L'inconnue du vieux puits
Avertissement
đ Lâinconnue du Vieux Puits est une nouvelle Ă©rotique. Elle est donc rĂ©servĂ©e Ă un public averti.

L'inconnue du vieux puits
Par un curieux hasard, il lâavait rencontrĂ©e en prenant un chemin de traverse destinĂ© Ă rattraper son temps perdu. Son retard au travail nâen fut que plus grand. Quant Ă sa productivitĂ©, disons quâelle nâavait pas la mĂȘme ferveur que celle qui alimentait sa turgescence aprĂšs avoir vu cette inconnue en robe lĂ©gĂšre, penchĂ©e sur le vieux puits.
Le chemin longeait un manoir plutĂŽt cossu, mais visiblement Ă lâabandon. Les volets de bois pendaient telles des paupiĂšres trop lourdes sur une façade dĂ©crĂ©pite, mangĂ©e par une bignone envahissante. Les propriĂ©taires avaient bĂąti le rĂȘve de toute une vie, puis, au moment de profiter du fruit de leur labeur, leurs hĂ©ritiers les avaient placĂ©s en maison de retraite mĂ©dicalisĂ©e. Depuis, la propriĂ©tĂ© sombrait dans un enchevĂȘtrement de ronces, et le couple faisait de mĂȘme. CâĂ©tait une histoire glauque que les rĂ©sidents du quartier connaissaient et la raison pour laquelle ce chemin Ă©tait dĂ©laissĂ©, comme si le fait de ne pas lâemprunter permettait dâoublier. Tony, lui, nâĂ©tait pas du quartier. Il venait dâarriver en changeant de trottoir, selon lâexpression de ceux qui nâont pas Ă le faire. Tout ce qui lui importait Ă©tait de grappiller quelques minutes sur le chemin du bureau. Son GPS ne connaissait rien non plus de cette tragĂ©die, alors, quand il afficha une quinzaine de minutes de moins sur le trajet, Tony suivit aveuglĂ©ment le tracĂ©.
Sâil nâĂ©tait pas avenant dây pĂ©nĂ©trer, le chemin prenait pourtant une apparence beaucoup plus engageante Ă mesure que lâon y enfonçait. De larges feuilles de lierre venaient caresser les vieilles pierres Ă chaque murmure du vent. Le parfum des essences qui se dressaient encore entre les buissons et les ronciers venait capturer ses sens olfactifs. Il nourrissait alors de douces images dâune rare voluptĂ©. Tandis que Tony marchait Ă lâĂ©coute de ses pas, son regard parcourait les tiges qui rampaient sur le mur. Elles semblaient pulser au rythme de ses battements de cĆur. Sa gorge se nouait alors Ă lâen faire dĂ©glutir et ses lĂšvres sâassĂ©chaient Ă la chaleur de ses pensĂ©es, rĂ©clamant le passage de sa langue. Cependant, son Ă©tat de confusion fut brusquement rompu lorsque les veines ligneuses sâinterrompirent sur un pilier de portillon en fer forgĂ© rongĂ© par la rouille. Dans les effluves de sa frustration, la curiositĂ© lâemporta sur le temps et Tony jeta un Ćil dans cette ouverture. Juste un Ćil cĂ©da sa conscience, dâune voix intĂ©rieure Ă peine audible, avant de lui laisser passer la tĂȘte, puis un pied et un autre. Tony Ă©carta dĂ©licatement un buisson touffu qui se laissa faire, puis pĂ©nĂ©tra avec prĂ©caution entre les montants qui gardaient lâouverture.
Le jardin Ă©tait en friche. DĂ©laissĂ© par la main de lâhomme, il sâĂ©tait laissĂ© aller Ă des repousses sauvages, peu engageantes. Pourtant, Tony se laissait porter par cette dĂ©couverte surprenante, cette invitation spontanĂ©e. Le portillon devait ĂȘtre lâentrĂ©e de service, la porte de derriĂšre, cachĂ©e aux yeux de tous, mais empruntĂ©e par les initiĂ©s. Un ancien chemin de gravillons, presque tous ensevelis, conduisait Ă une premiĂšre bĂątisse, petite, dĂ©labrĂ©e, mais conservant une intĂ©gritĂ© respectueuse. Aucun graffiti, aucune vitre brisĂ©e, et encore moins de saletĂ©s ne venaient souiller la dĂ©pendance des anciens maĂźtres du manoir. Tony se sentit soudainement coupable de son intrusion. Il eut un geste de recul, les yeux baissĂ©s, prĂȘt Ă rebrousser chemin lorsquâil vit des empreintes dans la terre meuble bordant lâallĂ©e quasiment disparue. Un sourire de soulagement emporta sa culpabilitĂ©, il nâĂ©tait plus seul dans cette violation de propriĂ©tĂ©. Aussi, comme si cela pouvait amoindrir la faute, il dĂ©cida de suivre les traces laissĂ©es, Ă nâen pas douter, par une femme.
