Félicitations ! Ton soutien à bien été envoyé à l’auteur
S-faire : Le savoir-faire au service de l'environnement

S-faire : Le savoir-faire au service de l'environnement

Publié le 14 mai 2021 Mis à jour le 17 mai 2021
time 6 min
1
J'adore
0
Solidaire
0
Waouh
thumb 0 commentaire
lecture 169 lectures
1 réaction

Sur Panodyssey, tu peux lire 10 publications par mois sans être connecté. Profite encore de 9 articles à découvrir ce mois-ci.

Pour ne pas être limité, connecte-toi ou créé un compte en cliquant ci-dessous, c’est gratuit ! Se connecter

S-faire : Le savoir-faire au service de l'environnement

Samedi 24 avril 2021, 10h, bois de Vincennes : rendez-vous avec Ismaël Baiteche, le fondateur de S-faire (s-faire.com). Ismaël Baiteche fait partie des personnes qui se sont consacrées très tôt à la protection de l’environnement. Pas moins de 15 000 personnes à ce jour ont suivi un de ses ateliers. L’enjeu de ses actions est majeur. Nous sommes conscients des combats pour la protection de forêts exotiques dans des pays éloignés. Et S-faire nous aide à réaliser que proche de chez soi nous avons aussi des espaces verts à protéger. Le soleil est au beau fixe, cette sortie de découverte en pleine nature en cette période est une occasion exceptionnelle ! Au programme : l’atelier au doux nom de « comestibles sauvages ». Couteau suisse, petit carnet et appareil photo en main, nous sommes 6 explorateurs de toute génération (4 adultes, 1 enfant et 1 bébé) curieux de découvrir les trésors de ce bois… et de déguster. Qui est S-faire ? En quoi ses actions sont essentielles pour l’environnement ?

                                                                                     *  *  *

Vivre un moment avec S-faire, c’est S-éveiller à la nature qui nous entoure

S-faire est une organisation pour la revalorisation de l’environnement naturel autour de soi. Elle sensibilise son public à travers des ateliers de savoir-faire écologiques et pratiques. Notre guide, Ismaël, est un jeune trentenaire à l’enthousiasme communicatif.

L’éducation à l’environnement est essentielle. Ma motivation est d’encourager les passerelles entre l’homme et la nature, notamment par différentes activités d’artisanat. L’idée est qu’en s’intéressant aux plantes sauvages et en découvrant leurs saveurs, les gens se sensibilisent à la protection de leurs espaces verts.

Ne vous-êtes-vous pas rendus compte que nous avons en général une grande méconnaissance de la flore environnante ? J’ai repensé à tous ces squares et ces parcs dans lesquels je me baladais quotidiennement. Des fleurs, des arbustes devant lesquels je pouvais passer tant de fois sans prendre le temps ni de les regarder, ni de m’interroger. Pourtant la végétation est notre alliée. Sans elle dans la vie urbaine, comment absorber les polluants et améliorer la qualité de l’air ? L’atelier du jour vise à nous intéresser aux végétations que nous croisons au quotidien, il nous apprend à les toucher, à les sentir et à les goûter (si elles s’y prêtent). Nous apprenons à penser à son espace de proximité.

                                                                                     *  *  *

Éducation des S-ens et découvertes de S-aveurs

Le lamier pourpre, l’alliaire officinale, le tilleul, le cerfeuil des bois, etc. Pas moins d’une quinzaine de plantes sauvages devant lesquelles nous nous sommes arrêtées au cours d’une promenade de deux heures ! Elles abondent autour de nous et révèlent des saveurs inattendues.

Notre première découverte fut le lamier pourpre, reconnaissable par sa fleur violette. Qui soupçonnerait que les feuilles de cette jolie fleur violette auraient un léger goût de champignon ? Entre ses doigts, on sent que sa tige a quatre faces bien plates. Le lamier pourpre est situé en fait entre le condiment et la plante à salade. Initiés, les participants pourront disposer de méthodes d’identification des plantes tout en faisant appel à leurs sens. Au menu du jour : des racines au goût de radis, des feuilles au goût de persil, des tiges au goût de noix de coco, etc. Malgré moi, j’ai commencé à regarder minutieusement les plantes que nous croisions lors du parcours. Nous nous concentrions tout en nous abandonnant au contact de la nature.

