facebook Ma Dame
Ma Dame

Ma Dame

CREATIVE ROOM

VTC Stories

Ma Dame

Contribuer

  Ma Dame n’est guère différente des autres membres de son espèce : ils aiment tout simplement que l’on s’intéresse à eux, et si possible, sans arrières pensées. 

C’est pourquoi, je m’en veux quelque peu de ne pas avoir su trouver les mots pour Ma Dame, et d’être peut être passé aux côtés de quelque personnage d’exception..  Mais il m’arrive bel et bien d’être encore impressionné, et il me faut avouer que la déception d’une transparence limpide dans le regard de Ma Dame lorsque je me suis présenté à elle m’a fait perdre une bonne partie de mes moyens, qui ne sont malheureusement pas illimités. 

Je suis jeune, j’apprends encore les rudiments de ce métier à temps plein.  Je sais pourtant déjà suite à une première mauvaise expérience que la clientèle de ces beaux quartiers aime avoir à faire à des gens qui ont fait un effort de présentation.  Ça ne m’est pas arrivé trois fois.  Je n’étais pas tout simplement pas apprêté pour faire trois fois le Tour de Rond Point de l’Etoile avec une cliente de son rang, puisque les choses sont ainsi.  Et je le savais pertinemment en partant de chez moi. 

Mais, une course m’avait mené jusque au cœur de ce Triangle Doré, et je n’avais pas encore retrouvé tout mes réflexes de Taxi Marron pour fuir rapidement le secteur, et trouver des courses un peu moins exotique pour moi aussi.  Il faut avouer que Ma Dame n’a guère fait d’effort non plus pour en savoir plus sur son chauffeur mis à disposition ce jour ci.

Même s’il est vrai qu’elle a tenté d’engager un semblant de conversation sans trop y croire non plus..  Le silence en aura été d’autant plus pesant.  J’aurai quand même aimé savoir à qui j’avais à faire.  J’aurai tout de même aimé lui expliquer que je n’étais pas qu’un simple sauvageons, que si je faisais Uber, c’était pour ne pas avoir à mendier à qui que soit, que je n’avais fait que prendre du retard sur mon projet de trouver une âme capable de me comprendre, de lui fonder un foyer, tout essayant de faire ça bien, que j’avais choisi la facilité, j’aurai déjà jeter le déshonneur sur ma famille et mon nom, et bien avant Mérah.. que les entendeurs saluent.  Mais que mon droit chemin n’était pas le plus aisé et qu’il passait par le sien ce jour là..

Mais j’avais peur : j’avais tout simplement peur de ne pas être crédible, mal rasé, mal vêtu, et fatigué par mes heures de travail de la veille. Avec une vrai tête des mauvais jours..  Enfin, Ma Dame m’aura quand même offert un sourire agréablement surpris tout aussi transparent lorsqu’au moment de nous quitter nous avons échanger les quelques banalités d’usage.  Oui, assurément, nous ne sommes rendu compte à ce moment là tout les deux que nous avions ratés quelques choses tous les deux, à ne pas savoir amorcer une conversation à cause de nos à priori respectifs.  En vous souhaitant, encore, une très bonne journée, Ma Dame m..

1
Coup de coeur
J'adore cet article
0
Coup de génie
Brillant
0
Coup de main
Cet article m'a été utile
0
Coup de pub
Je souhaite promouvoir cet article
0
Coup de chapeau
Un sujet très intéressant
0
Coup de balai
Ne correspond pas aux standards Panodyssey
1
0
0
0
0
0
Partager l'article
copylink copylink
Contribuer
Prolonger le voyage dans l'univers Curiosités
La couleur de la peur
La couleur de la peur

Flash back sur mon enfance. Citons des faits. C'est clairement le vol de mon intimité, partout, tout le temps.Dans la chambr...

Calderon Carmen
1 min
Pile à l'heure
Pile à l'heure

J'ai trente-huit ans. Il est mort samedi matin. Enfin j'écris. J'éprouve un sentiment d'excitation comme quand l'heure du r...

Calderon Carmen
1 min
Le sous-entendu malentendu
Le sous-entendu malentendu

Une histoire vraie Agé de trente ans en septembre 1978 , je suis recruté par petites annonces consulta...

Jean Louis Muller
2 min