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L'inconnue du vieux puits
Fiction
Érotisme
calendar Publié le 20 juin 2026
calendar Mis Ă  jour le 20 juin 2026
time 30 min
Alexandre Leforestier verified
Alexandre Leforestier il y a 3 jours

Oulala ! Je suis bien avertis. Dans ma PAL.. je ferai une lecture à haute voix à ma Chérie... tout en découvrant le texte, histoire de vivre un vrai moment créatif et récréatif !

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Texte / Création humaine

L'inconnue du vieux puits

Avertissement

🔞 L’inconnue du Vieux Puits est une nouvelle Ă©rotique. Elle est donc rĂ©servĂ©e Ă  un public averti.



L'inconnue du vieux puits


Par un curieux hasard, il l’avait rencontrĂ©e en prenant un chemin de traverse destinĂ© Ă  rattraper son temps perdu. Son retard au travail n’en fut que plus grand. Quant Ă  sa productivitĂ©, disons qu’elle n’avait pas la mĂȘme ferveur que celle qui alimentait sa turgescence aprĂšs avoir vu cette inconnue en robe lĂ©gĂšre, penchĂ©e sur le vieux puits.


Le chemin longeait un manoir plutĂŽt cossu, mais visiblement Ă  l’abandon. Les volets de bois pendaient telles des paupiĂšres trop lourdes sur une façade dĂ©crĂ©pite, mangĂ©e par une bignone envahissante. Les propriĂ©taires avaient bĂąti le rĂȘve de toute une vie, puis, au moment de profiter du fruit de leur labeur, leurs hĂ©ritiers les avaient placĂ©s en maison de retraite mĂ©dicalisĂ©e. Depuis, la propriĂ©tĂ© sombrait dans un enchevĂȘtrement de ronces, et le couple faisait de mĂȘme. C’était une histoire glauque que les rĂ©sidents du quartier connaissaient et la raison pour laquelle ce chemin Ă©tait dĂ©laissĂ©, comme si le fait de ne pas l’emprunter permettait d’oublier. Tony, lui, n’était pas du quartier. Il venait d’arriver en changeant de trottoir, selon l’expression de ceux qui n’ont pas Ă  le faire. Tout ce qui lui importait Ă©tait de grappiller quelques minutes sur le chemin du bureau. Son GPS ne connaissait rien non plus de cette tragĂ©die, alors, quand il afficha une quinzaine de minutes de moins sur le trajet, Tony suivit aveuglĂ©ment le tracĂ©.


S’il n’était pas avenant d’y pĂ©nĂ©trer, le chemin prenait pourtant une apparence beaucoup plus engageante Ă  mesure que l’on y enfonçait. De larges feuilles de lierre venaient caresser les vieilles pierres Ă  chaque murmure du vent. Le parfum des essences qui se dressaient encore entre les buissons et les ronciers venait capturer ses sens olfactifs. Il nourrissait alors de douces images d’une rare voluptĂ©. Tandis que Tony marchait Ă  l’écoute de ses pas, son regard parcourait les tiges qui rampaient sur le mur. Elles semblaient pulser au rythme de ses battements de cƓur. Sa gorge se nouait alors Ă  l’en faire dĂ©glutir et ses lĂšvres s’assĂ©chaient Ă  la chaleur de ses pensĂ©es, rĂ©clamant le passage de sa langue. Cependant, son Ă©tat de confusion fut brusquement rompu lorsque les veines ligneuses s’interrompirent sur un pilier de portillon en fer forgĂ© rongĂ© par la rouille. Dans les effluves de sa frustration, la curiositĂ© l’emporta sur le temps et Tony jeta un Ɠil dans cette ouverture. Juste un Ɠil cĂ©da sa conscience, d’une voix intĂ©rieure Ă  peine audible, avant de lui laisser passer la tĂȘte, puis un pied et un autre. Tony Ă©carta dĂ©licatement un buisson touffu qui se laissa faire, puis pĂ©nĂ©tra avec prĂ©caution entre les montants qui gardaient l’ouverture.