Il nâavait aucun doute sur le sexe de lâintruse qui lui avait ouvert la voie. La pointure, petite, probablement un 38, ne pouvait pas ĂȘtre celle dâun ou dâune adolescente. Ă cet Ăąge, il aurait pu y avoir plusieurs types dâempreintes, au moins deux, voire davantage, selon ses propres fantasmes. Son intuition se rĂ©vĂ©la exacte lorsquâil arriva Ă lâangle de la maison. Dans un rayon de soleil mutin, accoudĂ©e sur la margelle dâun vieux puits, une femme en robe lĂ©gĂšre se laissait aller Ă la mĂ©lancolie de ses pensĂ©es intimes. Le vent, impudent, venait lui caresser les jambes, soulevant le tissu en vagues successives. Tony se replia furtivement, puis, dans lâombre du mur, sâaccroupit derriĂšre un buisson. Il aurait aimĂ© pouvoir se pencher davantage ou que le vent, devenu son alliĂ©, en vienne Ă soulever un peu plus haut lâĂ©toffe qui lĂ©chait la peau diaphane de cette jeune femme. RecroquevillĂ©, muselant sa conscience, Tony dĂ©shabilla du regard lâaventuriĂšre dont il avait suivi les traces. Ses longs cheveux noirs tombaient en cascade jusquâau creux de ses reins. Ils dansaient telles des branches dâĂ©bĂšnes entre les motifs de cerises qui parsemaient la robe blanche ceinturĂ©e dâune large bande de cuir rouge. Ses hanches ouvraient le reste de sa robe en un parapluie sur des jambes qui nâen finissaient plus de lâinviter Ă se perdre entre elles. Enfin, incongruitĂ© de la chose ou esthĂ©tique vestimentaire assumĂ©e, ses chevilles se logeaient dans deux Converses rouges. Une princesse des temps modernes, plus rebelle quâun Chaperon rouge, qui attendait certainement autre chose dâun prince que son arrivĂ©e par la forĂȘt du jardin. Tony eut envie dâelle instantanĂ©ment. Son membre acquiesçait Ă cette fugacitĂ© lubrique et sâĂ©rigera instantanĂ©ment pour se porter volontaire. Son Ă©rection trouva dâautant plus sa place quâil ne portait rien sous son pantalon de toile.
La position demi-assise devenait de plus en plus inconfortable. Son sexe rĂ©clamait de la place et Tony Ă©tait sur le point de lui en donner en se levant quand il se ravisa. Un rayon solaire insolent venait de se glisser au niveau de lâentrejambe de lâinconnue. Le clair-obscur qui se dessina sur le tissu vint frapper sa rĂ©tine et lui paralysa le corps. Sa cage thoracique refusait dâaccompagner sa respiration. Il restait lĂ , mĂ©dusĂ©, contemplant sans retenue les courbes que le soleil dĂ©voilait dans son jeu de transparence. Celles de lâintĂ©rieur des cuisses qui venaient percuter les lignes des fesses. Ces derniĂšres traçant alors de nouvelles courbes symĂ©triques, soulignant leur galbe tout en venant se rejoindre presque Ă se toucher. Presque, car juste avant de se rejoindre, les deux lignes esquissĂšrent un w si parfait que Tony sut immĂ©diatement que, sous sa robe printaniĂšre, lâinconnue ne portait rien.
