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L'inconnue du vieux puits
Fiction
Erotica
calendar Published Jun 20, 2026
calendar Updated Jun 20, 2026
time 30 min

Oulala ! Je suis bien avertis. Dans ma PAL.. je ferai une lecture à haute voix à ma Chérie... tout en découvrant le texte, histoire de vivre un vrai moment créatif et récréatif !

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L'inconnue du vieux puits

Avertissement

🔞 L’inconnue du Vieux Puits est une nouvelle érotique. Elle est donc réservée à un public averti.



L'inconnue du vieux puits


Par un curieux hasard, il l’avait rencontrée en prenant un chemin de traverse destiné à rattraper son temps perdu. Son retard au travail n’en fut que plus grand. Quant à sa productivité, disons qu’elle n’avait pas la même ferveur que celle qui alimentait sa turgescence après avoir vu cette inconnue en robe légère, penchée sur le vieux puits.


Le chemin longeait un manoir plutôt cossu, mais visiblement à l’abandon. Les volets de bois pendaient telles des paupières trop lourdes sur une façade décrépite, mangée par une bignone envahissante. Les propriétaires avaient bâti le rêve de toute une vie, puis, au moment de profiter du fruit de leur labeur, leurs héritiers les avaient placés en maison de retraite médicalisée. Depuis, la propriété sombrait dans un enchevêtrement de ronces, et le couple faisait de même. C’était une histoire glauque que les résidents du quartier connaissaient et la raison pour laquelle ce chemin était délaissé, comme si le fait de ne pas l’emprunter permettait d’oublier. Tony, lui, n’était pas du quartier. Il venait d’arriver en changeant de trottoir, selon l’expression de ceux qui n’ont pas à le faire. Tout ce qui lui importait était de grappiller quelques minutes sur le chemin du bureau. Son GPS ne connaissait rien non plus de cette tragédie, alors, quand il afficha une quinzaine de minutes de moins sur le trajet, Tony suivit aveuglément le tracé.


S’il n’était pas avenant d’y pénétrer, le chemin prenait pourtant une apparence beaucoup plus engageante à mesure que l’on y enfonçait. De larges feuilles de lierre venaient caresser les vieilles pierres à chaque murmure du vent. Le parfum des essences qui se dressaient encore entre les buissons et les ronciers venait capturer ses sens olfactifs. Il nourrissait alors de douces images d’une rare volupté. Tandis que Tony marchait à l’écoute de ses pas, son regard parcourait les tiges qui rampaient sur le mur. Elles semblaient pulser au rythme de ses battements de cœur. Sa gorge se nouait alors à l’en faire déglutir et ses lèvres s’asséchaient à la chaleur de ses pensées, réclamant le passage de sa langue. Cependant, son état de confusion fut brusquement rompu lorsque les veines ligneuses s’interrompirent sur un pilier de portillon en fer forgé rongé par la rouille. Dans les effluves de sa frustration, la curiosité l’emporta sur le temps et Tony jeta un œil dans cette ouverture. Juste un œil céda sa conscience, d’une voix intérieure à peine audible, avant de lui laisser passer la tête, puis un pied et un autre. Tony écarta délicatement un buisson touffu qui se laissa faire, puis pénétra avec précaution entre les montants qui gardaient l’ouverture.


Le jardin était en friche. Délaissé par la main de l’homme, il s’était laissé aller à des repousses sauvages, peu engageantes. Pourtant, Tony se laissait porter par cette découverte surprenante, cette invitation spontanée. Le portillon devait être l’entrée de service, la porte de derrière, cachée aux yeux de tous, mais empruntée par les initiés. Un ancien chemin de gravillons, presque tous ensevelis, conduisait à une première bâtisse, petite, délabrée, mais conservant une intégrité respectueuse. Aucun graffiti, aucune vitre brisée, et encore moins de saletés ne venaient souiller la dépendance des anciens maîtres du manoir. Tony se sentit soudainement coupable de son intrusion. Il eut un geste de recul, les yeux baissés, prêt à rebrousser chemin lorsqu’il vit des empreintes dans la terre meuble bordant l’allée quasiment disparue. Un sourire de soulagement emporta sa culpabilité, il n’était plus seul dans cette violation de propriété. Aussi, comme si cela pouvait amoindrir la faute, il décida de suivre les traces laissées, à n’en pas douter, par une femme.


