Connexions
Le ponton qui surplombe l’étang
Moi sur le banc , à parler du temps
Les vieux compères se sont retrouvés
Mais cette fois rien ne reste figé
Mon esprit aspiré par les fibres du bois, me quitte par les hanches
Il traverse le banc, longe un pied, se ramifie sur une planche
Du parquet à la structure, il y a pied dans l’eau floue
Je m’y dissous en une nappe qui voit et qui touche tout
Les poissons, les algues, les sédiments n’ont plus de secrets
Mais déjà je bifurque vers des racines pour entamer ma remontée
De rhizome à tronc, à branche, à rameau, je m’expulse par les feuilles
Phytoncides libres, je rejoins les courants pour que les cieux m’accueillent
Chaque nouveau contact est une connexion
Je m’éparpille dans toutes les directions
Chaque point est une bifurcation
Qui mène à une autre révélation
En vol, je quitte le potache pays qui est le mien
Les vents me déposent en territoire australien
Au pied d’un eucalyptus en pleine croissance
Je l’investis aussitôt, je revis, c’est une « arbonaissance »
Le cycle se répète et les pays se suivent
Chaque fois de nouvelles pensées s’inscrivent
Et quand le tour du globe est terminé
Il est temps que je retourne me réincarner
Chaque nouveau contact est une connexion
Je m’éparpille dans toutes les directions
Chaque point est une bifurcation
Qui mène à une autre révélation
Quelques secondes à peine seront écoulées
Mais cela suffit quand t’es interconnecté
Pour traverser des forêts, plonger dans des océans
Car pour porter une âme, il suffit d’un peu de vent...
Je profite à fond de cette étrange situation
Car je sais que ce voyage est sous tension
Chaque nouvelle étape, une exaltation
Chaque arrêt, une nouvelle connexion
Pour porter une âme, il suffit d'un peu de vent...
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