Le jardin Ă©tait en friche. DĂ©laissĂ© par la main de l’homme, il s’était laissĂ© aller Ă  des repousses sauvages, peu engageantes. Pourtant, Tony se laissait porter par cette dĂ©couverte surprenante, cette invitation spontanĂ©e. Le portillon devait ĂȘtre l’entrĂ©e de service, la porte de derriĂšre, cachĂ©e aux yeux de tous, mais empruntĂ©e par les initiĂ©s. Un ancien chemin de gravillons, presque tous ensevelis, conduisait Ă  une premiĂšre bĂątisse, petite, dĂ©labrĂ©e, mais conservant une intĂ©gritĂ© respectueuse. Aucun graffiti, aucune vitre brisĂ©e, et encore moins de saletĂ©s ne venaient souiller la dĂ©pendance des anciens maĂźtres du manoir. Tony se sentit soudainement coupable de son intrusion. Il eut un geste de recul, les yeux baissĂ©s, prĂȘt Ă  rebrousser chemin lorsqu’il vit des empreintes dans la terre meuble bordant l’allĂ©e quasiment disparue. Un sourire de soulagement emporta sa culpabilitĂ©, il n’était plus seul dans cette violation de propriĂ©tĂ©. Aussi, comme si cela pouvait amoindrir la faute, il dĂ©cida de suivre les traces laissĂ©es, Ă  n’en pas douter, par une femme.


Il n’avait aucun doute sur le sexe de l’intruse qui lui avait ouvert la voie. La pointure, petite, probablement un 38, ne pouvait pas ĂȘtre celle d’un ou d’une adolescente. À cet Ăąge, il aurait pu y avoir plusieurs types d’empreintes, au moins deux, voire davantage, selon ses propres fantasmes. Son intuition se rĂ©vĂ©la exacte lorsqu’il arriva Ă  l’angle de la maison. Dans un rayon de soleil mutin, accoudĂ©e sur la margelle d’un vieux puits, une femme en robe lĂ©gĂšre se laissait aller Ă  la mĂ©lancolie de ses pensĂ©es intimes. Le vent, impudent, venait lui caresser les jambes, soulevant le tissu en vagues successives. Tony se replia furtivement, puis, dans l’ombre du mur, s’accroupit derriĂšre un buisson. Il aurait aimĂ© pouvoir se pencher davantage ou que le vent, devenu son alliĂ©, en vienne Ă  soulever un peu plus haut l’étoffe qui lĂ©chait la peau diaphane de cette jeune femme. RecroquevillĂ©, muselant sa conscience, Tony dĂ©shabilla du regard l’aventuriĂšre dont il avait suivi les traces. Ses longs cheveux noirs tombaient en cascade jusqu’au creux de ses reins. Ils dansaient telles des branches d’ébĂšnes entre les motifs de cerises qui parsemaient la robe blanche ceinturĂ©e d’une large bande de cuir rouge. Ses hanches ouvraient le reste de sa robe en un parapluie sur des jambes qui n’en finissaient plus de l’inviter Ă  se perdre entre elles. Enfin, incongruitĂ© de la chose ou esthĂ©tique vestimentaire assumĂ©e, ses chevilles se logeaient dans deux Converses rouges. Une princesse des temps modernes, plus rebelle qu’un Chaperon rouge, qui attendait certainement autre chose d’un prince que son arrivĂ©e par la forĂȘt du jardin. Tony eut envie d’elle instantanĂ©ment. Son membre acquiesçait Ă  cette fugacitĂ© lubrique et s’érigera instantanĂ©ment pour se porter volontaire. Son Ă©rection trouva d’autant plus sa place qu’il ne portait rien sous son pantalon de toile.


La position demi-assise devenait de plus en plus inconfortable. Son sexe rĂ©clamait de la place et Tony Ă©tait sur le point de lui en donner en se levant quand il se ravisa. Un rayon solaire insolent venait de se glisser au niveau de l’entrejambe de l’inconnue. Le clair-obscur qui se dessina sur le tissu vint frapper sa rĂ©tine et lui paralysa le corps. Sa cage thoracique refusait d’accompagner sa respiration. Il restait lĂ , mĂ©dusĂ©, contemplant sans retenue les courbes que le soleil dĂ©voilait dans son jeu de transparence. Celles de l’intĂ©rieur des cuisses qui venaient percuter les lignes des fesses. Ces derniĂšres traçant alors de nouvelles courbes symĂ©triques, soulignant leur galbe tout en venant se rejoindre presque Ă  se toucher. Presque, car juste avant de se rejoindre, les deux lignes esquissĂšrent un w si parfait que Tony sut immĂ©diatement que, sous sa robe printaniĂšre, l’inconnue ne portait rien.