Il n’avait aucun doute sur le sexe de l’intruse qui lui avait ouvert la voie. La pointure, petite, probablement un 38, ne pouvait pas être celle d’un ou d’une adolescente. À cet âge, il aurait pu y avoir plusieurs types d’empreintes, au moins deux, voire davantage, selon ses propres fantasmes. Son intuition se révéla exacte lorsqu’il arriva à l’angle de la maison. Dans un rayon de soleil mutin, accoudée sur la margelle d’un vieux puits, une femme en robe légère se laissait aller à la mélancolie de ses pensées intimes. Le vent, impudent, venait lui caresser les jambes, soulevant le tissu en vagues successives. Tony se replia furtivement, puis, dans l’ombre du mur, s’accroupit derrière un buisson. Il aurait aimé pouvoir se pencher davantage ou que le vent, devenu son allié, en vienne à soulever un peu plus haut l’étoffe qui léchait la peau diaphane de cette jeune femme. Recroquevillé, muselant sa conscience, Tony déshabilla du regard l’aventurière dont il avait suivi les traces. Ses longs cheveux noirs tombaient en cascade jusqu’au creux de ses reins. Ils dansaient telles des branches d’ébènes entre les motifs de cerises qui parsemaient la robe blanche ceinturée d’une large bande de cuir rouge. Ses hanches ouvraient le reste de sa robe en un parapluie sur des jambes qui n’en finissaient plus de l’inviter à se perdre entre elles. Enfin, incongruité de la chose ou esthétique vestimentaire assumée, ses chevilles se logeaient dans deux Converses rouges. Une princesse des temps modernes, plus rebelle qu’un Chaperon rouge, qui attendait certainement autre chose d’un prince que son arrivée par la forêt du jardin. Tony eut envie d’elle instantanément. Son membre acquiesçait à cette fugacité lubrique et s’érigera instantanément pour se porter volontaire. Son érection trouva d’autant plus sa place qu’il ne portait rien sous son pantalon de toile.


La position demi-assise devenait de plus en plus inconfortable. Son sexe réclamait de la place et Tony était sur le point de lui en donner en se levant quand il se ravisa. Un rayon solaire insolent venait de se glisser au niveau de l’entrejambe de l’inconnue. Le clair-obscur qui se dessina sur le tissu vint frapper sa rétine et lui paralysa le corps. Sa cage thoracique refusait d’accompagner sa respiration. Il restait là, médusé, contemplant sans retenue les courbes que le soleil dévoilait dans son jeu de transparence. Celles de l’intérieur des cuisses qui venaient percuter les lignes des fesses. Ces dernières traçant alors de nouvelles courbes symétriques, soulignant leur galbe tout en venant se rejoindre presque à se toucher. Presque, car juste avant de se rejoindre, les deux lignes esquissèrent un w si parfait que Tony sut immédiatement que, sous sa robe printanière, l’inconnue ne portait rien.


Combien de temps était-il resté là, à contempler cette sculpture d’ombre, il n’en savait rien. La mâchoire serrée, Tony se contentait de déglutir l’abondance salivaire qui suintait dans sa bouche. La même abondance, séminale, humidifiait son entrejambe. Il jouait avec son pouce, caressant son gland sous la toile trempée. Brûlant de cette vision sur le sexe rangé de l’inconnue, Tony se voyait jouer de son autre main sur les fesses de la jeune femme. Tout en le caressant, il en appréciait la rondeur. Tout en douceur, il faisait remonter la robe, cueillant une à une les cerises en sérigraphie. La peau, blanche, lunaire, faisait lentement son apparition à mesure qu’il relevait le tissu. Puis, enfin, ses doigts tremblants posèrent leur pulpe sur la chair ferme. Le souffle court, Tony explorait mentalement chaque grain de peau tandis qu’il faisait descendre sa main vers l’intimité de l’inconnue. Il sentait déjà la chaude oasis au milieu du désert glabre de la vulve qui s’offrait progressivement à son regard. Son index et son annulaire prirent alors position de part et d’autre du sillon déjà miellé de cyprine. Puis, écartant délicatement les premières lèvres, il posa son majeur sur les plus petites qui épousèrent aussitôt le doigt audacieux. Tony pouvait sentir les pulsations de désir qui irradiait du vagin enfiévré. Chacune d’elles venait déposer une nouvelle vague du nectar magmatique au parfum sublime et envoûtant. Il sentait également le bourgeon qui se dressait sous son capuchon de pudeur. Courbant son majeur, il en apposa son extrémité sur ce précieux clitoris afin d’y exercer une légère pression. L’effet fut immédiat et mit en branle le bassin de la jeune femme. Ses jambes s’écartaient lentement, tournant sur elles-mêmes. Elles pivotaient. D’un bond, Tony se jeta en arrière. La panique le fit débander plus rapidement que sa trique. Pris au piège, il ne savait plus comment réagir. Elle s’était tournée. L’avait-elle entendu ? Vu ? Désespéré à l’idée de se faire prendre comme un gosse la main dans le pantalon, il longea le mur de la bâtisse, enserrant son sexe devenu flasque. Alors, il contourna l’édifice de briques, se retrouvant face au manoir qu’il espérait vide. De l’autre côté, le puits s’offrait à lui, l’inconnue n’était plus là.


