Aphorisme n° 32 : Le vide, le plein et l'ego
Qui est plein de soi est vide des autres...
... parce qu'il ne reste plus de place pour eux.
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© Jackie H, 2026
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Commentaires (5)
Bozena Wisniewska-Le Talludec il y a 21 heures
Qui est plein de soi est vide des autres. Qui est plein des autres est vide de Soi. Je choisis le juste milieu. Il est important de s’aimer et de s’accepter tel qu’on est. L’égotisme et le narcissisme font qu’on se coupe des autres.
En te lisant Jackie j’avais l’impression que tu évoquais la situation de dialogue. Dialoguer est un art ; être soi, décontracté, à servir dans un échange pour l’animer ET savoir s’ouvrir à l’autre, l’écouter pleinement (sans pensées parasites si possible) avec empathie (si besoin) pour un enrichissant mutuel de l’échange. Oui, le dialogue qui apporte à chacun est un art. Merci Jackie 😊
Jackie H il y a 14 heures
Oh que oui, le dialogue est tout un art qui demande entre autres ouverture et disponibilité. Or être plein de soi (ce qui ne signifie pas nécessairement être plein de Soi... eh oui, la majuscule, ça compte parfois... 😉) ferme l'esprit. Il en résulte, non plus un dialogue, mais deux monologues qui s'affrontent, dont chacun veut s'imposer, et dont aucun n'est prêt à écouter l'autre...
Merci Bozena de souligner cet aspect des choses, si important 🙏🏻.
Ecirtap il y a 21 heures
2/2
Enfin un jour, pour ceux qui ont cette opportunitée, il y a ouverture de la porte de la prison. La création de l'identité et l'échafaudement de son soi se fait; pour ce qui savent saisir l'instant. C'est l'expérience de vie qui fait qui nous sommes (soi) et notre capacitê à l'analyser.
Et quand les autres meurent, en premier acte, nous pleurons car c'est une partie de nous qui meurt.
Le soi évoqué est dit égotïque (la représentation de soi même). Donc je postule qu'il faut beaucoup s'aimer car les autres le font envers vous pour eux (cela leur fait plaisir de le faire). C'est audacieux de s'aimer, de s'accepter, c'est mal vu de ne pas écouter la nymphe Echo, d'entendre que l'on ne pense qu'a soi mais qui le fera ?
En gros, je m'aime et je ne vais pas me larguer ( forte impertinence égotïque et narcissique mais construite ! j'assume)
Merci infiniment JackieH pour cette ''simple phrase'' et bienvenue à tous les individus avec des pensées proches ou distantes.
Jackie H il y a 14 heures
Un proverbe dit bien que "charité bien ordonnée commence par soi-même" : qu'il est impossible d'aimer qui que ce soit d'autre, ou quoi que ce soit d'autre, si l'on ne s'aime pas d'abord soi-même. Il ne s'agit plus alors d'amour ni d'empathie, mais de recherche d'approbation – ce qui, en définitive, ramène toujours à soi !
Merci Ecirtap de faire avancer notre réflexion 🙏🏻
Ecirtap il y a 11 heures
1/1
Jackie H, le gonflement de l'égo volontairement par notre époque est le postulat de la question. Sur ce point, il persiste pour moi 2 réponses.
La 1' est la défintion du "mot" égo qui est raccourci de égocentrisme ( du latin "ego"=moi et "centrum"=centre) tendance à tout décoder de son propre point de vue sans faire de distinction entre la réalité objective et la réalité personnelle (référence manuel de psychologie de Jo GODEFROID - Licence psy). Une différence notable avec le mot "égoisme" raccourci en "égo" par manque d'hygiène linguistique qui se définit par "attachement excessif à soi-même qui fait que l'on recherche exclusivement son plaisir et son intérêt personnel". Le contexte est défini.
Ecirtap il y a 11 heures
2'/2'
Rapport à votre question de postulat, la définition de "égocentrisme" se superpose parfaitement, pour ma part, a une volonté sociétale; de l'individualisme exacerbé (à la recherche de like ...) pour parcellariser le monde commun. Un groupe n'est pas fait de fortes individualitées. Le terme "cohésion" me semble faible et le mot "complémentarité" a toute sa place.
La 2' est le comportement de la société comme effet de baudruche. Vous mentionnez tout à l'heure le développement personnel. Nous dépendons d'un environnement (notre homéostasie restreinte et générale en sont les capteurs). Comment un être peut-il se développer donc évoluer, tendre et aller vers si l'environnement ne répond à son besoin vital ? Le capitalisme amène le capitalisme. Sortir de l'inihibition (radicaux libres hmm) est quasi impossible sauf dans le cas de la fuite (drogues, alcool, sexe, et autres ...) il en reste qui est la physique. Notre société actuelle regorge de cette marchandisation.
Et n'étant pas biblique, dans les Evangiles est écrit - aimez vous les uns les autres comme vous vous aimez vous même.
Des coquilles sur ce texte doivent se trouver mais vous me faites trop écrire Jackie H😅😉
Ecirtap il y a 22 heures
Bonjour Jackie H. 1/2
En parfait respect des écrits, pensées de Line et Harold, je prends les idées à contre-pied.
Nous ne sommes que les autres.
Je propose pour un enfant jusqu'a l'âge de 8 années environ tout se passe en mimétisme suite au rapport parental et ''scolaire''. Copier les parents est une recherche de dite reconnaissance pour l'enfant (les Jésuites accepter de faire l'instruction d'un enfant jusqu'à 8 ans max et pour le mimétisme voir l'apprentissage chez les animaux).
L'autre stade de l'évolution post 8 ans est le chaos en dedans, la recherche d'idoles (cf religion) ou l'appartenance à un groupe; il n'y a pas création d'identité du soi, il y a juste recherche d'un monde similaire tout en prenant mesure que l'on ne s'est pas élucidé. C'est voulu pour ma part car il y a un refus de la découverte de soi par la société sinon nous devenons autonome en pensée avec une aptitude et une capacité à interroger le système.
Jackie H il y a 14 heures
Bonjour Ecirtap,
L'idée que je retiens est que l'oubli de soi peut amener à la perte de sa personnalité et que la société peut avoir tout intérêt à y encourager. Tout collectif a besoin d'individus qui placent les autres, et le collectif, au-dessus d'eux-mêmes. Donc au-dessus de leur propre intérêt. Sinon il n'y a pas de collectif – qu'il soit petit ou grand. Et, certes, cela peut s'avérer dangereux – manipulatoire.
Mais notre époque ne pratique-t-elle pas l'excès inverse : le gonflement de l'ego comme d'une baudruche ?