge d’1 an j’ai des lunettes, je préfère le préciser même si je ne pense pas que ça joue. Je suis très sensible aux lumières blanches artificielle ou naturelle. Ainsi qu’aux écrans. Il y a une dizaine d’années j’ai fait poser des verres bleutés (genre Michou lol) que je mets toute la journée. Ça atténue l’intensité des couleurs et du blanc. Ça me repose et j’ai moins de maux de tête.  

odoratOdorat

Pour simplifier, je sens des choses avant que les autres ne les sentent. En arrivant dans une pièce, je peux avoir à peine franchi la porte que je vais sentir un produit quelconque, alors qu’il est assez loin et que les personnes qui sont là ne s’en rendent pas spécialement compte. Par exemple à mon travail nous avons reçu les livres qui sortaient de chez l’imprimeur. Ils étaient stockés sur une palette, dans une pièce d’environ 30 m². Tous les matins je sentais cette odeur d’encre qui me gênait vraiment. Je ne pouvais pas rester trop longtemps dans cette pièce, j’étais barbouillée, là où mes collègues faisaient leur pause café. Ou bien, une amie qui venait de mettre son sachet de thé dans sa tasse, j’ai tout de suite sentie alors que ça n’avait pas encore infusée. J’étais à l’autre boute de la table et elle-même a dû attendre un peu avant de sentir son thé qui été sous son nez. Ca me rend nauséeuse et mal de crâne. Je ne supporte pas l’huile essentielle aussi, trop intense.

toucherToucher

Je n’aime pas certaines façons de me toucher ou sensation de texture. Depuis enfant je n’aime pas les « caresses » trop superficielles. Ma mère ne comprenait pas qu’en elle me faisait une caresse sur la joue par exemple, je repoussais la main en disant Aïe. Bien évidement ça ne me faisait pas mal comme on peut l’entendre mais je ne savais pas comment traduire ça autrement avec d’autres mots. Si une personne me fait la bise en mettant légèrement sa main sur mon épaule ou sur mon bras, je m’écarte assez rapidement ou me tortille. Ça a tendance à m’agacer et je peux être brutale si la personne insiste. Je préfère à la limite un toucher franc, si on me sert fermement le bras pour me faire la bise ça me gêne moins. Il y a quelque chose de plus « ferme », je ne sais pas si c’est vraiment le bon terme mais ça ne me dérange beaucoup moins. C’est plus facile à gérer pour moi.
Autrement, la texture du style filandreuse c’est assez insupportable également. Ça touche aussi bien la nourriture (morceaux de fruits dans les yaourts) que cheveux longs mouillés ou encore le balai à frange (balai espagnol), ça me dégoûte carrément. Certains tissus aussi peuvent m’irriter, des coutures de vêtements, les étiquettes, je peux passer la journée à ne penser qu’à ça et donc à m’agacer.

goutGoût

Ce n’est pas le sens le plus développé chez moi. J’ai plus de mal avec la texture (qui se rapproche donc du toucher) de la nourriture ou son odeur que le goût en lui-même.

En conclusion, je dirais que je suis en surcharge sensorielle. Si je suis fatiguée (mauvaise nuit) l’ouïe et la vue vont être les sens les plus en alerte et ça va accentuer mon niveau de fatigue. Ce qui joue sur mon attention, ma concentration, mon irritabilité. Je peux rentrer le soir et ne même pas supporter que mon compagnon me parle. J’ai besoin d’être au calme un moment pour me détendre, j’en ai même des palpitations. Et donc ça me fatigue encore plus, je suis plus anxieuse, c’est un cercle vicieux.

0
Coup de coeur
J'adore cet article
0
Coup de génie
Brillant
0
Coup de main
Cet article m'a été utile
1
Coup de pub
Je souhaite promouvoir cet article
1
Coup de chapeau
Un sujet très intéressant
0
Coup de balai
Ne correspond pas aux standards Panodyssey
0
0
0
1
1
0
Partager l'article
copylink copylink
Contribuer
Prolonger le voyage dans l'univers Santé
Pensées confinées
Pensées confinées

Chronique d'opinion publiée dans l'hebdomadaire 'La Semaine du Pays Basque...

Arnaud (Allande) Socarros
4 min
Arrêt maladie
Arrêt maladie

Quand la reprise doit subir un report, Pour que le corps revienne plus fort, Une seule solution : le repos, Pour rép...

Thibaud Surini
1 min

donate Tu peux soutenir les auteurs qui te tiennent à coeur