Combien de temps Ă©tait-il restĂ© lĂ , Ă  contempler cette sculpture d’ombre, il n’en savait rien. La mĂąchoire serrĂ©e, Tony se contentait de dĂ©glutir l’abondance salivaire qui suintait dans sa bouche. La mĂȘme abondance, sĂ©minale, humidifiait son entrejambe. Il jouait avec son pouce, caressant son gland sous la toile trempĂ©e. BrĂ»lant de cette vision sur le sexe rangĂ© de l’inconnue, Tony se voyait jouer de son autre main sur les fesses de la jeune femme. Tout en le caressant, il en apprĂ©ciait la rondeur. Tout en douceur, il faisait remonter la robe, cueillant une Ă  une les cerises en sĂ©rigraphie. La peau, blanche, lunaire, faisait lentement son apparition Ă  mesure qu’il relevait le tissu. Puis, enfin, ses doigts tremblants posĂšrent leur pulpe sur la chair ferme. Le souffle court, Tony explorait mentalement chaque grain de peau tandis qu’il faisait descendre sa main vers l’intimitĂ© de l’inconnue. Il sentait dĂ©jĂ  la chaude oasis au milieu du dĂ©sert glabre de la vulve qui s’offrait progressivement Ă  son regard. Son index et son annulaire prirent alors position de part et d’autre du sillon dĂ©jĂ  miellĂ© de cyprine. Puis, Ă©cartant dĂ©licatement les premiĂšres lĂšvres, il posa son majeur sur les plus petites qui Ă©pousĂšrent aussitĂŽt le doigt audacieux. Tony pouvait sentir les pulsations de dĂ©sir qui irradiait du vagin enfiĂ©vrĂ©. Chacune d’elles venait dĂ©poser une nouvelle vague du nectar magmatique au parfum sublime et envoĂ»tant. Il sentait Ă©galement le bourgeon qui se dressait sous son capuchon de pudeur. Courbant son majeur, il en apposa son extrĂ©mitĂ© sur ce prĂ©cieux clitoris afin d’y exercer une lĂ©gĂšre pression. L’effet fut immĂ©diat et mit en branle le bassin de la jeune femme. Ses jambes s’écartaient lentement, tournant sur elles-mĂȘmes. Elles pivotaient. D’un bond, Tony se jeta en arriĂšre. La panique le fit dĂ©bander plus rapidement que sa trique. Pris au piĂšge, il ne savait plus comment rĂ©agir. Elle s’était tournĂ©e. L’avait-elle entendu ? Vu ? DĂ©sespĂ©rĂ© Ă  l’idĂ©e de se faire prendre comme un gosse la main dans le pantalon, il longea le mur de la bĂątisse, enserrant son sexe devenu flasque. Alors, il contourna l’édifice de briques, se retrouvant face au manoir qu’il espĂ©rait vide. De l’autre cĂŽtĂ©, le puits s’offrait Ă  lui, l’inconnue n’était plus lĂ .


