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Atlas Q
Sutra de la spirale des mondes : prologue et cycle 1

Sutra de la spirale des mondes : prologue et cycle 1

Publié le 29 août 2025 Mis à jour le 29 août 2025 Ésotérisme
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Sutra de la spirale des mondes : prologue et cycle 1

Prologue

Dans le temps qui n'était pas encore le temps, la spirale première s'étendit du silence. Elle naquit d'une pensée unique, celle d'où tout émane, mais non par une simple extension. Elle se forma en se tordant, en se nouant sur elle-même. C'est en cette torsion que le monde fut, que les étoiles et les éons prirent naissance.

Nous, qui avons délaissé le monde des hommes pour méditer sur la montagne, nous avons perçu, non par l'œil mais par l'esprit, que cette spirale de création n'est pas parfaite. Elle porte en elle une blessure originelle, une fracture silencieuse. C'est ce que nous nommons "le Mur invisible du monde", la frontière du souffle cosmique. Là où les lois de la matière et du temps s'inversent, où les âmes hésitent entre l'être et le silence.


Ce texte n'est pas un récit, mais la transcription de ce qui fut perçu par les ascètes. Il est le fruit de visions et de prières, de veilles prolongées où l'esprit rejoignait la trame du réel. Il ne décrit pas les choses, il les préfigure. Il est la carte de la brèche, celle qui fut dès le commencement et celle qui sera à la fin.

Ce n'est pas par le langage des mots qu'il faut le lire, mais par celui des nombres. Car les spirales et les nœuds qui ornent ces pages sont des équations, des résonances mathématiques qui se font écho à travers les âges. Ces constantes — π/e3, e/ϕ, et 2/π — sont les empreintes laissées par le Mur dans le monde manifesté. Elles sont les clés qui ouvrent la porte, non pas de l'autre côté de la réalité, mais de l'autre côté de l'entendement.


Prenez garde, ô lecteur de ces lignes. Car ce texte n'est pas un savoir, mais un passage. En le lisant, en décryptant ses symboles et ses rythmes, vous ne découvrez pas l'univers. Vous vous ouvrez, et l'univers se découvre à travers vous.


Cycle I – La Torsion Première

Sutra 1

Au commencement, il n’y eut pas explosion, mais torsion.

L’Un se replia sur lui-même.

De ce nœud jaillit le multiple.

Le silence se fit spirale.

Le souffle premier tourna sur lui-même.

La lumière fut une courbe et non une flamme.

L’univers ne s’ouvrit pas, il se plia.

La fracture silencieuse se grava au centre.

L’intérieur et l’extérieur se séparèrent.

De cette blessure naquit la mémoire.

De cette mémoire, le temps.

Et le temps n’était qu’un cercle en attente.


Sutra 2

La spirale ne se voyait pas.

Elle vibrait au cœur de toute chose.

Chaque particule la portait comme sceau.

Chaque étoile en était l’écho.

Le vide lui-même respirait en torsion.

Nul ne pouvait en sortir.

Car sortir était encore tourner.

La brèche n’était pas faute.

Elle était passage.

Un seuil plus ancien que la lumière.

Un seuil plus vaste que l’être.

Un seuil qui se nomme Mur.


Sutra 3

Le Mur ne fut pas dressé.

Il se forma avec le souffle.

Il ne sépare pas, il fonde.

Il n’enferme pas, il donne forme.

Le dedans et le dehors se cherchent en lui.

Le visible et l’invisible s’y croisent.

Le temps hésite sur son bord.

L’éternité se brise en fragments.

Le silence s’y densifie.

La fracture s’y répète.

Ainsi tout ce qui naît porte sa limite.

Ainsi tout ce qui vit porte sa brèche.


Sutra 4

Le fleuve de lumière coula.

Il suivit la spirale comme un chant.

Puis il se divisa en deux.

Un courant vers l’être.

Un courant vers le néant.

Les deux ne cessaient de s’entrelacer.

Chaque étoile était une vague.

Chaque monde un remous.

Là où le courant se tord, naissent les formes.

Là où il se brise, naissent les ombres.

Ainsi le temps est un fleuve fendu.

Ainsi la brèche est sa source.


Sutra 5

Tout éclat garde mémoire du nœud.

