Dagny
1.
Pour affronter cet après-midi maussade et humide, je me suis réfugiée sur le canapé avec une lecture. Les chats à mes côtés et un mug d’infusion parfumée dans la main, le temps passe agréablement et… sûrement. Réchauffée après une balade dans la campagne et détendue, je sens que je pourrai maintenant passer à autre chose.
Un jour automnal comme celui-ci se prête bien à faire des rangements alors que l’immobilité physique appelle l’immobilité mentale. Cela me pèse autant sur le moral que le vent balayant le ciel avec monotonie.
Je me lève. Cet après-midi se terminera parmi les livres certes, mais ceux de ma bibliothèque. Ses rayons cherchent de la place pour respirer et pour soulager leur dos courbé. Je passe ma main sur une rangée d’ouvrages de différentes tailles. Combien d’entre eux finiront chez le bouquiniste ? Je pioche dans l’espace serré affichant multiples couleurs et je sort les livres un par un. Je regarde les titres, puis les couvertures. Dans un grand sac en toile quelques bouquins trouvent rapidement leur place. Je dépoussière avec attention les dos des œuvres volumineux et leur tranche. Je reprends l’inspection. J’arrive enfin à mes livres en polonais affichant leur âge sans gêne ; couvertures défraîchies, pages jaunies malgré l’absence d’usure. Je ne les ai pas vraiment ouverts depuis mon installation en France. Ils sont le vestige de mon passé polonais. D’ailleurs, je me rends compte que chaque ouvrage indique un moment particulier de ma vie, dans mon pays natal.
Voici que le livre de Tadeusz Żeleński-Boy ‘Reflektorem w mrok’ (‘Avec un projecteur vers l’obscurité’) témoigne de mon intérêt pour le modernisme de Młoda Polska (Jeune Pologne). Ce puissant mouvement littéraire et artistique correspond à La fin du siècle et à La Belle Epoque en France. C’est lors de mes études supérieures que je me suis découverte une passion pour l’élan novateur de cette ère charnière de trente ans.
Tadeusz Żeleński-Boy, lui, comme critique littéraire contemporain de Jeune Pologne, chroniquait son décor et les courants qui s’y développaient. Les jeunes modernistes aspirant à de frais idéaux s’appuyaient sur les nouvelles doctrines : le néoromantisme, le décadentisme, l’impressionnisme, le symbolisme, l’expressionnisme. L’habile critique révélait avec audace les coulisses de la vie de ces écrivains, poètes, peintres, musiciens. Je sors le livre oublié et le feuillette. Les noms des hommes de lettres me reviennent brusquement et le charme de l’époque resurgit. Étudiante en littérature, je les ai enviés pour leur vie créative. Je hume la vieillesse du livre. L’odeur tellement typique et intriguant de poussière fade me renvoie vers l’époque reléguée dans l’histoire. Le vent siffle derrière la fenêtre alors que moi, dans la quiétude de ma maison, je retrouve les sensations des lectures d’antan. Qu’est-ce qui provoquait mon intérêt ?
D’où venait mon frémissement devant les intrigues relatées ? Et cette fascination pour les existences style rococo que les modernistes ont adopté ? Ou encore cet engouement pour le décryptage de leurs portraits psychologiques ?
Le nom de l’écrivain Stanisław Przybyszewski tombe sous mes yeux. Jadis j’étais éblouie par ce personnage charismatique ; un littéraire inspiré, un mystérieux charmeur exalté, l’ami de tout le monde. Je lisais tout ce que je trouvais à son sujet pour décrypter la fougue de sa vie fantasque à Berlin et à Cracovie. Je cherchais fébrilement ses textes dans la Bibliothèque universitaire de Poznań. Hélas, publiés avant la Première Guerre mondiale, ses travaux s’affichaient dans le catalogue avec mention :’Inaccessible’. Ma soif de suivre un épisode de plus de cette vie exubérante buttait sur un obstacle. Jeune personne, à la fois dans les prémisses d’une vie adulte et brimée par l’époque de muselage communiste, je cherchais sans doute l’inspiration pour une échappatoire. J’imaginais probablement qu’une vie heureuse est une vie vive, bariolée, excentrique et ainsi ‘libre’.