Tony se tenait immobile, une main toujours plaquĂ©e sur son sexe et l’autre appuyĂ©e sur son cƓur qui battait la chamade. Pas un son ne se faisait entendre, pas mĂȘme un piaillement d’oiseau dans les arbres centenaires. Il se risqua tout de mĂȘme Ă  un rapide coup d’Ɠil Ă  travers les fenĂȘtres de la dĂ©pendance. Son regard porta au-delĂ  de quelques meubles couverts de draps blancs pour dĂ©boucher de l’autre cĂŽtĂ© et tenter d’apercevoir une mĂšche brune ou un bout d’étoffe. Les minutes martelaient leur passage dans ses tempes au rythme de minutes de plus en plus longues. Le soleil n’était plus son alliĂ© et s’élevait haut dans le ciel dĂ©sormais, lui indiquant qu’il pouvait rentrer chez lui et se faire porter malade. Il esquissa donc un mouvement, Ă  pas de loup, et se dirigea vers le puits, s’attendant Ă  se faire attraper par la voix de l’inconnue. Il n’en fut rien. Pour se rassurer, il chercha l’endroit oĂč il s’était tapi, essayant de se persuader qu’elle ne pouvait pas l’avoir vu. Puis, Ă  peine soulagĂ©, il examina le puits d’oĂč Ă©manait une trace olfactive qui n’avait rien Ă  faire lĂ . Une trace de bergamote qui s’effaçait pour celle du magnolia. Il ferma les yeux pour mieux s’en imprĂ©gner et faire remonter le souvenir d’ombre et de lumiĂšre qui l’avait conduit au bord de la jouissance. Sentant de nouveau la turgescence dresser son pĂ©nis, Tony rouvrit les yeux et s’appuya Ă  son tour sur la margelle du puits, rongĂ©e par le lichen. En se demandant ce qu’elle Ă©tait venue faire, il sortit machinalement sa bourse de cuir tachĂ©e de liquide sĂ©minal, attrapa une piĂšce et la jeta dans les profondeurs. Son souhait Ă©tait Ă©vident : revoir la belle aux cheveux d’ébĂšne, Ă  la peau de lait et Ă  la vulve glabre. Comme son souffle s’accĂ©lĂ©rait, Tony tira sur sa chemise et fit passer les pans sur son pantalon afin de couvrir les traces de son forfait. Il huma une derniĂšre fois la fragrance de son parfum et le sourire aux lĂšvres prit le chemin de son studio.


L’avantage indĂ©niable avec la pĂ©nurie de mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes dans les villages Ă©tait cette facilitĂ© Ă  obtenir un arrĂȘt de travail avec les consultations en ligne. Tony n’eut aucun mal Ă  se faire arrĂȘter pour les deux jours restants avant la fin de semaine. Il clĂŽtura la session et s’occupa des dĂ©marches. Le dĂ©lai lui laissait tout loisir d’arpenter le chemin. Il y passa la journĂ©e et le dĂ©but de la nuit avant de retourner dans son studio avec une frustration qui lui oppressait les bourses. Alors, il passa sous la douche, pour se rĂ©chauffer sous l’eau bienfaisante et rĂ©gler son problĂšme de concentration. Si le souvenir des lĂšvres en filigrane de la robe Ă©tait encore brĂ»lant, il se contenta d’une masturbation purement mĂ©canique : l’effort, la jouissance, la douche. Encore ruisselant, il enfila rapidement un peignoir avant de s’installer derriĂšre l’écran de son ordinateur et d’ouvrir l’application Plan. Localiser le chemin fut un jeu d’enfant, mais ça n’était que le dĂ©but de sa recherche. Jonglant avec les vues en 2D et 3D, Tony faisait tourner la carte, zoomait, revenait en arriĂšre, prenait des notes. Il cherchait l’endroit le plus propice tout en gardant en tĂȘte que le jardin avait nĂ©cessairement changĂ© depuis la mise Ă  jour de la carte. Tout ce temps Ă  attendre aujourd’hui sans l’avoir fait avec son smartphone l’agaça un peu, mais il s’estimait chanceux de cette rencontre. Une seule ombre planait au-dessus de son tableau idyllique, la sensation terrible d’ĂȘtre un de ces maudits traqueurs. Fermant le capot de l’ordinateur, il s’installa devant un film d’horreur avec un plateau de fromages. Le meilleur moyen pour lui de chasser de son esprit cette transparence gourmande qu’il aspirait Ă  humer, goĂ»ter, ouvrir et explorer de mille et une façons.


Le matin s’était fait devancer par Tony, car le ciel n’avait pas eu le temps de teinter les nuages aux premiĂšres lueurs de l’aube qu’il Ă©tait dĂ©jĂ  Ă  arpenter le chemin. Son carnet de notes Ă  la main, il vĂ©rifiait les informations prises la veille et son sourire illumina son visage lorsqu’il repĂ©ra la cabane Ă  outils. Achevant de desceller une planche, il s’y installa sans vergogne et s’assura que la vue sur le puits au travers d’un interstice n’était pas entravĂ©e par la vĂ©gĂ©tation. Il ne restait plus qu’à attendre et Ă  calmer sa conscience en se rĂ©pĂ©tant qu’elle non plus n’avait rien Ă  faire lĂ , donc les torts Ă©taient partagĂ©s. C’était une facilitĂ© un peu grosse, mais elle lui permit de mettre fin au dĂ©bat entre l’ange et le dĂ©mon qui occupaient ses Ă©paules. Le soleil complice se levait. L’angle Ă©tait bon. Il ne restait que l’attente, qui faisait rougeoyer les deux charbons ardents qui avaient pris place dans chacun de ses testicules.


