Deuxième cycle 2/5
Deuxième cycle 2/5
Une belle histoire
qui aura pour unique raison
de donner un nouvel élan,
celui de retranscrire,
dans l’envie d’écrire,
des émotions.
Faire vibrer le lecteur
pour qu’il en ait le souffle coupé.
Enfin, pas trop :
je veux qu’il puisse respirer
entre les pauses
et les mouvements de plume.
Ça doit être épique,
comme un combat de plume
blessant son adversaire,
lui faisant perdre l’encre de ses veines.
Il faut que ce soit avec panache,
que le texte donne le vertige,
qu’on n’ose se pencher
de peur du vide.
Mais mes doigts perdent le rythme
tant mon envie d’écrire déborde.
Il faut reprendre le tempo,
une respiration qui me canalise,
me donne une direction.
Peut-être un style d’écriture.
Faire des gestes plus amples
et plus lents,
amenant de la tendresse,
une fragilité
qui demanderait
qu’on puisse l’accueillir dans ses mains
pour la protéger.
C’est peut-être là
la clé de ma belle histoire :
Ne pas chercher
à ce qu’elle soit forte
pour se défendre de la critique,
mais montrer
ce qui fait d’elle
une belle histoire.
Son honnêteté.
Et sa fragilité.
Pas son envie de plaire,
mais son envie d’exister.
Pour qu’elle soit lue,
même si ce n’est que par un seul inconnu,
même s’il ne lit
que les premiers mots.
Elle ne sera plus
une simple inconnue,
cachée dans un coin de mon être.
Je suis encore hésitant
et tremblant
à l’idée de trouver
les premiers mots
de cette histoire,
mais jamais résigné
à ne pas y arriver.
Je veux garder l’élan
que m’a donné l’envie,
aller toujours un peu plus loin,
jour après jour.
2/5
Contribuer
Tu peux soutenir les auteurs qui te tiennent à coeur