Combien de temps Ă©tait-il restĂ© lĂ , Ă contempler cette sculpture dâombre, il nâen savait rien. La mĂąchoire serrĂ©e, Tony se contentait de dĂ©glutir lâabondance salivaire qui suintait dans sa bouche. La mĂȘme abondance, sĂ©minale, humidifiait son entrejambe. Il jouait avec son pouce, caressant son gland sous la toile trempĂ©e. BrĂ»lant de cette vision sur le sexe rangĂ© de lâinconnue, Tony se voyait jouer de son autre main sur les fesses de la jeune femme. Tout en le caressant, il en apprĂ©ciait la rondeur. Tout en douceur, il faisait remonter la robe, cueillant une Ă une les cerises en sĂ©rigraphie. La peau, blanche, lunaire, faisait lentement son apparition Ă mesure quâil relevait le tissu. Puis, enfin, ses doigts tremblants posĂšrent leur pulpe sur la chair ferme. Le souffle court, Tony explorait mentalement chaque grain de peau tandis quâil faisait descendre sa main vers lâintimitĂ© de lâinconnue. Il sentait dĂ©jĂ la chaude oasis au milieu du dĂ©sert glabre de la vulve qui sâoffrait progressivement Ă son regard. Son index et son annulaire prirent alors position de part et dâautre du sillon dĂ©jĂ miellĂ© de cyprine. Puis, Ă©cartant dĂ©licatement les premiĂšres lĂšvres, il posa son majeur sur les plus petites qui Ă©pousĂšrent aussitĂŽt le doigt audacieux. Tony pouvait sentir les pulsations de dĂ©sir qui irradiait du vagin enfiĂ©vrĂ©. Chacune dâelles venait dĂ©poser une nouvelle vague du nectar magmatique au parfum sublime et envoĂ»tant. Il sentait Ă©galement le bourgeon qui se dressait sous son capuchon de pudeur. Courbant son majeur, il en apposa son extrĂ©mitĂ© sur ce prĂ©cieux clitoris afin dây exercer une lĂ©gĂšre pression. Lâeffet fut immĂ©diat et mit en branle le bassin de la jeune femme. Ses jambes sâĂ©cartaient lentement, tournant sur elles-mĂȘmes. Elles pivotaient. Dâun bond, Tony se jeta en arriĂšre. La panique le fit dĂ©bander plus rapidement que sa trique. Pris au piĂšge, il ne savait plus comment rĂ©agir. Elle sâĂ©tait tournĂ©e. Lâavait-elle entendu ? Vu ? DĂ©sespĂ©rĂ© Ă lâidĂ©e de se faire prendre comme un gosse la main dans le pantalon, il longea le mur de la bĂątisse, enserrant son sexe devenu flasque. Alors, il contourna lâĂ©difice de briques, se retrouvant face au manoir quâil espĂ©rait vide. De lâautre cĂŽtĂ©, le puits sâoffrait Ă lui, lâinconnue nâĂ©tait plus lĂ .
Tony se tenait immobile, une main toujours plaquĂ©e sur son sexe et lâautre appuyĂ©e sur son cĆur qui battait la chamade. Pas un son ne se faisait entendre, pas mĂȘme un piaillement dâoiseau dans les arbres centenaires. Il se risqua tout de mĂȘme Ă un rapide coup dâĆil Ă travers les fenĂȘtres de la dĂ©pendance. Son regard porta au-delĂ de quelques meubles couverts de draps blancs pour dĂ©boucher de lâautre cĂŽtĂ© et tenter dâapercevoir une mĂšche brune ou un bout dâĂ©toffe. Les minutes martelaient leur passage dans ses tempes au rythme de minutes de plus en plus longues. Le soleil nâĂ©tait plus son alliĂ© et sâĂ©levait haut dans le ciel dĂ©sormais, lui indiquant quâil pouvait rentrer chez lui et se faire porter malade. Il esquissa donc un mouvement, Ă pas de loup, et se dirigea vers le puits, sâattendant Ă se faire attraper par la voix de lâinconnue. Il nâen fut rien. Pour se rassurer, il chercha lâendroit oĂč il sâĂ©tait tapi, essayant de se persuader quâelle ne pouvait pas lâavoir vu. Puis, Ă peine soulagĂ©, il examina le puits dâoĂč Ă©manait une trace olfactive qui nâavait rien Ă faire lĂ . Une trace de bergamote qui sâeffaçait pour celle du magnolia. Il ferma les yeux pour mieux sâen imprĂ©gner et faire remonter le souvenir dâombre et de lumiĂšre qui lâavait conduit au bord de la jouissance. Sentant de nouveau la turgescence dresser son pĂ©nis, Tony rouvrit les yeux et sâappuya Ă son tour sur la margelle du puits, rongĂ©e par le lichen. En se demandant ce quâelle Ă©tait venue faire, il sortit machinalement sa bourse de cuir tachĂ©e de liquide sĂ©minal, attrapa une piĂšce et la jeta dans les profondeurs. Son souhait Ă©tait Ă©vident : revoir la belle aux cheveux dâĂ©bĂšne, Ă la peau de lait et Ă la vulve glabre. Comme son souffle sâaccĂ©lĂ©rait, Tony tira sur sa chemise et fit passer les pans sur son pantalon afin de couvrir les traces de son forfait. Il huma une derniĂšre fois la fragrance de son parfum et le sourire aux lĂšvres prit le chemin de son studio.