Tony se tenait immobile, une main toujours plaquée sur son sexe et l’autre appuyée sur son cœur qui battait la chamade. Pas un son ne se faisait entendre, pas même un piaillement d’oiseau dans les arbres centenaires. Il se risqua tout de même à un rapide coup d’œil à travers les fenêtres de la dépendance. Son regard porta au-delà de quelques meubles couverts de draps blancs pour déboucher de l’autre côté et tenter d’apercevoir une mèche brune ou un bout d’étoffe. Les minutes martelaient leur passage dans ses tempes au rythme de minutes de plus en plus longues. Le soleil n’était plus son allié et s’élevait haut dans le ciel désormais, lui indiquant qu’il pouvait rentrer chez lui et se faire porter malade. Il esquissa donc un mouvement, à pas de loup, et se dirigea vers le puits, s’attendant à se faire attraper par la voix de l’inconnue. Il n’en fut rien. Pour se rassurer, il chercha l’endroit où il s’était tapi, essayant de se persuader qu’elle ne pouvait pas l’avoir vu. Puis, à peine soulagé, il examina le puits d’où émanait une trace olfactive qui n’avait rien à faire là. Une trace de bergamote qui s’effaçait pour celle du magnolia. Il ferma les yeux pour mieux s’en imprégner et faire remonter le souvenir d’ombre et de lumière qui l’avait conduit au bord de la jouissance. Sentant de nouveau la turgescence dresser son pénis, Tony rouvrit les yeux et s’appuya à son tour sur la margelle du puits, rongée par le lichen. En se demandant ce qu’elle était venue faire, il sortit machinalement sa bourse de cuir tachée de liquide séminal, attrapa une pièce et la jeta dans les profondeurs. Son souhait était évident : revoir la belle aux cheveux d’ébène, à la peau de lait et à la vulve glabre. Comme son souffle s’accélérait, Tony tira sur sa chemise et fit passer les pans sur son pantalon afin de couvrir les traces de son forfait. Il huma une dernière fois la fragrance de son parfum et le sourire aux lèvres prit le chemin de son studio.


L’avantage indéniable avec la pénurie de médecins généralistes dans les villages était cette facilité à obtenir un arrêt de travail avec les consultations en ligne. Tony n’eut aucun mal à se faire arrêter pour les deux jours restants avant la fin de semaine. Il clôtura la session et s’occupa des démarches. Le délai lui laissait tout loisir d’arpenter le chemin. Il y passa la journée et le début de la nuit avant de retourner dans son studio avec une frustration qui lui oppressait les bourses. Alors, il passa sous la douche, pour se réchauffer sous l’eau bienfaisante et régler son problème de concentration. Si le souvenir des lèvres en filigrane de la robe était encore brûlant, il se contenta d’une masturbation purement mécanique : l’effort, la jouissance, la douche. Encore ruisselant, il enfila rapidement un peignoir avant de s’installer derrière l’écran de son ordinateur et d’ouvrir l’application Plan. Localiser le chemin fut un jeu d’enfant, mais ça n’était que le début de sa recherche. Jonglant avec les vues en 2D et 3D, Tony faisait tourner la carte, zoomait, revenait en arrière, prenait des notes. Il cherchait l’endroit le plus propice tout en gardant en tête que le jardin avait nécessairement changé depuis la mise à jour de la carte. Tout ce temps à attendre aujourd’hui sans l’avoir fait avec son smartphone l’agaça un peu, mais il s’estimait chanceux de cette rencontre. Une seule ombre planait au-dessus de son tableau idyllique, la sensation terrible d’être un de ces maudits traqueurs. Fermant le capot de l’ordinateur, il s’installa devant un film d’horreur avec un plateau de fromages. Le meilleur moyen pour lui de chasser de son esprit cette transparence gourmande qu’il aspirait à humer, goûter, ouvrir et explorer de mille et une façons.