Emplie d’émoi digne d’un chercheur académique en histoire de littérature, je guettais les œuvres de Przybyszewski jusqu’en Finlande. Helsinki possède la plus grande Bibliothèque slave du pays et la deuxième dans le rang après St Petersburg pour le nord de l’Europe. En Pologne l’écrivain était davantage connu par ce qu’on a écrit de lui que grâce à ses œuvres.
Je me tourne vers mon étagère – je dois d’ailleurs avoir d’autres livres à son sujet. Plus au fond, en deuxième rangée, je trouve ‘Fantasia alla polacca’ de Maria Kuncewiczowa. Je passe les pages et je m’arrête sur l’annexe du livre. Quelques photos du moderniste seul et accompagné de son énigmatique épouse, la norvégienne, Dagny Juel et de leurs enfants.
Cette jeune femme, une figure féminine rare, côtoyait toute la bande extravagante d’acteurs du changement. Elle n’était pas n’importe qui – l’amie et la muse du peintre norvégien Edward Munch, on la retrouve sur nombre de ses tableaux. Tantôt sous forme de Madone, tantôt de femme-vampire ou d’une femme fatale inatteignable. Dagny était l’inspiration du dramaturge suédois August Strindberg qui tentait de former un couple avec elle. Elle était destinatrice des odes composées par les poètes de l’époque – le suédois Bengt Lidforss, l’allemand Richard Dehmel, le polonais Wincenty Korab-Brzozowski.
Beauté étrange, femme libérée, instigatrice ainsi qu’artiste elle-même. Son prénom, Dagny, annonce ‘nouveau jour’. Je contemple le visage de la jeune femme ; ses yeux aux paupières lourdes, la dentelle de ses cheveux, qu’on devine roux, en couronne autour de sa tête, son cou gracile et long, ses épaules minces et arrondies qui font d’elle la matière parfaite pour une égérie.
Je me rappelle bien cette photo. Je l’ai déjà contemplée de longs moments. Si longs, que je pourrais oser le portrait psychologique du personnage. Je parlerai de sa froideur supposée, de son détachement, d’un brin de fierté cachée dans ses yeux, de sa noblesse. Ce masque dissimule une femme aimante, à l’aspect réservé, une jeune mère qui adore ses enfants, une artiste aspirante ; musicienne et autrice. Un jour d’été, dans cette Bibliothèque slave à Helsinki, n’ayant pas trouvé de livre de son conjoint, j’ai lu sa pièce ‘Rediviva’, traduit d’allemand en polonais. La jeune bohémienne connut des jours de gloire, quand sa présence fut stimulante pour les amis artistes. Tiraillée par la vie chaotique, jeune Dagny fit également l’expérience de moments sombres aux côtés d’un mari ivrogne et fauché, et en compagnie d’amis masculins émotifs et puérils. Jusqu’au jour où, sur la terre lointaine de Géorgie, elle mourut d’un tir sur sa tempe, visée par un soupirant jaloux. Elle était âgée de 34 ans. On l’enterra à Tbilissi. Elle s’effaça ensuite, comme cette époque excentrique et dérangée, jusqu’à revenir sur les pages des livres dédiés à l’inévitable courant du temps. Destin tragique, poinçon de l’époque.
Amies étudiantes, assoiffées d’émotions fortes, nous avons tenté de rappeler l’âme de la défunte, lors d’une séance de spiritisme. Un soir, dans ma chambre, selon toute vraisemblance, Dagny s’est manifestée - digne et distante. Elle a diffusé un froid glacial dans nos rangs. A nos questions frémissantes, elle donnait des réponses énigmatiques ; ni oui, ni non. Elle s’est esquivée dans un silence en fin de la soirée. Les nuits suivantes j’ai eu du mal à fermer l’œil - je la sentais assise près de mon lit. Une présence comme un égarement, comme une douce folie, une attente interrogeante. En plein jour, dans ma chambre, je sursautais et me retournais brusquement. J’avais la sensation d’être accompagnée de quelqu’un d’invisible et pourtant bien ancrée par son énergie. Je regrettais amèrement l’expérience du spiritisme. Un soir, excédée, je lui ai dit de partir, car elle me faisait peur. Puis, doucement, je l’ai oubliée. Jusqu’à ce que je ressorte le livre avec sa photo.