Neuf heures n’avaient pas fait vibrer son tĂ©lĂ©phone que le craquement des brindilles sur le chemin lui coupa la respiration. Sa position ne lui permettait pas de voir l’entrĂ©e, ni le passage au long de la dĂ©pendance, mais la vue sur le puits Ă©tait imprenable. Et, avec elle, l’espĂ©rance de la transparence. Soudain, tout son corps se mit Ă  tressaillir d’un incontrĂŽlable flux Ă©lectrique qui le secoua violemment. Elle Ă©tait lĂ . Ses cheveux noirs ruisselaient sur ses Ă©paules nues et poursuivaient leur descente en rappel, sur une robe bleue parsemĂ©e de pĂąquerettes. Elle tenait une feuille de papier Ă  la main gauche et Tony eut un petit pincement au cƓur en notant l’anneau Ă  son annulaire. Cependant, il ne parvenait pas Ă  poursuivre son inspection. Chaque fois qu’il manifestait son intention d’aller plus bas, son regard remontait sur le visage de l’inconnue qui, hormis sa blancheur, respirait l’Italie jusqu’au sombre des yeux Ă  peine soulignĂ©s d’un trait de charbon. Elle s’avançait prudemment entre les buissons, dĂ©posant avec grĂące ses baskets noires sur la terre encore meuble de la fraĂźcheur de la nuit passĂ©e. Elle Ă©tait diablement belle, aussi aĂ©rienne que volcanique, et se dirigea directement vers le puits pour se placer au mĂȘme emplacement que la veille. Tony afficha un sourire tout aussi gĂ©nĂ©reux que la forme qui apparut de nouveau sous le pinceau lumineux du soleil. Son sexe s’érigea automatiquement, comme s’il se levait sur la pointe de son pied pour jouir du spectacle. Tony le libĂ©ra de son jean bleu pĂ©trole et Ă©tala le liquide sĂ©minal qui perlait de son mĂ©at. Julia se pencha vers le puits, ouvrant un nouvel horizon sur sa poitrine gĂ©nĂ©reuse, mais surtout libre de toute entrave. La planque Ă©tait divine ! Il Ă©tait aux premiĂšres loges, au premier balcon d’un spectacle Ă©tourdissant. Alors, il commença une orchestration symphonique de plaisir avec son membre.


Pendant qu’il allait et venait le long du corps de sa verge, la jeune femme dĂ©plia une feuille de papier Ă  lettres. Tony ralentit l’allure pour mieux observer. Trop loin pour lire, il voyait uniquement quelques tracĂ©s indĂ©chiffrables. Plus surprenant encore, elle enflamma le papier avant de le jeter dans le puits. L’inconnue Ă©tait-elle un peu sorciĂšre ? Une Miss Tick des temps modernes, fusion de Sophia Loren et Gina Lollobrigida ? Soudainement, l’inconnue qu’il baptisa Julie, mieux, Julia, fit virevolter sa robe et s’en retourna vers l’entrĂ©e du jardin abandonnĂ©. Il ne la voyait plus, mais dĂ©cida, tout en rangeant son matĂ©riel derriĂšre sa braguette, d’attendre une dizaine de minutes avant de sortir de sa cachette. En gagnant la margelle du puits, il frotta sa main poisseuse sur la vĂ©gĂ©tation, tout en se demandant ce qu’elle avait bien pu invoquer, puis huma le mĂȘme parfum que la veille. Il en inspira de longues et profondes bouffĂ©es avant de se dĂ©cider Ă  repartir lui aussi et se mit Ă  longer la dĂ©pendance pour regagner le portillon ouvert sur ce jardin d’Eden. Soudain, son sourire s’effaça derriĂšre un masque de peur qui lui mangea le visage. La chair de poule hĂ©rissa tout son corps et un Ă©tau lui comprima le cƓur et le crĂąne. Il Ă©tait pris sur le fait. Incapable d’inventer quoi que ce soit, l’eĂ»t-il prĂ©parĂ©. Elle se tenait lĂ , dans l’embrasure de la porte ouverte de la petite maison de brique. Le souffle lui manquait, elle Ă©tait le loup et lui le petit cochon qui voulait jouer au prĂ©dateur.


