Lou - 2
Lou - 2
Chapitre 2
Ne me demandez pas pourquoi je m’interpose dans cette affaire, peut-être parce que la fille a un joli sourire et des seins à faire bander un saint. Bref, elle m’explique qu’elle est bien ennuyée parce qu’elle avait d’autres projets pour la fin de journée et que sa grand-mère habite en dehors de la ville, en bordure de la forêt. Et moi, comme un idiot, n'ayant rien retenu de l’histoire de ma famille, je lui propose de lui rendre service. La jolie fille dans sa robe rouge me demande alors de rapporter le portable à Mère-grand, elle précise qu’elle passera plus tard. Elle me donne le code de la porte d'entrée et me précise que le système confirmera le code avec un message idiot : Tire la bobinette et la chevillette cherra. Elle dit que personne n’a compris ce que ça veut dire, mais que Mère-grand est comme ça.
Bon, nous voilà avec un plan bancal. Il est 19 heures, je me suis engagé à aller chez Mère-grand et la fille doit me rejoindre en début de soirée. Qu’est-ce que j’avais en tête ce soir-là ?
Une demi-heure plus tard, je gare mon coupé sport à l’adresse indiquée et je compose le code.
« Tire la bobinette et la chevillette cherra ».
Je pousse le portail qui s’ouvre sans résistance. La porte du pavillon est entr’ouverte. Il y a de la lumière et de la musique à l’intérieur. Les BeeGees, Saturday Night Fever, j’ai toujours eu un faible pour ce morceau.
J’entre sans frapper. Je reconnais que c’était une erreur, mais quand on est un mâle alpha, on ne se pose pas ce genre de questions. Quand j’arrive au milieu du salon, d’où provient la musique, je tombe sur Tina Turner, enfin non, pas vraiment, mais l’image que je me fais de Tina Turner. Une femme danse sur le rythme disco, elle porte une robe moulante qui ne cache pas grand-chose de son anatomie. Des talons de quinze centimètres et une crinière de lionne. Je sais que les félins et les canidés ne sont pas les meilleurs copains, mais je suis pour l’amitié entre les espèces.
Mère-grand est juste la plus sexy des femmes que j’ai rencontrées. Elle me voit entrer, comme un idiot, avec son portable à la main, elle me fait signe de la rejoindre. Nous dansons un moment face à face. Elle me domine et neutralise mon pouvoir naturel. Je suis sous son influence. Je n’avais jamais vécu ça.
— Où est ma petite-fille ?
— Je ne sais pas, elle m’a demandé de vous apporter le téléphone.
— Elle est comme moi, elle a le sexe dans le sang. Elle n’a jamais su résister à un beau mâle.
— C’est que… je voulais juste rendre service…
— Trop tard, elle t’a piégé. Comment t’appelles-tu ?
— Jean-Louis Wolf, mes amis m’appellent Lou.
— Approche, Lou. Je ne vais pas te manger. »
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