Lâavantage indĂ©niable avec la pĂ©nurie de mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes dans les villages Ă©tait cette facilitĂ© Ă obtenir un arrĂȘt de travail avec les consultations en ligne. Tony nâeut aucun mal Ă se faire arrĂȘter pour les deux jours restants avant la fin de semaine. Il clĂŽtura la session et sâoccupa des dĂ©marches. Le dĂ©lai lui laissait tout loisir dâarpenter le chemin. Il y passa la journĂ©e et le dĂ©but de la nuit avant de retourner dans son studio avec une frustration qui lui oppressait les bourses. Alors, il passa sous la douche, pour se rĂ©chauffer sous lâeau bienfaisante et rĂ©gler son problĂšme de concentration. Si le souvenir des lĂšvres en filigrane de la robe Ă©tait encore brĂ»lant, il se contenta dâune masturbation purement mĂ©canique : lâeffort, la jouissance, la douche. Encore ruisselant, il enfila rapidement un peignoir avant de sâinstaller derriĂšre lâĂ©cran de son ordinateur et dâouvrir lâapplication Plan. Localiser le chemin fut un jeu dâenfant, mais ça nâĂ©tait que le dĂ©but de sa recherche. Jonglant avec les vues en 2D et 3D, Tony faisait tourner la carte, zoomait, revenait en arriĂšre, prenait des notes. Il cherchait lâendroit le plus propice tout en gardant en tĂȘte que le jardin avait nĂ©cessairement changĂ© depuis la mise Ă jour de la carte. Tout ce temps Ă attendre aujourdâhui sans lâavoir fait avec son smartphone lâagaça un peu, mais il sâestimait chanceux de cette rencontre. Une seule ombre planait au-dessus de son tableau idyllique, la sensation terrible dâĂȘtre un de ces maudits traqueurs. Fermant le capot de lâordinateur, il sâinstalla devant un film dâhorreur avec un plateau de fromages. Le meilleur moyen pour lui de chasser de son esprit cette transparence gourmande quâil aspirait Ă humer, goĂ»ter, ouvrir et explorer de mille et une façons.
Le matin sâĂ©tait fait devancer par Tony, car le ciel nâavait pas eu le temps de teinter les nuages aux premiĂšres lueurs de lâaube quâil Ă©tait dĂ©jĂ Ă arpenter le chemin. Son carnet de notes Ă la main, il vĂ©rifiait les informations prises la veille et son sourire illumina son visage lorsquâil repĂ©ra la cabane Ă outils. Achevant de desceller une planche, il sây installa sans vergogne et sâassura que la vue sur le puits au travers dâun interstice nâĂ©tait pas entravĂ©e par la vĂ©gĂ©tation. Il ne restait plus quâĂ attendre et Ă calmer sa conscience en se rĂ©pĂ©tant quâelle non plus nâavait rien Ă faire lĂ , donc les torts Ă©taient partagĂ©s. CâĂ©tait une facilitĂ© un peu grosse, mais elle lui permit de mettre fin au dĂ©bat entre lâange et le dĂ©mon qui occupaient ses Ă©paules. Le soleil complice se levait. Lâangle Ă©tait bon. Il ne restait que lâattente, qui faisait rougeoyer les deux charbons ardents qui avaient pris place dans chacun de ses testicules.
