Espoir (en toute logique), suspense (maintenu), déception (minime)…
De l’espoir, du suspense, un peu de déception, mais des rencontres avec des auteurs, des échanges et le plaisir d’entrer dans le monde et la méthode de ces personnes qui, comme moi, ont décidé de partager un univers.
Préambule.
J’étais convoqué hier pour la remise des prix, pour donner suite à un concours de nouvelles lancé en août 2025 par le SLIM, le Salon du Livre des Mots à l’Image, sujet imposé : « Meurtre au cinéma ». L’événement était organisé par les Éditions Panthère au centre culturel de Soumagne en Belgique.
Il s’agissait également d’un salon littéraire et un bon nombre d’auteurs étaient présents. Venus de différents coins de Belgique et de France, ils étaient présents pour mettre en avant leurs productions. Des édités, des autoédités, tous sujets confondus, ils étaient accessibles, avenants. Des jeunes, des plus âgés (ce qui était réconfortant dans mon cas) et surtout des livres pour des univers ou des sujets, des événements qui avaient bousculé leur vie et qu’ils avaient décidé d’exorciser sur le papier.
Révélation des résultats… J’avais été prévenu que ma nouvelle était retenue dans une sélection de dix parmi tous les envois. Pour moi, c’était déjà une réussite : savoir que quelqu’un a lu mon écrit et qu’il l’a jugé suffisamment valable pour le choisir, c’est une victoire en soi.
Seules les six premières étaient primées et recevaient un contrat d’édition par l’organisateur du concours. Suspense et petite déception, puisque je ne fus pas choisi.
Rédigée en août 2025, il m’était interdit de la publier avant cette proclamation. Je suis déchargé de toutes contraintes et vous pourrez la retrouver dans ce lien : https://go.harold-cath.be/mc
Des rencontres, des méthodes, des responsables d’éditions.
L’important était de participer… Merci Pierre pour le rappel, mais ici, je l’applique à toutes ces personnes présentes, prêtes à vous ouvrir leur univers, à vous expliquer ce qu’ils ont vécu et ce qu’ils ont décidé de vous raconter.
Des légères productions destinées aux enfants jusqu’aux thèmes les plus sombres du polar, du thriller ou de l’horreur, il y en avait pour tous les goûts, toutes les envies.
Certains avec leurs bébés autoédités, d’autres, responsables de collection dans des maisons d’édition reconnues, les contacts, les informations furent riches d’enseignements. Ces échanges m’ont permis de retrouver un œil neuf sur la raison de mon travail, sur la méthode à suivre qui ne me sautait peut-être plus aux yeux (notamment les précieux conseils de Monsieur Verlange, directeur de collection au Lion Z’Ailé).
J’ai pris également contact avec des autrices qui organisent régulièrement des ateliers d’écritures dans ma région. Elles m’ont convaincu de l’importance des échanges, de l’entraide, des discussions. Le cheminement de groupe fait avancer le travail, la mise en place du sujet, des idées. Souvent, je me suis senti seul, le cerveau se retrouve alors au point mort tant dans la perte de mes propres repères que dans la façon d’exprimer des mots qui se bousculent dans la tête (et puis le contact réel avec de vraies personnes, incomparable n’est-il pas ?)
Conclusion.
La déception ? Minime, inutile, valorisante et surtout créatrice d’envie. Envie de reprendre le combat, remonter sur le ring pour s’améliorer encore et encore. Je sais qu’un jour, je lèverai les bras au ciel en me disant : « Je l’ai fait, j’y suis arrivé ».
Ce n’est pas la déception qui me pousse à m’exprimer de la sorte. Ce sont toutes ces personnes que j’ai rencontrées, qui m’ont aussi vendu le rêve de leurs écrits.
Impossible de tout acheter, mais je suis rentré à la maison, un peu plus « chargé » qu’au départ.
Un dernier conseil : croyez en vos rêves. Ne perdez jamais l’espoir d’y arriver un jour, et surtout, soyez sincère dans vos écrits. Ce sont eux qui porteront vos espoirs devant le lecteur qui au final vous tendra sa carte pour payer son achat.

Illustration : contacts, rencontres, échanges : achats. @harold-cath.be

Ceci étant posé, pas touche aux textes, aux idées, aux images, tout cela ne t'appartient pas, le droit d'auteur est une réalité dont tu dois tenir compte.
Tu as envie d'en utiliser tout ou partie, prends contact, demande.
Une demande vaut une réponse et il y a toujours moyen de trouver un terrain d'entente.
Viens, je ne mords pas ;-)
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Commentaire (1)
Line Marsan il y a 1 heure
Harold, merci de nous partager ton ressenti. Je me réserve un moment cet après-midi pour lire ta nouvelle.
La déception est un passage obligé. L'écriture est un tel investissement temporel, intellectuel, émotionnel ! Merci de ta sincérité sur ta déception. Tu es en chemin...