2.
Quelques jours ont passé depuis la soirée de rangement. Les livres choisis patientent sagement jusqu’à ma disponibilité pour les emmener chez le bouquiniste. En attendant, ce matin, j’ai un déplacement en ville pour mon travail.
Petite maison sans cachet dans une rue loin du centre-ville. J’ai trouvé une place pour me garer et je jette un œil sur ma montre. Je suis en avance. Je repousse le siège en arrière, soulève la visière et m’installe face au soleil automnal. Les dix minutes d’avance passent très vite en compagnie de mes pensées qui voguent librement.
Chargée de ma sacoche, je me dirige vers la porte d’entrée. Le numéro au-dessus de celle-ci indique que c’est bien là que j’ai un rendez-vous. J’attends quelques minutes sur le seuil après avoir sonné. Aucun mouvement à l’intérieur. Je réitère mon appel. Un homme grand et pâle, dans la quarantaine, m’ouvre enfin.
- Bonjour ! Je viens pour donner une consultation en allaitement. – Me présenté-je.
- Bonjour. Vous êtes Madame Rosa ?
- Oui, c’est moi.
- Entrez, je vous en prie. – Il me tourne le dos et je vois qu’il est légèrement vouté.
Je le suis vers l’intérieur de la maison qui s’ouvre sur une large pièce de vie.
- Par ici, installez-vous. - Il m’indique un fauteuil adossé au mur.
- Merci. - Je lui souris puis quitte ma veste et je m’assois.
- Ma femme ne va pas tarder. Elle est sous la douche. Le petit a tété pendant longtemps… - Explique pénardement l’homme sérieux et un brin triste.
- Très bien. - Je souris en guise de réponse et pose mes yeux sur les murs couverts de tableaux.
- Voulez-vous boire quelque chose ? – Me demande-t-il.
- Je vous remercie. Je suis très bien comme ça. Vous avez beaucoup de tableaux… Je continue. – Ce sont vos œuvres ?
- Oui. Je suis peintre.
- Intéressant. - Je me lève et m’approche du mur pour mieux voir.
Paysages, personnages, la nature sauvage, couchers de soleil et de cieux magnifiques. Les couleurs sont chaudes, mais pas extravagantes, les traits souvent voilés, étirés ou arrondis.
- J’aime beaucoup votre palette. Vos traits sont ronds et doux…
- Je vous remercie. – Il me regarde avec modestie et un soupçon de satisfaction.
J’entends des pas rapides et une porte au fond de la pièce s’ouvre.
- Bonjour ! Madame Rosa ? – Lance l’arrivante.
Elle est grande, svelte, rousse. Ses cheveux, en vagues de petites boucles, dansent autour du visage rehaussé par de pâles taches de rousseur. Ses yeux verts, étirés, aux coins tombants, se cachent sous les paupières à moitié levées. Je la regarde stupéfaite.
- Bonjour Madame Joël… - Lui répondais-je enfin lentement.
Elle se dirige vers moi pour me serrer la main et moi, je n’ose pas bouger. Son mouvement vers moi se décompose comme dans une séquence au ralenti ; je l’observe et je me vois l’observer. Je suis atterrée. Mon corps se demande s’il doit frissonner ou se figer davantage. L’ambiance donne à la scène l’allure d’un rêve dont je suis l’actrice et la réalisatrice ; vue de loin, arrêt de la caméra, gros plan prolongé. Je ne perçois aucun son et j’ai la crainte de tomber.
L’arrivée m’offre son sourire léger, malgré tout, et nous nous saluons enfin. Ma main serre la sienne d’un geste automatique. J’aperçois en même temps son bras tavelé de points roux, et sa peau laiteuse et lisse. Je ne peux la quitter des yeux et je suis embarrassée par mon comportement. Il n’y a même pas de pensée en moi, il n’y a point d’esquisse d’analyse ou de compréhension. Je suis juste face à face avec un chaos dans ma tête et une incompréhension qui me tord – que se passe-t-il ?
