[002# - Poème pour un esprit-cage]
Tu n’as ni gémi ni pleuré,
Et depuis bien longtemps
Ce sont deux lacs asséchés
Qui balayent les champs.
Ta peau gratte, elle est brûlante,
Et, comme un tigre sous ta chair,
Sans cesse tes ongles se plantent.
Sillons blancs d’une guerre.
Perdue.
Tu ne peux pas retenir le temps,
Tu ne peux pas garder les gens,
Tu ne peux pas stopper l'ouragan.

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Comment (1)
Philippe Marechal 6 hours ago
Que de retenus et de sous-entendus ! C'est à la fois tendre et violent, j'aime beaucoup 👍