Marchons amis
Brouillards aveugles, aux ciels étouffants de la terre
serre tes bras contre mon corps,
il y a comme ton amour qui réchauffe
Marchons amis, marchons amis
La lande est plaine de fougères
et le chêne notre guide, esquisse un horizon découpé,
Ombre du pas de nos heures
Marchons amis, marchons amis
il y a nos langues qui s'ébrèchent sur cette terre et ce morceau de pain
mais le foyer reste unique,
nous avons tant à partager
marchons amis, marchons amis
Rien ne calme nos pas cadencés,
les poches lourdes de pierres à jeter,
sous nos doigts rêches
Marchons amis marchons amis
Je m'éloigne et je m'en vais
Je perçois encore ton ombre au loin
Qui étais tu quand je t'ai rencontrée ?
Marchant le long de la grève, juste habillée de vagues
Marchons amis marchons amis
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