Pour ne pas se lancer dans l’élan de tout déguster, l’apprentissage des plantes toxiques est aussi à l’ordre du jour. Attention à la plante berce du caucase qui est aussi attrayante que toxique ! On se laisserait bien tenter par son charme esthétique mais qui s’y frotte s’y pique. Le contact cutané avec sa sève provoque de très grave brûlures. Tenir compte des précautions et de la toxicité possible de végétaux est essentiel pour sa sécurité.

                                                                                     *  *  *

Le fil commun aux formations de S-faire

Cette expérience plus que savoureuse m’a donné envie de me renseigner sur les autres activités de S-faire. Elles sont diverses mais ont toutes ces valeurs en commun :

  • Le lien entre l’homme, la nature et l’artisanat.
  • La transversabilité des savoir-faire : les activités sont toutes connectées entre elles. Par exemple le tilleul étudié en tant que comestible est aussi abordé en atelier de menuiserie étant un très bon bois pour la fabrication de cuillères.
  • Le travail sur les environnements locaux : il est important que les personnes aient conscience des espaces à protéger proches de leur habitation.

Il y a du choix dans les formations qui enchanterait n’importe quel passionné de nature, d’art ou d’artisanat :

  • Les activités artistiques telles que la fabrication de fusains, de crayons, de bougies, de papier, etc.
  • L’atelier pour cultiver son jardin potager en permaculture.
  • L’initiation à l’apiculture : l’intérêt de cette sensibilisation du monde des abeilles et de la pollinisation est un enjeu majeur, etc.

Convaincue de ma première expérience qui m’a initié au contact merveilleux des plantes sauvages, j’ai vite envisagé de participer à d’autres ateliers.

                                                                                     *  *  *

Une âme écologique en quête de tranS-mission

Le cheminement personnel et les expériences d’Ismaël révèlent toute la force de son engagement.

J’ai toujours eu une conscience écologique de manière idéologique, mais je me suis vite rendu compte que pour être conforme à ses idées il fallait agir. Je me suis lancé en 2010 dans des voyages qui m’ont confronté à la réalité et qui m’ont apporté beaucoup d’enseignement. 

Parti sans économie, pour être plus proche des rencontres et de la nature, Ismaël a bénéficié au cours de ces voyages de multiples apprentissages de savoir-faire auprès de passionnés, d’artistes et d’agriculteurs. C’est en Angleterre qu’il a fait une rencontre marquante : la gérante de l’institution « Plants for the Future ». Il s’agissait d’une des plus grandes permacultures d’Europe, cette institution se chargeant de répertorier l’ensemble des usages des plantes sauvages et domestiques. « Cette femme m’a apporté un savoir incroyable sur l’usage des plantes sauvages. » m’informe-t-il. A son retour, il développera son concept de transmission des savoir-faire à but écologique et créera sa première association dénommée Aventure nomade. Aujourd’hui, il s’agit de S-faire.

Au cours de cette matinée, j’ai constaté un vif intérêt des participants de toutes générations. Il est prometteur de se rendre compte que de plus en plus de personnes soient sensibles à saisir son espace naturel de proximité et à y tisser un lien émotionnel.

                                                                                     *  *  *

lecture 169 lectures
thumb 0 commentaire
1 réaction
Partager la publication
copylink copylink

Commentaire (0)

Tu peux soutenir les auteurs indépendants qui te tiennent à coeur en leur faisant un don

Prolonger le voyage dans l'univers Environnement
Courrons vers la gloire
Courrons vers la gloire

Dans l'histoire il y a des moments glorieux et d'autres pas fameux Dans les archives ont retrouvent des discours mémorables, des l...

Agnes Chassaigne
1 min
Le ciel peut-il être bleu?
Le ciel peut-il être bleu?

Vivre le confinement en appartement, sans terrasse, ni balcon, c’est une expérience en soi. Vous re...

Christelle Lebreton-Coulon
3 min

donate Tu peux soutenir les auteurs qui te tiennent à coeur