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L'enfant à naître contre le droit du choix.

L'enfant à naître contre le droit du choix.

Publié le 1 févr. 2026 Mis à jour le 1 févr. 2026 Société
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L'enfant à naître contre le droit du choix.

Je me baladais sur le fil de l’actualité de la méta‑startup quand mon attention s’est arrêtée sur un post.

Un texte qui m’a donné des frissons. Pas ceux qui font rêver, mais plutôt ceux qui effraient.


Ce texte a été écrit par un homme, un homme qui revendique détenir tous les contre‑arguments possibles pour contrer les adeptes de l’avortement.


Oui. Aujourd’hui encore, cette question est remise en cause par une partie de la population.

Cette même partie qui manifeste dans les rues pour « défendre la vie ».


Je ne vais pas vous coller ce qu’il a écrit. Je ne lui ferai pas cet honneur.

Mais je vais écrire ce que j’en pense, et ce qui, en surface, m’effraie.


Cet homme se positionne clairement contre, je cite, « l’assassinat d’un enfant à naître ».

Vous ne rêvez pas : il emploie ce terme, que je n’écrirai pas une seconde fois.

En faisant cela, il désigne l’interruption volontaire de grossesse — IVG — comme un homicide volontaire à part entière.


Si l’on va dans ce sens, je me permets d’alourdir sa réflexion, ou plutôt de soulever la dangerosité de ses propos par une simple question.


Dans le cas où, comme il le dit, l’interruption volontaire d’une grossesse est une atteinte à la vie d’un « enfant à naître », est‑ce que, de ce fait, la grossesse extra‑utérine et la fausse couche sont des homicides involontaires ?


Cette question vous paraîtra sans doute absurde.

Elle me paraît nécessaire, à la hauteur des propos tenus dans ce texte.


On pourrait même défier ce monsieur dans sa logique, avec un cas concret.


Une femme n’ayant pas désiré une grossesse pourrait‑elle estimer que « l’enfant à naître » n’a pas, quant à lui, respecté son consentement, s’imposant ainsi dans le ventre d’une potentielle mère ?

En ce sens, « l’enfant à naître » devient lui‑même un criminel.


Mes propos vous font peur.

À moi aussi.


Ce monsieur est bien gentil, mais il en oublie une partie pourtant essentielle.

Dans le cas d’une agression sexuelle — pour ne pas écrire le terme commençant par un « v » — il affirme que ce n’est pas « l’enfant à naître » qu’il faut « tuer », mais l’auteur du « v ».

Évoquant ensuite la possibilité de l’accouchement sous X.

Rien que ça.

Comme une option magique qui réglerait tout.


Et c’est là que je pointe du clavier la partie essentielle.

Combien d’enfants nés sous X ont souffert — et souffrent encore — d’une profonde absence identitaire ?

Combien, devenus adultes, se sentent incomplets ?


Et la femme dans tout ça ?

Par cet écrit, elle est replacée au rang de simple réceptacle pour porter la vie, sans mot à dire.


Si je défends cet aspect du féminin, détentrice de la matrice créatrice, lorsque les conditions ne sont pas réunies, que le désir d’enfanter est absent, que le traumatisme est bien présent, alors non : on ne peut imposer un « enfant à naître ».


Vous vous appuierez peut‑être sur l’aspect médical et biologique.

C’est ce qu’il fait, déduisant que l’enfant n’est pas fœtus, mais « être » au moment même de sa conception.


Le constat est là.

En 2026, des hommes et des femmes remettent en cause la liberté de choisir de femmes qui ne leur ont rien demandé.


Si je suis contre l’IVG de complaisance — parce qu’il existe des dispositifs de contraception, féminins et masculins — je tiens à rappeler que l’IVG est une option, pas une obligation.

Et que chacune d’entre nous est libre d’opter pour la solution qui lui semble la plus adaptée.


Interrompre une grossesse par un processus chirurgical n’est pas chose aisée.

Elle s’impose parfois à nous, faute de pouvoir assumer.


Je terminerai par ceci :


Que cet homme cesse de parler en prétendant posséder tous les arguments et contre-arguments sur le sujet.

Qu’il reste à sa place, avant qu’on ne lui impose une vasectomie de nécessité.


C’est cru, je le conçois parfaitement.


Dans une société où un groupe souhaiterait imposer sa vision — à la limite de tomber dans les extrémités de la pensée — il me paraît utile de rappeler que nous avons, en chacun de nous, la liberté de décider de ce qui nous paraît juste.


Le droit à l’avortement est — comme son intitulé l’indique — un droit, et non une obligation.


Poser la femme comme adversaire face à un « enfant à naître » m’apparaît être une dangerosité plus qu’une absurdité, surtout dans une société où nous sommes déjà profondément divisés.

Le danger d’opposer deux êtres qui ne devraient pas l’être.


@lapilafolie - texte


J'ai écrit ce texte parce que certaines prises de position, lorsqu'elles se parent de certitudes, effacent la complexité humaine.

Je ne parle pas au nom de toutes les femmes.

Je parle depuis mon regard, mon expérience, et ma conviction que la liberté de choisir ne devrait jamais être un débat, encore moins un champ de bataille idéologique.

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