L'inconnue du vieux puits
Avertissement
🔞 L’inconnue du Vieux Puits est une nouvelle érotique. Elle est donc réservée à un public averti.

L'inconnue du vieux puits
Par un curieux hasard, il l’avait rencontrée en prenant un chemin de traverse destiné à rattraper son temps perdu. Son retard au travail n’en fut que plus grand. Quant à sa productivité, disons qu’elle n’avait pas la même ferveur que celle qui alimentait sa turgescence après avoir vu cette inconnue en robe légère, penchée sur le vieux puits.
Le chemin longeait un manoir plutôt cossu, mais visiblement à l’abandon. Les volets de bois pendaient telles des paupières trop lourdes sur une façade décrépite, mangée par une bignone envahissante. Les propriétaires avaient bâti le rêve de toute une vie, puis, au moment de profiter du fruit de leur labeur, leurs héritiers les avaient placés en maison de retraite médicalisée. Depuis, la propriété sombrait dans un enchevêtrement de ronces, et le couple faisait de même. C’était une histoire glauque que les résidents du quartier connaissaient et la raison pour laquelle ce chemin était délaissé, comme si le fait de ne pas l’emprunter permettait d’oublier. Tony, lui, n’était pas du quartier. Il venait d’arriver en changeant de trottoir, selon l’expression de ceux qui n’ont pas à le faire. Tout ce qui lui importait était de grappiller quelques minutes sur le chemin du bureau. Son GPS ne connaissait rien non plus de cette tragédie, alors, quand il afficha une quinzaine de minutes de moins sur le trajet, Tony suivit aveuglément le tracé.
S’il n’était pas avenant d’y pénétrer, le chemin prenait pourtant une apparence beaucoup plus engageante à mesure que l’on y enfonçait. De larges feuilles de lierre venaient caresser les vieilles pierres à chaque murmure du vent. Le parfum des essences qui se dressaient encore entre les buissons et les ronciers venait capturer ses sens olfactifs. Il nourrissait alors de douces images d’une rare volupté. Tandis que Tony marchait à l’écoute de ses pas, son regard parcourait les tiges qui rampaient sur le mur. Elles semblaient pulser au rythme de ses battements de cœur. Sa gorge se nouait alors à l’en faire déglutir et ses lèvres s’asséchaient à la chaleur de ses pensées, réclamant le passage de sa langue. Cependant, son état de confusion fut brusquement rompu lorsque les veines ligneuses s’interrompirent sur un pilier de portillon en fer forgé rongé par la rouille. Dans les effluves de sa frustration, la curiosité l’emporta sur le temps et Tony jeta un œil dans cette ouverture. Juste un œil céda sa conscience, d’une voix intérieure à peine audible, avant de lui laisser passer la tête, puis un pied et un autre. Tony écarta délicatement un buisson touffu qui se laissa faire, puis pénétra avec précaution entre les montants qui gardaient l’ouverture.
Le jardin était en friche. Délaissé par la main de l’homme, il s’était laissé aller à des repousses sauvages, peu engageantes. Pourtant, Tony se laissait porter par cette découverte surprenante, cette invitation spontanée. Le portillon devait être l’entrée de service, la porte de derrière, cachée aux yeux de tous, mais empruntée par les initiés. Un ancien chemin de gravillons, presque tous ensevelis, conduisait à une première bâtisse, petite, délabrée, mais conservant une intégrité respectueuse. Aucun graffiti, aucune vitre brisée, et encore moins de saletés ne venaient souiller la dépendance des anciens maîtres du manoir. Tony se sentit soudainement coupable de son intrusion. Il eut un geste de recul, les yeux baissés, prêt à rebrousser chemin lorsqu’il vit des empreintes dans la terre meuble bordant l’allée quasiment disparue. Un sourire de soulagement emporta sa culpabilité, il n’était plus seul dans cette violation de propriété. Aussi, comme si cela pouvait amoindrir la faute, il décida de suivre les traces laissées, à n’en pas douter, par une femme.
Il n’avait aucun doute sur le sexe de l’intruse qui lui avait ouvert la voie. La pointure, petite, probablement un 38, ne pouvait pas être celle d’un ou d’une adolescente. À cet âge, il aurait pu y avoir plusieurs types d’empreintes, au moins deux, voire davantage, selon ses propres fantasmes. Son intuition se révéla exacte lorsqu’il arriva à l’angle de la maison. Dans un rayon de soleil mutin, accoudée sur la margelle d’un vieux puits, une femme en robe légère se laissait aller à la mélancolie de ses pensées intimes. Le vent, impudent, venait lui caresser les jambes, soulevant le tissu en vagues successives. Tony se replia furtivement, puis, dans l’ombre du mur, s’accroupit derrière un buisson. Il aurait aimé pouvoir se pencher davantage ou que le vent, devenu son allié, en vienne à soulever un peu plus haut l’étoffe qui léchait la peau diaphane de cette jeune femme. Recroquevillé, muselant sa conscience, Tony déshabilla du regard l’aventurière dont il avait suivi les traces. Ses longs cheveux noirs tombaient en cascade jusqu’au creux de ses reins. Ils dansaient telles des branches d’ébènes entre les motifs de cerises qui parsemaient la robe blanche ceinturée d’une large bande de cuir rouge. Ses hanches ouvraient le reste de sa robe en un parapluie sur des jambes qui n’en finissaient plus de l’inviter à se perdre entre elles. Enfin, incongruité de la chose ou esthétique vestimentaire assumée, ses chevilles se logeaient dans deux Converses rouges. Une princesse des temps modernes, plus rebelle qu’un Chaperon rouge, qui attendait certainement autre chose d’un prince que son arrivée par la forêt du jardin. Tony eut envie d’elle instantanément. Son membre acquiesçait à cette fugacité lubrique et s’érigera instantanément pour se porter volontaire. Son érection trouva d’autant plus sa place qu’il ne portait rien sous son pantalon de toile.
La position demi-assise devenait de plus en plus inconfortable. Son sexe réclamait de la place et Tony était sur le point de lui en donner en se levant quand il se ravisa. Un rayon solaire insolent venait de se glisser au niveau de l’entrejambe de l’inconnue. Le clair-obscur qui se dessina sur le tissu
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Kommentar (1)
Alexandre Leforestier vor 15 Stunden
Oulala ! Je suis bien avertis. Dans ma PAL.. je ferai une lecture à haute voix à ma Chérie... tout en découvrant le texte, histoire de vivre un vrai moment créatif et récréatif !
Tout est permis avec talent et justesse sur Panodyssey !
Humm... DAX ❤️
Gabriel Dax vor 14 Stunden
Tout est permis et plus encore tant que les sens en restent bouleversés.