Neuf heures nâavaient pas fait vibrer son tĂ©lĂ©phone que le craquement des brindilles sur le chemin lui coupa la respiration. Sa position ne lui permettait pas de voir lâentrĂ©e, ni le passage au long de la dĂ©pendance, mais la vue sur le puits Ă©tait imprenable. Et, avec elle, lâespĂ©rance de la transparence. Soudain, tout son corps se mit Ă tressaillir dâun incontrĂŽlable flux Ă©lectrique qui le secoua violemment. Elle Ă©tait lĂ . Ses cheveux noirs ruisselaient sur ses Ă©paules nues et poursuivaient leur descente en rappel, sur une robe bleue parsemĂ©e de pĂąquerettes. Elle tenait une feuille de papier Ă la main gauche et Tony eut un petit pincement au cĆur en notant lâanneau Ă son annulaire. Cependant, il ne parvenait pas Ă poursuivre son inspection. Chaque fois quâil manifestait son intention dâaller plus bas, son regard remontait sur le visage de lâinconnue qui, hormis sa blancheur, respirait lâItalie jusquâau sombre des yeux Ă peine soulignĂ©s dâun trait de charbon. Elle sâavançait prudemment entre les buissons, dĂ©posant avec grĂące ses baskets noires sur la terre encore meuble de la fraĂźcheur de la nuit passĂ©e. Elle Ă©tait diablement belle, aussi aĂ©rienne que volcanique, et se dirigea directement vers le puits pour se placer au mĂȘme emplacement que la veille. Tony afficha un sourire tout aussi gĂ©nĂ©reux que la forme qui apparut de nouveau sous le pinceau lumineux du soleil. Son sexe sâĂ©rigea automatiquement, comme sâil se levait sur la pointe de son pied pour jouir du spectacle. Tony le libĂ©ra de son jean bleu pĂ©trole et Ă©tala le liquide sĂ©minal qui perlait de son mĂ©at. Julia se pencha vers le puits, ouvrant un nouvel horizon sur sa poitrine gĂ©nĂ©reuse, mais surtout libre de toute entrave. La planque Ă©tait divine ! Il Ă©tait aux premiĂšres loges, au premier balcon dâun spectacle Ă©tourdissant. Alors, il commença une orchestration symphonique de plaisir avec son membre.
Pendant quâil allait et venait le long du corps de sa verge, la jeune femme dĂ©plia une feuille de papier Ă lettres. Tony ralentit lâallure pour mieux observer. Trop loin pour lire, il voyait uniquement quelques tracĂ©s indĂ©chiffrables. Plus surprenant encore, elle enflamma le papier avant de le jeter dans le puits. Lâinconnue Ă©tait-elle un peu sorciĂšre ? Une Miss Tick des temps modernes, fusion de Sophia Loren et Gina Lollobrigida ? Soudainement, lâinconnue quâil baptisa Julie, mieux, Julia, fit virevolter sa robe et sâen retourna vers lâentrĂ©e du jardin abandonnĂ©. Il ne la voyait plus, mais dĂ©cida, tout en rangeant son matĂ©riel derriĂšre sa braguette, dâattendre une dizaine de minutes avant de sortir de sa cachette. En gagnant la margelle du puits, il frotta sa main poisseuse sur la vĂ©gĂ©tation, tout en se demandant ce quâelle avait bien pu invoquer, puis huma le mĂȘme parfum que la veille. Il en inspira de longues et profondes bouffĂ©es avant de se dĂ©cider Ă repartir lui aussi et se mit Ă longer la dĂ©pendance pour regagner le portillon ouvert sur ce jardin dâEden. Soudain, son sourire sâeffaça derriĂšre un masque de peur qui lui mangea le visage. La chair de poule hĂ©rissa tout son corps et un Ă©tau lui comprima le cĆur et le crĂąne. Il Ă©tait pris sur le fait. Incapable dâinventer quoi que ce soit, lâeĂ»t-il prĂ©parĂ©. Elle se tenait lĂ , dans lâembrasure de la porte ouverte de la petite maison de brique. Le souffle lui manquait, elle Ă©tait le loup et lui le petit cochon qui voulait jouer au prĂ©dateur.
â Alors, on joue les apprentis voyeurs ?
Il aurait aimé apprécier sa voix délicieuse, mais il restait pétrifié. Elle lui attrapa la main et la porta devant elle.
â Et en plus, il joue tout seul.