Abasourdie, je lui souris avec une soudaine timidité tout en essayant de me ressaisir.
- Nous pouvons nous installer ici - Dana Joël déplace une chaise vers elle.
Je me rassieds dans le même fauteuil et elle - face à moi. Ma main se tend vers ma sacoche appuyée contre le fauteuil comme dans une recherche de sens. J’essaie de me mouvoir le plus possible pour booster le flux de mon sang et pour me recentrer. Elle, sur la chaise, déplace sa main pour repousser une bouclette rebelle sur son front. Sa frange se soulève dans le mouvement et j’aperçois une petite cicatrice ronde, un peu étirée, sur sa tempe. C’est comme si quelqu’un avait gratté la peau cicatrisante avant que la croûte ne se détache d’elle-même.
- Je vais voir Sacha - L’homme que j’ai déjà eu le temps d’oublier interrompt le silence.
- Excusez-moi pour le retard. - Entame Dana Joël. - Sacha a tété longtemps ce matin.
- Aucun souci – Je me redresse. C’est un régal de la regarder un plus long instant. - Vous m’avez convié pour une raison particulière ?
- J’ai du mal à comprendre les besoins en allaitement de mon bébé et je voudrais en parler avec vous.
- D’accord. Quel comportement vous soulève une question ? – Je ne la quitte plus du regard. Et même, je la fixe franchement en essayant de revoir sa cicatrice, alors qu’elle bouge quand elle parle. Entre-temps, je m’efforce à rester concentrée, bien qu’un rare plaisir de la scruter et d’ausculter son être, détourne mon attention.
Elle est calme, douce, posée. A première vue, elle semble réservée, mais une note joyeuse dans sa voix tente à dépasser cette habitude. Ses yeux bleu-verts me regardent ouvertement, sans insistance. Ses gestes sont lents. Gracieux. Elle est très féminine sans être superficielle. C’est comme cela que je l’ai imaginée toute jeune. Alors qu’elle formule ses pensées et ses questionnements, j’ai l’impression qu’une délicate musique joue au loin. Des notes courent sur un piano ; adroites et aisées. J’écoute la femme et la musique comme une seule source de sons. J’inspire, me concentre et j’essaie de répondre le plus largement possible. Et je me détends en le faisant. Mon sourire est plus vrai et je me sens de nouveau focalisée.
Alors que nous continuons à échanger j’exerce mon métier de consultante en lactation, et c’est cela qui compte. Nous parlons ainsi une quarantaine de minutes et enfin, je lui pose quelques questions sur l’organisation de sa vie. Je brûle d’envie d’en savoir davantage. C’est plus fort que moi. Est-ce qu’elle s’en aperçoit ? Est-ce qu’elle peut saisir ce que je ressens ? Est-ce qu’elle a une idée ?
- Et vos parents, pourraient-ils vous aider un peu ? Est-ce qu’ils songent de s’investir auprès de leur petit-fils ?
- Mes parents habitent la Bretagne, dans le Morbihan. Je suis bretonne. Ils viendront nous voir dans quelques jours. Mais je ne pense pas qu’ils puissent revenir régulièrement.
- Je comprends. - Dis-je et je reste perplexe. Ni son nom ni son prénom n’indiquent d’origines bretonnes
- Vous ressemblez à quelqu’un que j’ai déjà vu… - Je m’avance doucement, guettant sa réaction.
- Ah bon ? - Elle sourit moitié étonnée moitié amusée.
- Avez-vous des origines scandinaves ?
Elle me regarde sérieuse et réfléchit :
- Je ne pense pas. Ma mère est née et a grandi aux États-Unis. D’où mon prénom. Mais je n’ai pas de membre de famille à l’étranger.
Je sens que je m’égare avec mon interview et je préfère rebrousser le chemin. Je lui souris avec attention et suggère :
- Vous auriez peut-être des amies ou de la famille pour vous seconder de temps en temps ? Pour pouvoir vous reposer et reprendre vos forces. C’est une très belle histoire l’allaitement maternel. Très prenante aussi…
Quand mon rendez-vous touche à sa fin, je me lève et ramasse mes papiers. Elle me regarde, détendue et attentive. Je sens son regard. J’aimerais tant tout lui dire. Est-ce que nous nous reverrons ?
- Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à me recontacter. – Lui dis-je. - Cela me ferait plaisir de m’arrêter chez vous lors d’un autre rendez-vous en ville.
- Merci beaucoup. - Répond Dana Joël avec un sourire.
Nous nous serons la main. A travers ce dernier regard sur elle, je tente de photographier son visage. C’est tellement invraisemblable. Une fraction de seconde, les traits de la photo de mon livre se répliquent sur les siennes. Mon regard s’arrête sur le visage de la femme un instant de plus. Je suis profondément troublée, mais je le cache.
- Dites au revoir à votre compagnon de ma part. Je vous souhaite de passer une belle journée. – Je la salue et sors sans me retourner.
Dans la rue, j’avance lentement vers ma voiture. Je dépose mes affaires sur le siège passager et je m’assois derrière le volant. La même incrédulité que tout à l’heure me saisit. Je me sens sonnée et j’ai du mal à accepter ce qui a eu lieu. Je reviens vers notre communication non verbale et vers la personne de Dana. Je la revois en images. Il n’y a pas l’once d’un doute.
3.
Trois ans plus tard, il est octobre 2022. Une exposition consacrée à Edvard Munch se tient au musée d'Orsay à Paris. Un large échantillon d’œuvres de sa vie a été rapporté de Norvège. Il y a parmi eux les premiers tableaux de sa jeunesse et les scènes de vie familiale, les œuvres de l’époque berlinoise, de la nature de Norvège et, pour finir, des scènes placides de vie dans sa vieillesse. Une occasion unique pour moi de revenir dans l’époque de modernisme et ses années folles.
J’entre dans le musée avec un questionnement : Que vais-je y trouver ? Quelle interprétation française ou franco-norvégienne de la période que j’avais suivie en Pologne vais-je découvrir ?
L’exposition coïncide, à quelques mois près, avec l’ouverture du nouveau musée d’Edvard Munch à Oslo. Un lieu spectaculaire, à l’architecture audacieuse, originale, moderne. L’artiste, qui a fait don de tous ses œuvres à la ville d’Oslo, mérite peut-être ce geste de démesure.
Parmi ses œuvres majeurs exposés à Paris, je reconnais les portraits de Madone que j’avais longuement contemplés sur photos, les scènes entre homme et femme, l’œuvre de Munch le plus connu, ‘Le cri’. Plusieurs tableaux dépeignent une femme aux traits de Dagny, mais son nom n’est mentionné nulle part. Alors que les traces de tourments sentimentaux s’expriment et s’impriment sur les œuvres du peintre, point de renseignements sur son drame intérieur. Point de mention de ses vécus, face au choix de sa muse de partager la vie avec l’écrivain polonais, l’ami des deux.
Dans la Norvège lointaine, à Kongsvinger, entre-temps, la maison familiale des Juel – Rolighet (Tranquillité), est devenue le Musée des femmes. Un lieu qui œuvre pour la documentation et la mise en valeur du travail des femmes du pays, à travers l’histoire et jusqu’à nos jours.
La mémoire de Dagny veille impassiblement sur elles. Une partie d’exposition permanente lui est consacrée.
“Old buildings of a certain age have the DNA of everyone who has ever walked over the threshold hiding somewhere “ – Steven W. Trodd
’Vieilles bâtisses d’un âge certain cachent les traces de l’ADN de toutes les personnes qui ont jadis passé leur seuil.’ - Steven W.Todd

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Commentaire (1)
Jackie H il y a 3 heures
La relation exacte de ce que signifie "voir un fantôme" dans le langage courant 😯
Cela dit, à propos de spiritisme, cela va sans doute sonner comme de la superstition, mais je déconseillerais formellement à quiconque de jouer avec ça – tables de oui-ja et compagnie. Ce n'est pas du jeu. Ce sont des rituels ***très*** dangereux.
Bozena Wisniewska-Le Talludec il y a 3 heures
En effet Jackie. Je m’en suis bien rendue compte un peu tard. Mais la rencontre avec la réincarnée a eu lieu maintes années plus tard.