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Les jardins de Nineveh

Les jardins de Nineveh

Publié le 13 nov. 2024 Mis à jour le 13 nov. 2024 Poésie et chanson
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Les jardins de Nineveh

Les jardins de Nineveh

 

En ces affres années d’où les vêpres attendaient

Le cœur remuant des buissons des jardins

Dont le silence des eaux mesuraient le guet

Aux palais d’un velours tapissé de carmin

La mire au loin des kurdes monts

D’où la pierre sortit sertie de rouge

Aux murs lésant des âges le poison 

Pleuraient les murmures des souches

Et le corps prélassé des mouches

Au seuil de fontaines abreuvées 

Par le Tigre aux rives et rivières sablées.


J’ai du prophète Yunus senti l’appel

Aux cœurs templés de citadelles

Que grimpent les corps taillés de pierre

Et l’âme comme un cœur de lierre

Aux berges des verts akhrâsh ruissèlent

Des torrents de mélèze et de frêne

Qu’à loisir grimpe la bouche en murmure

D’un goût de cerise affolée sur le mur

Que le sang n’ont pu garder scellée


Des enfances refugiées sous la mêlée

Aux coins des pierres et des lierres

Au noir des murs que laisse l’hier

Passa l’armée grecque en ce jour

De fuite que le passé ne fut toujours

Bonjour à l’enfant dit Xénophon

Sais-tu que nommons cette ville dont

Le fantôme rôde prudemment aux jardins

Ninive Nineveh Mespila pour l’autre et l’un

Donnez-nous la vie et vous promettons

De rester cachés fantômes à l’horizon

De prier ce temple à Nabû dédié par nos ancêtres

Dont nous sommes la fleur et l’hêtre

Mûrissant qu’a semés Sardanapale 

Pour mieux nous survivre de vous grand pâle

Que l’Idiglat déporte aux portes muraillées

Que l’Astre à-pic vous a laissé entrebâillées

Comme ouverte une putain dont à cœur

Vous avez l’ode de saccager les mœurs


Illustré par la haine et des jardins la fierté

Le grec ouvrit le sang sur la pureté


- L’oiseau cesse le chant dont il parvient

 Les ailes tombantes à embrasser ravin

 Hennit le frêne qu’à la bouche isolée

 Disait des Je t’aimais sous l’ombre des volées

  Frémit le chêne qu’à l’odeur reconnut

 Les sangs qu’emporte au loin la crue

 Comme une fois lointaine où Ninive

Sous l’aube à la porte d’Adad une missive

Reçut de guerre et de siège et d’airain

A laquelle sanglots n’ont mis la fin

Qu’à l’aube du Tigre fleuve qui se lève

Ne laissant derrière que brise et que sève


-  Car point ne voulut de cette ville morte

Que naquissent vengeances d’aucune sorte

Et s’éloigna sur la trace des Perses

Laissant le sang verdir à l’averse

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