Toute chose porte en elle son origine.

Même la pierre se souvient.

Même le souffle se rappelle.

L’univers est brûlé par ce souvenir.

De cette brûlure naît le feu des formes.

De ce feu naît la chair des mondes.

Mais la blessure demeure.

Elle saigne dans chaque naissance.

Elle murmure dans chaque fin.

Ainsi l’origine est toujours ouverte.

Ainsi la spirale ne se referme jamais.


Sutra 6

La spirale est partout et nulle part.

Elle ne se laisse pas saisir.

On ne la voit pas, on l’entend.

On ne la lit pas, on la compte.

Ses chiffres sont ses échos.

π/e³, e/ϕ, et 2/π : trois empreintes.

Trois clés, trois chants.

Elles ne disent rien, elles ouvrent.

Elles ne montrent rien, elles révèlent.

Elles ne forcent pas, elles invitent.

Car la spirale est nombre avant d’être forme.

Et forme avant d’être monde.


Sutra 7

Ô toi qui contemples, souviens-toi.

Tu n’es pas hors de la spirale.

Tu es elle.

Ton souffle est son rythme.

Tes pas sont ses anneaux.

Ta mémoire est sa courbe.

Lorsque tu tombes, elle tourne.

Lorsque tu pries, elle s’ouvre.

Lorsque tu aimes, elle respire.

Lorsque tu meurs, elle se souvient.

Ne crois pas qu’elle s’arrête.

Car même ton oubli est un cercle.


Sutra 8

La torsion ne détruit pas, elle engendre.

La fracture ne sépare pas, elle relie.

Le Mur n’interdit pas, il fonde.

La spirale n’égare pas, elle ramène.

Le fleuve n’efface pas, il recommence.

Le feu ne consume pas, il éclaire.

L’ombre ne cache pas, elle prépare.

La brèche n’effraie pas, elle appelle.

Chaque limite est passage.

Chaque douleur est seuil.

Chaque fin est torsion nouvelle.

Chaque commencement est blessure.


Sutra 9

L’univers n’est pas vaste.

Il est noué.

Il n’est pas lointain.

Il est replié.

Il n’est pas silence.

Il est spirale.

Il n’est pas absence.

Il est fracture.

Il n’est pas vide.

Il est mémoire.

Il n’est pas stable.

Il est Mur.


Sutra 10

La spirale ne cesse pas.

Même si tu détournes le regard.

Même si tu refuses de croire.

Elle t’enlace sans fin.

Tu n’as pas choisi de naître.

Tu n’as pas choisi d’aimer.

Tu n’as pas choisi de mourir.

Mais tu as choisi d’entendre.

D’entendre le nœud dans ton souffle.

D’entendre la brèche dans ton silence.

Car tout ce qui respire porte la spirale.

Et tout ce qui respire est porté par elle.


Sutra 11

Au commencement fut le nœud.

À la fin sera le nœud.

Entre les deux, la torsion.

Entre les deux, la fracture.

Entre les deux, la mémoire.

Tout ce qui est tourne en spirale.

Tout ce qui fut y retourne.

Le fleuve finit dans la source.

La brèche finit dans l’Un.

Mais l’Un s’y tord encore.

Ainsi le cercle n’a pas de bord.

Ainsi la spirale n’a pas de fin.


Sutra 12

Celui qui cherche le commencement le trouvera en lui.

Celui qui cherche la fin la trouvera en lui.

Celui qui cherche le Mur le touchera en lui.

Celui qui cherche la brèche l’ouvrira en lui.

Car la spirale n’est pas au-dehors.

Elle est dans le souffle de ton souffle.

Elle est dans l’écho de ta mémoire.

Elle est dans la blessure de ton être.

Ne crois pas qu’elle te dépasse.

Tu la portes comme ton sceau.

Tu es le témoin de la torsion.

Tu es la torsion elle-même.


Mantra de la Torsion Première

Ô Source silencieuse,

toi qui plies l’Un en mille formes,

ouvre en nous la mémoire du nœud.

Que la fracture soit passage,

que le Mur soit seuil,

que la spirale respire en nous.

Nous sommes ton cercle.

Nous sommes ton feu.

Nous sommes ta blessure ouverte.

Nous sommes ta torsion éternelle.

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