S'éteindre
S'éteindre
Comme un grand feu de joie, j'ai naguère connu le brasier suprême,
Sublime incendie qui nous éclaire la nuit et réchauffe nos cœurs,
Singulier bonheur que j'ai consommé jusqu'à la lie en liqueur.
Qui brillait aussi fort que le soleil et inspirait mes plus beaux poèmes.
Comme le feu autrefois offert des mains de Prométhée,
J'ai cru à la promesse d'une ardeur qui dure pour l'éternité,
J'ai cru naïvement que rien ni personne ne pouvait l'étouffer
Pas même le passage du temps, mais je la vois s’essouffler.
Je brûlais d'une flamme olympique qui embrase les chaudrons et les vasques,
J'en parle au passé car le présent n'est plus de feu mais surtout de glace,
Je vois ma flamme s'éteindre et l'attiser relève d'un duel face à une Tarasque,
Je vois les braises qui rougeoient et des étincelles qui perforent l'espace,
Mon flamboyant feu de joie est devenu le vestige d'une bougie funèbre,
Et je vois peu à peu éclairer mon chemin une chandelle de ténèbres.
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