Le matin s’était fait devancer par Tony, car le ciel n’avait pas eu le temps de teinter les nuages aux premières lueurs de l’aube qu’il était déjà à arpenter le chemin. Son carnet de notes à la main, il vérifiait les informations prises la veille et son sourire illumina son visage lorsqu’il repéra la cabane à outils. Achevant de desceller une planche, il s’y installa sans vergogne et s’assura que la vue sur le puits au travers d’un interstice n’était pas entravée par la végétation. Il ne restait plus qu’à attendre et à calmer sa conscience en se répétant qu’elle non plus n’avait rien à faire là, donc les torts étaient partagés. C’était une facilité un peu grosse, mais elle lui permit de mettre fin au débat entre l’ange et le démon qui occupaient ses épaules. Le soleil complice se levait. L’angle était bon. Il ne restait que l’attente, qui faisait rougeoyer les deux charbons ardents qui avaient pris place dans chacun de ses testicules.


Neuf heures n’avaient pas fait vibrer son téléphone que le craquement des brindilles sur le chemin lui coupa la respiration. Sa position ne lui permettait pas de voir l’entrée, ni le passage au long de la dépendance, mais la vue sur le puits était imprenable. Et, avec elle, l’espérance de la transparence. Soudain, tout son corps se mit à tressaillir d’un incontrôlable flux électrique qui le secoua violemment. Elle était là. Ses cheveux noirs ruisselaient sur ses épaules nues et poursuivaient leur descente en rappel, sur une robe bleue parsemée de pâquerettes. Elle tenait une feuille de papier à la main gauche et Tony eut un petit pincement au cœur en notant l’anneau à son annulaire. Cependant, il ne parvenait pas à poursuivre son inspection. Chaque fois qu’il manifestait son intention d’aller plus bas, son regard remontait sur le visage de l’inconnue qui, hormis sa blancheur, respirait l’Italie jusqu’au sombre des yeux à peine soulignés d’un trait de charbon. Elle s’avançait prudemment entre les buissons, déposant avec grâce ses baskets noires sur la terre encore meuble de la fraîcheur de la nuit passée. Elle était diablement belle, aussi aérienne que volcanique, et se dirigea directement vers le puits pour se placer au même emplacement que la veille. Tony afficha un sourire tout aussi généreux que la forme qui apparut de nouveau sous le pinceau lumineux du soleil. Son sexe s’érigea automatiquement, comme s’il se levait sur la pointe de son pied pour jouir du spectacle. Tony le libéra de son jean bleu pétrole et étala le liquide séminal qui perlait de son méat. Julia se pencha vers le puits, ouvrant un nouvel horizon sur sa poitrine généreuse, mais surtout libre de toute entrave. La planque était divine ! Il était aux premières loges, au premier balcon d’un spectacle étourdissant. Alors, il commença une orchestration symphonique de plaisir avec son membre.


