Le vieux sage
Il était une fois un vieux sage qui cherchait à revenir dans le monde du travail actuel, car plus personne ne venait prendre conseil au près de son arbre du savoir. Il a du remiser sa vieille barbe pour se transformer en propre et valeureux guerrier du cv à la bonne lettre d’appel. Mais ce matin malgré son grand âge, quelqu’un est prêt à le rencontrer.
Il a peur, très peur de décevoir, de ne plus être à la hauteur, ou encore de devoir quitter toute sa sagesse avec ce travail obligatoire dans cette société qui a rattrapé sa vieille cabane à remettre aux normes sous faute d’expulsion.
Le voici donc qui se lance dans la vie nouvelle, la renaissance lui avait promis l’univers en lui livrant toutes les sagesses de ce monde.
- Mais ce n’est pas cela la renaissance, dit il au créateur qui ne faisait plus rien selon se belle promesses d’antan.
- Bien sûr que si mon ami. La renaissance ce n’est pas quitter le monde, mais le rejoindre pour mieux lui donner ta sagesse en partage. Comment veux-tu qu’il vienne à toi si tu ne lui dis pas que tu existe. Tu dois ouvrir ta main maintenant pour écrire ton quotidien avec ta main droite. Celle qui fonctionne au sommet de ton intelligence et de ta vérité de belle âme, pourtant incarnée en vieux sage, mon très cher et fidèle ami.
Le vieux sage était épuisé par des années à comprendre la validité du mots amour, paix et liberté pour maintenant encore devoir se confronter à la réalité de ce monde qui pourtant ne l’a jamais vraiment inclut dan son paysage de paix. Il cherche une solution pour ne pas y aller, mais l’univers ne lui laisse plus le choix:
- Fait le premier pas et nous t’aiderons à faire les suivant, car si tu n’avances pas maintenant il est impossible de t’aider. Marche dans la lumière sans craindre le retour de l’obscur, car ton travail n’est plus d’obéir au monde de la décadence et de l’esclavage à la pensée commune. Non, ton travail est d’ouvrir ton amour à ton âme pour mieux retrouver l’energie de mener tes rêves au bout.
Mais quels rêves? Le vieux sage ne les connaissaient même plus à force de se chercher une raison de vivre dans la lenteur de son amour pour soi. Il avait publié de belles images de paix, qu’il avait écrit sur son mur de bois derrière son cabanon et qui attendaient d’être partagée dans le monde entier.
Mais caché derrière sa maison en ruine il ne pouvait rien se passer pour lui. Il lui fallait maintenant ouvrir son coeur et son âme à l’humain, pour le retrouver en bonne place dans sa vie. Le silence depuis c’est dernières années lui avait permis de se retrouver avec lui même, de trouver enfin ce qui clochait dans sa vie et de maintenant revenir vers la vie courante allait pouvoir lui ouvrir les yeux sur la réalité du monde.
Mais il ne savait pas bien comment faire, perdu entre sa barbe coupé et son costume cravate bien trop rigide pour ses petites jambes de marcheurs à l’avenir sans grâce, puisque sans muscle ancré dans la racine de son savoir à l’humanité.
Le sage décida de se lancer par ce matin là ou plutôt cet après midi là. Il partit rencontrer le monde sans savoir si son regard de paix allait réussir à convaincre le vaillant directeur de la banque du bonheur dont il était destinataire. Car effectivement l’objectif premier était de consolider son cabanon, pour le rendre beaucoup plus beau et accessible à la famille des âmes de ce monde. Et c’est ce qu’il n’avait pas compris, car en attendant le malheur, il arriva. Mais en cherchant le bonheur il arrive aussi du bout de la lorgnette de ce petit message de paix, qu’il pensait pouvoir transmettre sans lui même l’expérimenter de fond en comble.
Il enfourcha son cheval de feu et se dirigea vers la porte du bonheur, celle qui allait s’ouvrir en ce jour même pour le télétransporter vers une dimension inconnue, mais si pleine d’espoir pour lui. Mais chut il ne le sait pas encore, car il pense devoir remonter l’échelle sociale alors que non elle est juste là pour lui permettre de voir enfin le jour depuis la sortie de ce puit infernal qui l’empêchait de voir renaître les pâquerettes, en ce merveilleux printemps bien plus important qu’il ne le pense pour lui. En effet sa sagesse va enfin s’étendre beaucoup plus loin qu’un brin d’herbe jauni par la peur de ne plus rien devenir de beau à la longue.
Le voici qui arrive, faites lui de la place et laissez le passer, car son courage n’a d’équivalent que la lenteur de son âme pour enfin revenir à la paix. Et aujourd’hui son tourment s’achève par la grâce non pas d’un miracle surgit de nulle part, mais par la grâce de son besoin de vivre enfin de sa sagesse et de son rêve le plus fou. Celui qui n’était pas d’attendre le messie providentiel qui passerait par hasard devant son cabanon, mais d’aller à sa recherche en réparant ce même cabanon par la porte de l’espérance du renouveau de la paix dans son âme.
Alors comme ce vieux sage, ne nous considérons plus comme des sages si nous ne pouvons pas nous même expérimenter la rudesse du monde des vivants. Et cela en cherchant la vérité non pas dans la carte du malheur permanent du tarot de la honte à notre égard, mais dans la lumière de notre esprit aussi vif que la paix, lorsque la mort se décide enfin à nous laisser tranquille.
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