Arbres
Les hommes ressemblent aux arbres
Des bras lancés au ciel
Une parole brillante de reflets
Feuilles agitées sous leur souffle chaud
Comme le vent d'été qui soulève
La poussière dans les pieds des racines
La poussière dans les pieds des enfants...
Tous jouent dans l'innocence,
Loin des sourires d'importance
Des ramures dessinées dans les têtes
Brindilles étriquées sous nos routes
Nous grandirons séparés,
Nous grandirons éloignés,
Enlacés d'une écorce enserrant ,
Lentement la sève emprisonnée de nos yeux
Nos branches se lèvent et croisent
Pour croître en direction de lumières grillagées
Pour croire à la liberté de respirer...
Besoin de notre feuillage
Nous arracherons le socle à nos pieds
Pour nous estomper dans l'éclat de l'instant
Azur de notre cri
Hommes et arbres meurent de la même façon
Des poussières comme autant d'oubli,
Des poussières comme autant d'habits,
Mais les arbres sont nus,
Mais les arbres se sont tus,
Et ont troqué le geste pour le temps
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