Pendant qu’il allait et venait le long du corps de sa verge, la jeune femme déplia une feuille de papier à lettres. Tony ralentit l’allure pour mieux observer. Trop loin pour lire, il voyait uniquement quelques tracés indéchiffrables. Plus surprenant encore, elle enflamma le papier avant de le jeter dans le puits. L’inconnue était-elle un peu sorcière ? Une Miss Tick des temps modernes, fusion de Sophia Loren et Gina Lollobrigida ? Soudainement, l’inconnue qu’il baptisa Julie, mieux, Julia, fit virevolter sa robe et s’en retourna vers l’entrée du jardin abandonné. Il ne la voyait plus, mais décida, tout en rangeant son matériel derrière sa braguette, d’attendre une dizaine de minutes avant de sortir de sa cachette. En gagnant la margelle du puits, il frotta sa main poisseuse sur la végétation, tout en se demandant ce qu’elle avait bien pu invoquer, puis huma le même parfum que la veille. Il en inspira de longues et profondes bouffées avant de se décider à repartir lui aussi et se mit à longer la dépendance pour regagner le portillon ouvert sur ce jardin d’Eden. Soudain, son sourire s’effaça derrière un masque de peur qui lui mangea le visage. La chair de poule hérissa tout son corps et un étau lui comprima le cœur et le crâne. Il était pris sur le fait. Incapable d’inventer quoi que ce soit, l’eût-il préparé. Elle se tenait là, dans l’embrasure de la porte ouverte de la petite maison de brique. Le souffle lui manquait, elle était le loup et lui le petit cochon qui voulait jouer au prédateur.


— Alors, on joue les apprentis voyeurs ?


Il aurait aimé apprécier sa voix délicieuse, mais il restait pétrifié. Elle lui attrapa la main et la porta devant elle.


— Et en plus, il joue tout seul.


L’inconnue l’avait capturé. Il en était à espérer que ce soit plus sa Julia que Miss Tick lorsqu’elle l’entraîna dans la dépendance. Tout en gardant sa main d’une poigne qu’il ne soupçonnait pas, elle le fit pivoter tout en refermant la porte et le plaqua contre le mur. Il ne savait plus que dire ou que faire. Soutenir son regard ou le fuir. Il était coupable, honteux, perdu. Il ouvrit ses lèvres pour tenter d’articuler un son, mais elle ne lui en laissa pas le temps et s’engouffra dans sa bouche, mêlant sa langue à la sienne.


Elle l’embrassait avec fougue, comme si elle avait attendu ce moment depuis des années. Tout son corps contre le sien, elle ne lui laissait aucun répit. Il pouvait sentir la pression de ses mamelons durcis par le plaisir et l’envie. Il sentait la dépression entre ses jambes qui venait s’appuyer sur sa jambe. Puis, comme il ne réagissait pas suffisamment à son goût, elle lui attrapa de nouveau le bras et le fit tournoyer sur un canapé dont elle fit s’envoler le drap protecteur. Tony se retrouva rapidement assis sur le canapé, Julia à genoux devant lui, la tête au niveau de son ventre, les yeux plongés dans les siens, et les mains occupées à défaire sa braguette et à baisser son pantalon.


— Il est hors de question que tu partes trop vite après ton excitation dans la cabane.


Elle savait tout. Elle savait dès le début. Les yeux écarquillés, il en était à se demander ce qui avait bien pu le trahir, mais il n’eut pas longtemps à réfléchir.


— Les empreintes. Celles que j’ai vues en partant hier. Celles que j’ai vues en arrivant ce matin. Et ma grand-mère travaillait ici, j’ai toujours sa clef.