Lâinconnue lâavait capturĂ©. Il en Ă©tait Ă espĂ©rer que ce soit plus sa Julia que Miss Tick lorsquâelle lâentraĂźna dans la dĂ©pendance. Tout en gardant sa main dâune poigne quâil ne soupçonnait pas, elle le fit pivoter tout en refermant la porte et le plaqua contre le mur. Il ne savait plus que dire ou que faire. Soutenir son regard ou le fuir. Il Ă©tait coupable, honteux, perdu. Il ouvrit ses lĂšvres pour tenter dâarticuler un son, mais elle ne lui en laissa pas le temps et sâengouffra dans sa bouche, mĂȘlant sa langue Ă la sienne.
Elle lâembrassait avec fougue, comme si elle avait attendu ce moment depuis des annĂ©es. Tout son corps contre le sien, elle ne lui laissait aucun rĂ©pit. Il pouvait sentir la pression de ses mamelons durcis par le plaisir et lâenvie. Il sentait la dĂ©pression entre ses jambes qui venait sâappuyer sur sa jambe. Puis, comme il ne rĂ©agissait pas suffisamment Ă son goĂ»t, elle lui attrapa de nouveau le bras et le fit tournoyer sur un canapĂ© dont elle fit sâenvoler le drap protecteur. Tony se retrouva rapidement assis sur le canapĂ©, Julia Ă genoux devant lui, la tĂȘte au niveau de son ventre, les yeux plongĂ©s dans les siens, et les mains occupĂ©es Ă dĂ©faire sa braguette et Ă baisser son pantalon.
â Il est hors de question que tu partes trop vite aprĂšs ton excitation dans la cabane.
Elle savait tout. Elle savait dĂšs le dĂ©but. Les yeux Ă©carquillĂ©s, il en Ă©tait Ă se demander ce qui avait bien pu le trahir, mais il nâeut pas longtemps Ă rĂ©flĂ©chir.
â Les empreintes. Celles que jâai vues en partant hier. Celles que jâai vues en arrivant ce matin. Et ma grand-mĂšre travaillait ici, jâai toujours sa clef.
LâidĂ©e dâavoir Ă©tĂ© aussi bĂȘte aurait pu le flageller sur place, mais câest bien cette erreur qui lui valait sa situation actuelle. CâĂ©tait bien sa Julia quâil espĂ©rait et elle Ă©tait aux commandes. Il se mit Ă sourire, elle lui rendit la pareille avant de le faire disparaĂźtre en mettant en bouche la verge tendue quâelle avait sortie de son antre. Tony bascula la tĂȘte en arriĂšre en posant ses mains sur les cheveux noirs qui lui frottaient le bassin. Elle allait et venait en sâaidant dâune main qui faisait de mĂȘme sur le corps de son pĂ©nis, tandis que lâautre venait en soutien Ă ses bourses. Parfois, Julia poursuivait la masturbation tout en allant gober les testicules, un par un avant de revenir en lĂ©chant le membre sur toute sa longueur. Elle terminait son excursion par le gland, tournait autour, puis reprenait le tout en bouche pour une nouvelle fellation plus intense que la prĂ©cĂ©dente. Tony sut effectivement quâil nâallait pas tenir trĂšs longtemps Ă ce rythme. Sa vision de la veille, lâexcitation de la nuit, celle de ce matin, sa situation actuelle, les cheveux sur son corps, la main qui caressait ses couilles, celle qui le masturbait, la bouche qui le suçait, la langue qui le caressait, tout lâenflamma et il se mit Ă gĂ©mir. Julia accentua la pression de tout bord. Il serrait ses cuisses autour de sa tĂȘte. Elle redoublait dâefforts. Il tressaillait. Elle accĂ©lĂ©ra encore et Tony lĂącha un rĂąle sonore tandis quâil jouissait dans sa bouche. Elle pressait tout son membre Ă chacune de ses saccades, libĂ©rant et avalant son sperme Ă chaque contraction. Tony tremblait, elle le buvait jusquâĂ la derniĂšre goutte. Puis, le libĂ©rant de son assaut, elle se releva et fit passer sa robe par-dessus sa tĂȘte. Nue devant lui, Tony fut de nouveau submergĂ© par un flot de dĂ©sir. Il eut Ă peine le temps de dĂ©glutir quâelle le coucha sur le canapĂ© et