— Alors, on joue les apprentis voyeurs ?


Il aurait aimé apprécier sa voix délicieuse, mais il restait pétrifié. Elle lui attrapa la main et la porta devant elle.


— Et en plus, il joue tout seul.


L’inconnue l’avait capturĂ©. Il en Ă©tait Ă  espĂ©rer que ce soit plus sa Julia que Miss Tick lorsqu’elle l’entraĂźna dans la dĂ©pendance. Tout en gardant sa main d’une poigne qu’il ne soupçonnait pas, elle le fit pivoter tout en refermant la porte et le plaqua contre le mur. Il ne savait plus que dire ou que faire. Soutenir son regard ou le fuir. Il Ă©tait coupable, honteux, perdu. Il ouvrit ses lĂšvres pour tenter d’articuler un son, mais elle ne lui en laissa pas le temps et s’engouffra dans sa bouche, mĂȘlant sa langue Ă  la sienne.


Elle l’embrassait avec fougue, comme si elle avait attendu ce moment depuis des annĂ©es. Tout son corps contre le sien, elle ne lui laissait aucun rĂ©pit. Il pouvait sentir la pression de ses mamelons durcis par le plaisir et l’envie. Il sentait la dĂ©pression entre ses jambes qui venait s’appuyer sur sa jambe. Puis, comme il ne rĂ©agissait pas suffisamment Ă  son goĂ»t, elle lui attrapa de nouveau le bras et le fit tournoyer sur un canapĂ© dont elle fit s’envoler le drap protecteur. Tony se retrouva rapidement assis sur le canapĂ©, Julia Ă  genoux devant lui, la tĂȘte au niveau de son ventre, les yeux plongĂ©s dans les siens, et les mains occupĂ©es Ă  dĂ©faire sa braguette et Ă  baisser son pantalon.


— Il est hors de question que tu partes trop vite aprùs ton excitation dans la cabane.


Elle savait tout. Elle savait dĂšs le dĂ©but. Les yeux Ă©carquillĂ©s, il en Ă©tait Ă  se demander ce qui avait bien pu le trahir, mais il n’eut pas longtemps Ă  rĂ©flĂ©chir.


— Les empreintes. Celles que j’ai vues en partant hier. Celles que j’ai vues en arrivant ce matin. Et ma grand-mùre travaillait ici, j’ai toujours sa clef.


