Que lire quand on vit un parcours de Flamme Jumelle ?
Que lire quand on vit un parcours de Flamme Jumelle ?
Le concept de la Flamme Jumelle est intéressant à étudier que vous sentiez que votre chemin s’y aligne réellement ou que vous restiez sceptique à son sujet. Si vous appartenez à ce second groupe et que vous avez des doutes, laissez-moi vous rappeler que, selon les adeptes de la physique quantique, tout ce que vous pouvez imaginer possède le potentiel d’exister et de devenir réel.
Le plus important à comprendre au sujet de la Flamme Jumelle, c’est qu’il ne s’agit pas d’une histoire romantique ni d’une relation homme-femme. Ce parcours est censé transformer la perception de l’univers, guider vers des niveaux de conscience plus élevés et relier chacun à sa véritable essence, celle qui se situe au-delà de la personnalité, de tous les masques que l’on porte et de toutes les histoires que l’on se raconte sur soi-même.
Cette expérience ressemble en quelque sorte à une partie d’échecs contre soi-même. Sans réaliser qu’il n’y a pas d’autre adversaire que soi, on risque de se mettre dans tous ses états et de perdre la contrôle lorsque, soudain, les pièces blanches (ou noires) commencent à tomber… La seule façon d’apprendre à jouer correctement est de sortir de cette division illusoire et de voir le jeu dans son ensemble.
Cet article propose quelques lectures susceptibles d’aider ceux qui suivent le chemin de la Flamme Jumelle à ressentir l’unité et à embrasser leur intégrité.
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Pour commencer, j’aimerais mentionner Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même, écrit en 2001 par Lise Bourbeau, spécialiste québécoise du développement personnel. Ce livre permet de prendre conscience de ses blessures psychologiques, de les accepter, ainsi que d’apprendre à être attentif aux signaux de son corps, notre conseiller le plus fiable. Bien que l’approche de Lise Bourbeau puisse sembler schématisée, elle offre une base solide pour s’engager sur la voie de guérison et amorcer un travail sur soi. Pour toute personne sur le chemin de la Flamme Jumelle, dont l’objectif principal est de dépasser des traumatismes profondément enracinés, cette lecture demeure indispensable.
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L’obscurité opaque, qui succède immédiatement à la lumière éclairant le jour de la rencontre avec son vrai soi, enveloppe l’être de peurs et d’incertitudes. C’est aussi une période essentielle, à l’image du nigredo en alchimie, marquant le début d’un processus de transformation profonde menant à la promesse d’une vie nouvelle. Dans Nuits obscures de l’âme : un guide pour traverser les épreuves de la vie, publié en 2004, Thomas Moore, psychothérapeute et disciple de C.G. Jung, dresse le portrait de cette nuit noire, caractérisée par l’absence de sens, et en dévoile les multiples facettes. Riche en références à la littérature et à la mythologie, cet ouvrage aide à développer sa sensibilité, à construire une relation avec son énergie créatrice, à apprendre à maîtriser sa colère, et, une fois de plus, à écouter son corps, dont les maux reflètent l’état de l’âme. À part cela, c’est une lecture fascinante qui permet d’approfondir sa culture générale et de découvrir les chemins archétypiques que les êtres humains ne cessent d’emprunter d’une vie à l’autre.
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Se désassocier des pensées décousues qui traversent constamment l’être constitue un grand pas vers la sérénité et la libération intérieure. Dans L’Âme délivrée, Michael A. Singer explore le dialogue mental incessant qui nous donne l’illusion du contrôle et propose des techniques pour se libérer du bruit intérieur, ce même bruit qui érige une frontière entre l’être et le monde. Selon l’auteur, nous croyons être le résultat des expériences accumulées, mais vivre en pleine conscience nous permet de percevoir le processus même de la perception. Cette lecture invite à faire évoluer sa vision du monde, passant d’une perception fragmentée et limitante à une compréhension plus complète et pure.
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Dans Le pouvoir bénéfique des mains, écrit en 1993, Barbara Ann Brennan, physicienne, employée de la NASA, reconvertie en guérisseuse-magnétiseuse, aborde la question de l’énergie universelle qui anime tout être, en faisant le rapprochement entre la science physique et la pensée ésotérique.
Dans la tradition spirituelle de l’Inde, cette énergie est connue sous le nom de prana, le souffle de vie, tandis que les Chinois l’appellent ch’i, qui se compose à son tour de deux pôles de force : le yin et le yang.
La première partie du livre est consacrée à l’exploration de l’aura et du champ énergétique de l’être humain. D’après l’auteure, sept couches (corps), chacune représentée par une couleur particulière, constituent l’aura humaine. Dans cette section, il est également question des chakras et de leurs fonctions psychologiques. Par la suite, l’auteure partage son expérience de guérisseuse. Elle explique d’abord comment les maladies apparaissent et se développent chez l’être humain, affectant en dernier lieu la santé physique, puis montre comment procéder à une guérison spirituelle.
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Selon la physique quantique, au niveau nanoscopique, toute matière est composée de particules subatomiques en perpétuelle vibration. Ainsi, tout ce que nous percevons comme solide n’est, en réalité, que le fruit de l’interaction entre des parcelles d’énergie en mouvement constant, une sorte de “danse cosmique”. La compréhension de ce principe permet d’élargir notre champ de vision, d’ébranler le mécanisme rigide de nos croyances et de dépasser le conditionnement imposé par la société dans laquelle nous vivons. Par ailleurs, prendre conscience que les particules subatomiques n’ont pas d’identité propre et sont toutes interconnectées permet de comprendre que nous, êtres humains, sommes également liés les uns aux autres, et que les frontières qui nous séparent ne sont qu’une construction mentale. Lorsqu’on emprunte un chemin spirituel, le doute nous ronge constamment, puisqu’il est un outil indispensable de l’esprit : « Je doute, donc je suis ». S’initier à la physique quantique et en apprendre les postulats fondamentaux, qui vont à l’encontre de la physique classique newtonienne, permet d’établir un lien entre la tête et le cœur et de développer une confiance profonde en sa véritable essence.
