À ma muse
Pour pavoiser les monuments
De l'aube, mon âme chavire
Sur la barque du temps
Où le vent des mers respire
Ma poésie d'ébène aux franges
Tombées en pâmoison
Sous tes yeux veloutés d'ange
Sillonnant les cloisons
Par lesquels voient les mésanges
De l'étrange oraison
Et je me mets dans le silence
À compter tes pas espiègles
En écoutant la basse fréquence
De ta loghorée qui dérègle
La passion enchassée de brumes
Et d'eaux tièdes en furettement
Comme si volait ma douce plume
Pareille aux vagues de l'océan
Fouettant les rochers et la pluie
En étincelles sur ton visage doré...
Ô ma muse ! Que j'aime
Être prostré en te sentant écouter
Le frémissement du monde blême
Pour ne jamais douter
Que tu es assise à la table de Séléné.
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