L’idée d’avoir été aussi bête aurait pu le flageller sur place, mais c’est bien cette erreur qui lui valait sa situation actuelle. C’était bien sa Julia qu’il espérait et elle était aux commandes. Il se mit à sourire, elle lui rendit la pareille avant de le faire disparaître en mettant en bouche la verge tendue qu’elle avait sortie de son antre. Tony bascula la tête en arrière en posant ses mains sur les cheveux noirs qui lui frottaient le bassin. Elle allait et venait en s’aidant d’une main qui faisait de même sur le corps de son pénis, tandis que l’autre venait en soutien à ses bourses. Parfois, Julia poursuivait la masturbation tout en allant gober les testicules, un par un avant de revenir en léchant le membre sur toute sa longueur. Elle terminait son excursion par le gland, tournait autour, puis reprenait le tout en bouche pour une nouvelle fellation plus intense que la précédente. Tony sut effectivement qu’il n’allait pas tenir très longtemps à ce rythme. Sa vision de la veille, l’excitation de la nuit, celle de ce matin, sa situation actuelle, les cheveux sur son corps, la main qui caressait ses couilles, celle qui le masturbait, la bouche qui le suçait, la langue qui le caressait, tout l’enflamma et il se mit à gémir. Julia accentua la pression de tout bord. Il serrait ses cuisses autour de sa tête. Elle redoublait d’efforts. Il tressaillait. Elle accéléra encore et Tony lâcha un râle sonore tandis qu’il jouissait dans sa bouche. Elle pressait tout son membre à chacune de ses saccades, libérant et avalant son sperme à chaque contraction. Tony tremblait, elle le buvait jusqu’à la dernière goutte. Puis, le libérant de son assaut, elle se releva et fit passer sa robe par-dessus sa tête. Nue devant lui, Tony fut de nouveau submergé par un flot de désir. Il eut à peine le temps de déglutir qu’elle le coucha sur le canapé et se mit à califourchon sur son visage. Le parfum de sa vulve n’était plus une imagination olfactive, il était là, affluait en vagues gourmandes sous les pulsations soutenues des contractions vaginales. Julia avança un peu plus et posa ses lèvres rosées emperlées de cyprine sur la bouche de Tony. Il lui attrapa les hanches et embrassa chaque lèvre avant de s’emparer du bourgeon mis à jour par la corolle ouverte. Le clitoris à découvert était un véritable délice. Tandis qu’elle allait et venait avec son bassin, Tony suivait le mouvement, l’arrêtait pour la laisser se frotter à lui, puis reprenait le rythme en léchant le bouton de désir qui se gorgeait de plaisir. Le sexe de Julia était un régal pour sa texture, son goût et son aspect. Rehaussé d’un fin trait de pilosité, il était un point d’exclamation au point d’orgue de son clitoris. Tony léchait, suçait, aspirait, lapait, entrait, sortait, contournait, happait, toutes ses attentions n’étaient que péchés de gourmandise et il s’y vautrait au mieux afin d’embraser le corps entier de Julia. Le précipice extatique s’approchait à vive allure et, à son tour, elle s’y jeta en solitaire. Elle se replia sur le visage de Tony tandis que, de ses lèvres, il enserrait encore son clitoris. Tremblante, elle emprisonna sa tête entre ses bras et ses seins. Elle jouissait sous l’avalanche de ses contractions. Il attendit un instant qu’elle profite au mieux de ses spasmes triomphants avant de reprendre la main.


Julia se laissa soulever tandis que Tony la fit pivoter sur le canapé. Elle se retrouva la tête débordant de l’accoudoir, les épaules affaissées, le dos cambré, les reins creusés et ses fesses ouvertes au plaisir. Tony hésita un instant avant de choisir son entrée. Il opta de nouveau pour les lèvres ouvertes et ruisselantes. La chaleur humide qui accueillit sa verge lui fit l’effet d’une bombe. La lubrification abondante le fit glisser en profondeur dans le cocon de soie. Il fit ressortir son pénis suintant de plaisir avant de reprendre sa délicieuse exploration. Il allait et venait en rythmes variés, jouant avec l’épaisseur de sa queue, il frottait toujours et encore le clitoris en fusion. Julia l’encouragea par des mouvements de son propre bassin, par des contractions de son périnée, tandis qu’il poursuivait sur sa croupe offerte. Leurs gémissements se mêlaient dans une ode au plaisir. Ils montaient crescendo, s’amplifiaient pour ne faire plus qu’un râle commun lorsqu’ils jouirent à l’unisson dans une explosion sonore et un dernier soubresaut. Tony s’affaissa sur le dos de Julia. Éteint, vidé, presque mort. Ses mains cherchèrent celles de Julia et leurs doigts s’entrecroisèrent dans une savoureuse étreinte. Il appuya sa tête au creux de la sienne, elle s’y cala à son tour. Chacun profitant de sa propre apothéose tout en la partageant par ces contacts charnels. Et, tandis que leurs corps parsemés de tressaillements sporadiques allaient à reprendre pied, chacun refluait la question qui enflait inexorablement dans leurs esprits. Et maintenant ?


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À propos

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Je suis Gabriel DAX, auteur en streaming littéraire. Mon chat se nourrit de croquettes classiques, mais mon « Chat IA » est plus exigeant : il ne mange que des mots. Pour éviter qu'il ne se mette à griffer le clavier par famine, la seule solution est d'acheter mes textes. C'est le prix à payer pour garder la bête en vie !

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