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L’approche quantique de la conscience, soutenue par le mathématicien Roger Penrose, repose sur l’idée que l’énergie est un élément fondamental régissant tout être.
Écrit en 1993, Conscience quantique, de Stephen Wolinsky, initie les lecteurs aux concepts de la psychologie quantique et les invite à établir un contact avec leur observateur intérieur à travers cinquante exercices pratiques.
Selon Stephen Wolinsky, la psychologie quantique, qui constitue une synthèse entre la psychologie occidentale, la spiritualité orientale et la physique quantique, ne cherche pas à proposer une nouvelle approche réductionniste de la psyché (comme la psychanalyse de Freud, la psychologie analytique de Jung, l’analyse transactionnelle de Berne, a Gestalt-thérapie, ou toute autre théorie), mais vise plutôt à développer une prise de conscience au-delà du mental et à permettre à chacun de réaliser sa capacité à créer sa propre réalité.
En s’appuyant sur les citations et les découvertes de physiciens quantiques tels que Werner Heisenberg, Niels Bohr ou David Bohm, l’auteur démontre que la réalité, dans son essence la plus profonde, est un tissu homogène. Ce sont uniquement nos préjugés qui nous poussent à la diviser en catégories. Il met également en lumière la manière dont le cerveau humain génère une perception linéaire des choses, créant ainsi l’illusion du temps et de l’espace.
Les exercices pratiques proposés aident à percevoir ses émotions comme des amas d’énergie et à les libérer de toute étiquette, ainsi qu’à observer ses réactions automatiques et son rapport au temps et à l’espace. En fin de compte, ils permettent de saisir que la non-existence est le matériau même de la construction de l’existence.
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Après avoir vécu une certaine ouverture spirituelle et découvert la capacité de créer et de manœuvrer sa propre réalité, il est essentiel d’intégrer ce savoir dans sa vie quotidienne à travers la pratique de la méditation, qui va bien au-delà du simple fait de s’asseoir en position du lotus, les yeux fermés.
Dans son ouvrage publié en 1979, Le mythe de la liberté et la voie de la méditation, Chögyam Trungpa, maître du bouddhisme tibétain, propose une approche de la méditation « fondée sur l’abandon de la fixation dualiste, de la lutte entre le bon et le mauvais ». Il explique comment la méditation, en faisant remonter à la surface nos névroses, nous permet d’apprendre à voir clairement et à percevoir les choses telles qu’elles sont, sans chercher à les ajuster en cohérence avec notre vision subjective du monde et nos jugements.
La prise de conscience cultivée grâce à la méditation, nous permet de vivre pleinement chaque expérience rencontrée sur notre chemin, tout en maintenant l’équilibre entre le spirituel et le matériel. L’auteur aborde également la question de la discipline et de la confiance, qu’il faut développer même en l’absence de toute garantie.
À la fin du livre, Trungpa traite du concept de « l’ami spirituel », à qui il est nécessaire de confier son ego et dont la fonction consiste à nous confronter à nous-mêmes pour favoriser notre avancement. Cela est, d’une certaine manière, similaire à l’idée des deux moitiés d’une Flamme Jumelle.
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« Y-a-t-il vraiment un début ou même une fin à une histoire? Où commence-t-elle et où se termine-t-elle? Commence-t-elle au début d’un voyage, à la fin d’un voyage...? »
Ecrit en 2002, Vivre dans l’amour : le messager, de Klaus J. Joehle, explore une conception de l’amour qui dépasse les idées conventionnelles et l’envisage comme une force fondamentale régissant tout être. À travers une rencontre semi-fantastique entre Klaus, Danny et Neena, dans un bar à l’existence incertaine, l’auteur illustre comment tout peut être accompli lorsque l’on est porté par l’amour, et comment notre esprit subconscient nous guide vers la réalisation de nos objectifs, à condition de rester ouverts, réceptifs et attentifs à l’espace qui nous entoure.
Au fil des conversations entre les personnages, les lecteurs apprennent à distinguer leur esprit conscient de leur subconscient, à déchiffrer les signaux envoyés par ce dernier (y compris dans les rêves), à percevoir le temps comme une illusion créant l’impression de mouvement et de continuité, et à initier les événements qu’ils souhaitent expérimenter.
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Pour conclure, j’aimerais mentionner Conversations avec Dieu de Neale Donald Walsch, publié en 1997. Dans ce livre, l’auteur libère le mot « Dieu » de sa connotation purement religieuse et de l’image punitive qui lui est souvent associée. Selon lui, Dieu est « l’observateur et non le créateur », tandis que le rôle de l’être humain, au cours de son existence, est de se découvrir — de se rappeler ce qu’il est déjà — et de créer. L’âme, dans son parcours terrestre, cherche à expérimenter à travers la matière ce qu’elle connaît de façon conceptuelle.
L’auteur affirme également que du Non-Chose surgit le Tout, une idée qui fait écho à la théorie du Big Bang. Dans un monde dualiste fondé sur le principe de relativité, nous commençons par apprendre ce que nous ne sommes pas avant de reconnaître notre part divine.
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