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Le Vélo train : un rêve technique
Non-fiction
Technologie
calendar Publié le 31 août 2026
calendar Mis à jour le 31 août 2026
time 9 min
Label de transparence créative
Tous publics
Image / Image humaine
Texte / Création humaine

Le Vélo train : un rêve technique

Cela existe déjà et ça s’appelle un vélo rail, c’est une draisine propulsée à la force des mollets sur des rails, généralement une ancienne voie ferrée inutilisée reconvertie en attraction touristique.

On pourrait aussi la comparer à une rosalie sur rail. Jusque-là rien d’innovant, ni de très crédible en transport du quotidien. Je suis réellement entrain de réinventer l’eau chaude.



Je vais vous raconter quelques-unes de mes expériences pour épaissir cette réflexion rêveuse


Le vélorail de la Juine

Lundi 25 Mai jour férié, on se retrouve à 4 « en famille », plus un ami et son fils pour aller pédaler sur un tronçon oublié de l’ancienne ligne Paris Orléans Limoge Toulouse. La compagnie « POLT » gérait ce morceau de voie ferré entre Etampes et Méréville au début du XXème siècle, depuis plus ou moins 2021, une entreprise touristique, « Rail Vert », grâce à l’aide de partenaires institutionnel comme le département de l’Essonne, refait circuler des draisines à pédales sur ses rails et fait revivre cette voie ferrée.

Il fait caniculaire pour ce mois de mai, dans ce coin de campagne d’Ile de France. Le départ est entouré de forêt et du cours d’eau de la Juine qui s’épanche là comme un marécage dans une atmosphère tropicale. Le clou du trajet est un magnifique viaduc qui chevauche une prairie et des bois, dans un coin de Beauce étonnamment vallonné pour la région.

En échangeant avec le responsable de l’entreprise, je lui demande s’il imagine ses vélorails être utilisés comme un transport en commun ?

« Non » me répond -il, « je n’ai pas envie de me lever à 5 h du mat pour transporter des scolaires ou des passagers qui font la tronche. Et puis plus tard il ajoute : à 30 km heure c’est difficile de concurrencer un autocar. Lui son rêve serait de faire circuler sur cette voie un autorail des années 50, un diesel. Son but en créant cette entreprise c’est surtout de sauvegarder un patrimoine ferroviaire.

Ses vélorails ressemble à de vrai petit wagon, vert avec un toit ou des cellules photovoltaïque alimentent la batterie de l’assistance électrique, 2 ou 3 places de cycliste et un banc pour les passagers.


Le vélorail de Commequiers

Une nouvelle expérience de vélorail qui me permet de comparer ce qui se fait en la matière. On reste sur le thème du vélo train car les départs sont collectifs, qu’on le veuille ou non les vélorails sont bien obligés de se suivre sans pouvoir se doubler puisque dépendant des rails. Ce coup-ci c’est au nord de la Vendée où l’on emprunte une ancienne ligne de chemin de fer entre Commequiers et Coëx, délaissée par les locomotives depuis 1959. Il est ici clairement une attraction touristique, initiée par la mairie de la ville susdite. Entretenue par la communauté d’agglomération et l’office du tourisme. L’idée y serait née dans la fin des années 80, à la suite d’un voyage du maire de l’époque en Scandinavie.

Comme quoi ce type d’initiative peut aussi venir d’une administration territoriale, avec plus de chance de succès que d’un particulier, d’une entreprise ou d’une association. L’attraction en plus d’être sans doute rentable en elle-même, amène des clients aux hôtels, bar, restaurants et autres commerces de la ville.

Mais les prix pratiqués exclues sont usage en tant que transport en commun.