L’idĂ©e d’avoir Ă©tĂ© aussi bĂȘte aurait pu le flageller sur place, mais c’est bien cette erreur qui lui valait sa situation actuelle. C’était bien sa Julia qu’il espĂ©rait et elle Ă©tait aux commandes. Il se mit Ă  sourire, elle lui rendit la pareille avant de le faire disparaĂźtre en mettant en bouche la verge tendue qu’elle avait sortie de son antre. Tony bascula la tĂȘte en arriĂšre en posant ses mains sur les cheveux noirs qui lui frottaient le bassin. Elle allait et venait en s’aidant d’une main qui faisait de mĂȘme sur le corps de son pĂ©nis, tandis que l’autre venait en soutien Ă  ses bourses. Parfois, Julia poursuivait la masturbation tout en allant gober les testicules, un par un avant de revenir en lĂ©chant le membre sur toute sa longueur. Elle terminait son excursion par le gland, tournait autour, puis reprenait le tout en bouche pour une nouvelle fellation plus intense que la prĂ©cĂ©dente. Tony sut effectivement qu’il n’allait pas tenir trĂšs longtemps Ă  ce rythme. Sa vision de la veille, l’excitation de la nuit, celle de ce matin, sa situation actuelle, les cheveux sur son corps, la main qui caressait ses couilles, celle qui le masturbait, la bouche qui le suçait, la langue qui le caressait, tout l’enflamma et il se mit Ă  gĂ©mir. Julia accentua la pression de tout bord. Il serrait ses cuisses autour de sa tĂȘte. Elle redoublait d’efforts. Il tressaillait. Elle accĂ©lĂ©ra encore et Tony lĂącha un rĂąle sonore tandis qu’il jouissait dans sa bouche. Elle pressait tout son membre Ă  chacune de ses saccades, libĂ©rant et avalant son sperme Ă  chaque contraction. Tony tremblait, elle le buvait jusqu’à la derniĂšre goutte. Puis, le libĂ©rant de son assaut, elle se releva et fit passer sa robe par-dessus sa tĂȘte. Nue devant lui, Tony fut de nouveau submergĂ© par un flot de dĂ©sir. Il eut Ă  peine le temps de dĂ©glutir qu’elle le coucha sur le canapĂ© et se mit Ă  califourchon sur son visage. Le parfum de sa vulve n’était plus une imagination olfactive, il Ă©tait lĂ , affluait en vagues gourmandes sous les pulsations soutenues des contractions vaginales. Julia avança un peu plus et posa ses lĂšvres rosĂ©es emperlĂ©es de cyprine sur la bouche de Tony. Il lui attrapa les hanches et embrassa chaque lĂšvre avant de s’emparer du bourgeon mis Ă  jour par la corolle ouverte. Le clitoris Ă  dĂ©couvert Ă©tait un vĂ©ritable dĂ©lice. Tandis qu’elle allait et venait avec son bassin, Tony suivait le mouvement, l’arrĂȘtait pour la laisser se frotter Ă  lui, puis reprenait le rythme en lĂ©chant le bouton de dĂ©sir qui se gorgeait de plaisir. Le sexe de Julia Ă©tait un rĂ©gal pour sa texture, son goĂ»t et son aspect. RehaussĂ© d’un fin trait de pilositĂ©, il Ă©tait un point d’exclamation au point d’orgue de son clitoris. Tony lĂ©chait, suçait, aspirait, lapait, entrait, sortait, contournait, happait, toutes ses attentions n’étaient que pĂ©chĂ©s de gourmandise et il s’y vautrait au mieux afin d’embraser le corps entier de Julia. Le prĂ©cipice extatique s’approchait Ă  vive allure et, Ă  son tour, elle s’y jeta en solitaire. Elle se replia sur le visage de Tony tandis que, de ses lĂšvres, il enserrait encore son clitoris. Tremblante, elle emprisonna sa tĂȘte entre ses bras et ses seins. Elle jouissait sous l’avalanche de ses contractions. Il attendit un instant qu’elle profite au mieux de ses spasmes triomphants avant de reprendre la main.


Julia se laissa soulever tandis que Tony la fit pivoter sur le canapĂ©. Elle se retrouva la tĂȘte dĂ©bordant de l’accoudoir, les Ă©paules affaissĂ©es, le dos cambrĂ©, les reins creusĂ©s et ses fesses ouvertes au plaisir. Tony hĂ©sita un instant avant de choisir son entrĂ©e. Il opta de nouveau pour les lĂšvres ouvertes et ruisselantes. La chaleur humide qui accueillit sa verge lui fit l’effet d’une bombe. La lubrification abondante le fit glisser en profondeur dans le cocon de soie. Il fit ressortir son pĂ©nis suintant de plaisir avant de reprendre sa dĂ©licieuse exploration. Il allait et venait en rythmes variĂ©s, jouant avec l’épaisseur de sa queue, il frottait toujours et encore le clitoris en fusion. Julia l’encouragea par des mouvements de son propre bassin, par des contractions de son pĂ©rinĂ©e, tandis qu’il poursuivait sur sa croupe offerte. Leurs gĂ©missements se mĂȘlaient dans une ode au plaisir. Ils montaient crescendo, s’amplifiaient pour ne faire plus qu’un rĂąle commun lorsqu’ils jouirent Ă  l’unisson dans une explosion sonore et un dernier soubresaut. Tony s’affaissa sur le dos de Julia. Éteint, vidĂ©, presque mort. Ses mains cherchĂšrent celles de Julia et leurs doigts s’entrecroisĂšrent dans une savoureuse Ă©treinte. Il appuya sa tĂȘte au creux de la sienne, elle s’y cala Ă  son tour. Chacun profitant de sa propre apothĂ©ose tout en la partageant par ces contacts charnels. Et, tandis que leurs corps parsemĂ©s de tressaillements sporadiques allaient Ă  reprendre pied, chacun refluait la question qui enflait inexorablement dans leurs esprits. Et maintenant ?


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Commentaire (1)

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Alexandre Leforestier verif

Alexandre Leforestier il y a 3 jours

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