se mit Ă califourchon sur son visage. Le parfum de sa vulve nâĂ©tait plus une imagination olfactive, il Ă©tait lĂ , affluait en vagues gourmandes sous les pulsations soutenues des contractions vaginales. Julia avança un peu plus et posa ses lĂšvres rosĂ©es emperlĂ©es de cyprine sur la bouche de Tony. Il lui attrapa les hanches et embrassa chaque lĂšvre avant de sâemparer du bourgeon mis Ă jour par la corolle ouverte. Le clitoris Ă dĂ©couvert Ă©tait un vĂ©ritable dĂ©lice. Tandis quâelle allait et venait avec son bassin, Tony suivait le mouvement, lâarrĂȘtait pour la laisser se frotter Ă lui, puis reprenait le rythme en lĂ©chant le bouton de dĂ©sir qui se gorgeait de plaisir. Le sexe de Julia Ă©tait un rĂ©gal pour sa texture, son goĂ»t et son aspect. RehaussĂ© dâun fin trait de pilositĂ©, il Ă©tait un point dâexclamation au point dâorgue de son clitoris. Tony lĂ©chait, suçait, aspirait, lapait, entrait, sortait, contournait, happait, toutes ses attentions nâĂ©taient que pĂ©chĂ©s de gourmandise et il sây vautrait au mieux afin dâembraser le corps entier de Julia. Le prĂ©cipice extatique sâapprochait Ă vive allure et, Ă son tour, elle sây jeta en solitaire. Elle se replia sur le visage de Tony tandis que, de ses lĂšvres, il enserrait encore son clitoris. Tremblante, elle emprisonna sa tĂȘte entre ses bras et ses seins. Elle jouissait sous lâavalanche de ses contractions. Il attendit un instant quâelle profite au mieux de ses spasmes triomphants avant de reprendre la main.
Julia se laissa soulever tandis que Tony la fit pivoter sur le canapĂ©. Elle se retrouva la tĂȘte dĂ©bordant de lâaccoudoir, les Ă©paules affaissĂ©es, le dos cambrĂ©, les reins creusĂ©s et ses fesses ouvertes au plaisir. Tony hĂ©sita un instant avant de choisir son entrĂ©e. Il opta de nouveau pour les lĂšvres ouvertes et ruisselantes. La chaleur humide qui accueillit sa verge lui fit lâeffet dâune bombe. La lubrification abondante le fit glisser en profondeur dans le cocon de soie. Il fit ressortir son pĂ©nis suintant de plaisir avant de reprendre sa dĂ©licieuse exploration. Il allait et venait en rythmes variĂ©s, jouant avec lâĂ©paisseur de sa queue, il frottait toujours et encore le clitoris en fusion. Julia lâencouragea par des mouvements de son propre bassin, par des contractions de son pĂ©rinĂ©e, tandis quâil poursuivait sur sa croupe offerte. Leurs gĂ©missements se mĂȘlaient dans une ode au plaisir. Ils montaient crescendo, sâamplifiaient pour ne faire plus quâun rĂąle commun lorsquâils jouirent Ă lâunisson dans une explosion sonore et un dernier soubresaut. Tony sâaffaissa sur le dos de Julia. Ăteint, vidĂ©, presque mort. Ses mains cherchĂšrent celles de Julia et leurs doigts sâentrecroisĂšrent dans une savoureuse Ă©treinte. Il appuya sa tĂȘte au creux de la sienne, elle sây cala Ă son tour. Chacun profitant de sa propre apothĂ©ose tout en la partageant par ces contacts charnels. Et, tandis que leurs corps parsemĂ©s de tressaillements sporadiques allaient Ă reprendre pied, chacun refluait la question qui enflait inexorablement dans leurs esprits. Et maintenant ?
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Commentaire (1)
Alexandre Leforestier il y a 3 jours
Oulala ! Je suis bien avertis. Dans ma PAL.. je ferai une lecture à haute voix à ma Chérie... tout en découvrant le texte, histoire de vivre un vrai moment créatif et récréatif !
Tout est permis avec talent et justesse sur Panodyssey !
Humm... DAX â€ïž
Gabriel Dax il y a 3 jours
Tout est permis et plus encore tant que les sens en restent bouleversés.