Les particularités de ce vélorails par rapport à celui de la Juine sont des draisines de 160 kg, réduite à l’essentiel pour être aussi légère, pas de toit, pas d’assistance électrique. Inutile étant donné le dénivelé du parcours ! Nous sommes entre bocage et marais avec un reliefs assez plat. Presque pas besoin de pédaler, la draisine roule sur son élan assez facilement. Un joli paysage de campagne, champ et forêt où restent encore quelques témoignages du temps où les chemins de fer parcouraient cette ligne entre Nantes, St Gilles Croix de Vie et la Roche-sur-Yon. La plus belle parabole est de traversée « La Vie » sur un train pépère, comprenne qui pourra…

Autre intérêt de cette expérience je n’ai vu que deux jeunes femmes pour gérer ce vélorail au quotidien, l’entretient technique étant sans doute assumer par les services de la collectivité, et le parcours est suivit par les touristes en toutes indépendances d’un bout à l’autre, demi-tour des draisines comprit. Donc oui c’est encore une attraction touristique et pas un transport en commun. Mais pourquoi pas dans un monde sans pétrole ou au pétrole hors de prix. On découvre dans cet exemple une entreprise rentable et peu couteuse. Enfin il me semble, seule la collectivité pourrait le confirmer, en tout cas l’été les vélorails ne désemplissent pas.


Conclusion et envolée lyrique

Oui le vélorail tel quel comme transport en commun, cela ne parait pas totalement crédible, et vous me direz qu’un autorail électrique ce serait mieux et plus inclusif pour les personnes à mobilité réduite.

Mais, primo on rêve alors tout est permis, et puis si on y ajoute une assistance électrique, un petit moteur et des batteries, cela s’améliore. Le vélorail de la June y ressemble déjà un peu. Cela devient plus intéressant, on peut imaginer plusieurs vélorails associés pour tracter des wagons de fret et de passagers, et desservir une gare B à partir d’une gare A. Et là il y a un concept que je n’ai pas encore vu.

On peut imaginer ainsi des parcours entre plusieurs villes qui ne sont plus desservis par le train, mais possèdent encore des voies ferrées utilisables ou facilement ré-installable. Des petites villes de province, des banlieues périphériques, là où il y a peu de transport en commun.

Ajoutons y, des gares munies d’éoliennes et de panneaux solaires. Un système associatif, participatif pour gérer cela, côté technique comme public. Les passagers pédaleurs voyageraient gratuitement ou presque pour tirer les voyageurs passifs et leurs bagages.

Le tacatac résonne déjà à mes oreilles, d’un tortillard vélocipède sillonnant la campagne à 30 km/h, et déversant, ses passagers, en alternative à des voitures en panne d’essence.

Si le vélo train ne peut être envisagé comme transport en commun à l’heure actuelle, on peut rêver d’un monde où l’énergie serait plus rare et couteuse, où l’huile de coude reviendrait au goût du jour, où il aurait sa place comme transport pour désenclaver des territoires, comme le vélo pourrait remplacer la moto, la rosalie les voitures (électriques ou pas elles seront toujours couteuses et énergivore), le dirigeable l’avion… ou tout un tas d’autre mode de déplacement moins gourmands mais plus lent. Oui c’est cela l’éloge de la lenteur pour un monde plus doux, où arriver à l’heure ne serait plus une priorité sur le plaisir de quelques moments de contemplation d’un paysages champêtres. Une société qui ne courait plus derrière la productivité, la croissance à tout prix pour foncer vers le mur climatique et les limites planétaires.



Voici quelques liens pour aller plus loin :


https://veloraildelajuine.fr/

https://www.velorail-vendee.fr/

https://veloraildefrance.com/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vélorail


Propriété intellectuelle et crédits
© Image de Couverture Rails / Stock sur depositsphotos
© Texte principal Mathias Moronvalle
© Autres images dans ton texte Vélocipède à trois roue / Alamy image Draisine suedoise /https://www.velorail-vendee.fr/ Croquis de Draisine /www.interlok.info/
Sources, citations, co-auteurs https://www.velorail-vendee.fr/le-parcours/le-concept-velorail/ https://veloraildelajuine.fr/
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La clause du chat
Mathias verified
Tout dans le texte a été fait avec mes petites mains, mon petit cerveau, fautes d'orthographes, de grammaires et de syntaxes incluses. Il est donc protégé par mon droit d'auteur. Et si comme toi je vais chercher mes sources et une partie des illustrations sur la toile je me suis toujours assuré qu'ils étaient libre de droit, sauf erreur humaine de ma part. L'avant dernière illustration est aussi de ma griffe.

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