Indices pensables
Ma prise en charge ayant débuté en période "queue du mickey" de la COVID, j'avais dû traverser les étapes du protocole dans un isolement contraint. Octobre Rose - même restreint - m'avait à l'époque donné le sentiment d'une forme de reconnaissance de la dureté de ce que je vivais. De ne pas être tout à fait seule. De m'encourager.
Il m'aura fallu ne plus avoir le nez dans le guidon de la survie, de la convalescence, de la reconstruction d'une vie pour réussir à prendre le recul nécessaire.
Octobre rose met l'accent sur le dépistage et c'est indispensable.
Mais ne mettre la lumière que sur le dépistage consiste tout simplement à considérer le cancer comme une fatalité individuelle. Une probabilité qu'il te faut surveiller régulièrement - sinon là encore, il y va de ta responsabilité.
Pourtant, il n'est plus possible de nier la recrudescence des cancers, notamment chez les jeunes personnes et d'en conclure que des facteurs environnementaux systémiques sont en cause.
Il existe des raisons. Il existe des coupables.
Les industriels sacrifient la santé des consommatrices et consommateurs pour faire fructifier leur capital.
Avec Octobre rose, ils se paient en plus une cerise rose cynisme sur leur part du gâteau, avec un marqueting hypocrite qui redore leur image.
Au-dessous : le plateau que les politiciens complices leur tendent.
Je suis Octobre colère.
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Commentaire (1)
Line Marsan il y a 6 heures
Je partage cette colère... et aussi ce vécu...
Aline Gendre il y a 3 heures
Merci, Line. Il y aurait aussi beaucoup à dire sur le fait que ce soit comme par hasard le cancer du sein chez les femmes qui soit mis en avant et pas la première cause de mortalité chez elles : les maladies cardiovasculaires ... et que par contre, le cancer du sein chez les hommes passe à l'as, parce qu'un vrai bonhomme ne va pas se faire palper les nichons. Bref. Bienvenue dans ce monde de ...luttes.