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Attendre sur un banc, ou le droit à la différence

Attendre sur un banc, ou le droit à la différence

Publié le 21 mai 2022 Mis à jour le 21 mai 2022
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Attendre sur un banc, ou le droit à la différence

Attendre sur un banc. Certains percevront les minutes telles des heures ; d’autres apprécieront ce moment suspendu de contemplation. Observer les détails ou le flux des passants ne nécessite guère la même attention, mais les deux pratiques permettent de relativiser. “Je ne suis pas malheureux en fin de compte”, analyse le squatteur de banc.

La vision de la misère humaine ou de la décrépitude d’un homme ivre vous interrogent sur le genre humain. La beauté d’un homme d’affaires élégant, ou la robe impeccable portée sur un corps désirable, a une saveur particulière, les fesses posées sur ce bien public. Il est fréquent que le banc serve de lit à un démuni, ce qui arrache le cœur aux êtres sensibles qui prennent le temps de regarder autour d’eux. Nombre de travailleurs de la jungle urbaine ne les remarquent plus, car leur planning est chargé comme l'agenda des tueries des suprémacistes blancs aux Etats-Unis.

Comment la condition humaine est-elle arrivée à un stade où l’on ne remarque plus un congénère affamé assoupi sur un banc ? Trop pressé de passer au pressing récupérer une chemise achetée 150 euros, la ligne d'horizon du champ visuel se réduit. Une marque de défiance dans l’espèce humaine se creuse à l’aune de chaque guerre qui explose aux quatre coins du monde.

Le partage de l’espace aurait-il pour corollaire l’équité dans la répartition de la richesse ? Car nous ne sommes pas égaux face à l’accès au travail. Et aussi parce que trop de personnes “droguées” par leur emploi ne comprennent pas que l’enrichissement sans fin nourri par le capitalisme laisse sur le bord de la route les moins ambitieux, notamment concernant l’accès au logement. Un logement cher aux personnes qui travaillent pour se payer de quoi vivre et non l'inverse, dit autrement qui ne vivent pas dans le seul but de travailler.

Alors, l'indivu qui regarde la ville depuis son banc avant d’aller rejoindre l’usine ou son open-space, n’est-il pas celui qui a compris qu’un nouveau regard sur le monde est le seul moyen de le rendre soutenable.

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Commentaire (1)

Bonjour Thomas,

Merci pour votre publication. Je vous suggère d'ajouter quelques tags à la fin de votre article, qui soient de simples mots afin de décrire ce que raconte votre post.

Par exemple "jardin", "philosophie", sans # devant ceux-ci.
Ces derniers permettent d'accroitre la visibilité de vos écrits sur Panodyssey.

Je vous remercie et vous souhaite une bonne journée

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