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Au sommet de la montagne, j’ai vu...

Au sommet de la montagne, j’ai vu...

Published Feb 9, 2026 Updated Feb 9, 2026 Personal Development
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Au sommet de la montagne, j’ai vu...

" Au sommet de la montagne, j’ai vu...

Qu’il me restait encore tant à accomplir ! "


Nous le savons tous, la vie est une ascension.

Une ascension qui se traduit autant par des montées que des descentes. Une ascension qui se montre chaque fois un peu plus vertigineuse. Seulement parfois nous ne nous sentons pas capables d’aller plus loin, ni de faire le pas supplémentaire ; celui qui, nous le savons, nous mènera au-delà de ce que nous connaissons.

Avec l’âge, bon nombre d’entre nous oublient la raison pour laquelle ils s’efforcent d’aller de l’avant. Nous marchons tout droit, le regard rivé sur le chemin que nous empruntons, sans remettre en question la direction prise. Puis vient le jour, où nous tombons...

C’est souvent lorsque la chute est douloureuse, que le corps proteste, et que l’âme hurle sa détresse, que nous nous arrêtons. Blessés, nous levons finalement la tête pour appeler au secours et inquiets de notre immobilité, nous regardons enfin autour de nous.

Et là, ce que nous voyons nous terrifie...

Nous avons peur du changement.

Peur de nous être trompés de voie.

Peur de devoir faire un choix...


Or, c’est souvent quand l’on croit que tout est fini, que cela ne fait que commencer...


Souffrir mais à quel prix ?


Si la question leur était posée, la plupart des gens répondraient qu’ils payeraient pour une vie sans souffrance. Pourtant, celle-ci est indispensable. En plus d’être inévitable.

La souffrance que nous ressentons tout au long de notre existence est, avant tout, un appel à se recentrer sur soi. Aussi étrange que cela puisse paraître, les différentes douleurs que nous éprouvons ont une raison d’être. Toutes, sans exception. Il nous revient donc de découvrir quelles sont leurs significations. Ainsi, quand la pensée se fait oppressante et qu’à chaque instant, nous demeurons en guerre avec notre esprit, il convient d’aller au front.

Et pour ce faire, revenons à ce que nous possédons de plus cher : la sensibilité.


Depuis toujours, l’Homme tire sa puissance de ses émotions. Tantôt vu comme une malédiction, tantôt comme une bénédiction, dans nos sociétés occidentales hyposensibles, les émotions sont malheureusement encore trop souvent considérées comme une faiblesse, plutôt que comme une force. Dès le plus jeune âge, les enfants apprennent à se détacher de ce qu’ils ressentent, à taire leurs sentiments pour se fondre dans la masse.

Seulement, cette interdiction à ressentir conduit peu à peu les individus à demeurer stoïques, peu compatissants et profondément insatisfaits au cours de leur vie. Ces injonctions vont à l’encontre même de l’acceptation de soi et conditionnent l’enfant devenu adulte, à fuir plutôt qu’à affronter ce qui fait de lui un être si singulier.

Dans son livre, je suis simplement ce que je suis, Henry David Thoreau écrivait : « Celui qui se contente de cette vie physique, perd le pouvoir d’avoir des pensées novatrices ou du moins de penser dans la mesure de ces possibilités, et échoue misérablement. Entretenez les feux de la pensée, et tout ira bien... »

Il est donc de notre devoir de développer notre sensibilité. Sans elle, nous perdons de notre ingéniosité, de notre capacité à nous renouveler et finissons par passer à côté des richesses de la vie. Car oui, la vie a beaucoup à nous offrir. Et nous sommes appelés au plus profond de nous-même à profiter de son abondance en affirmant pleinement ce que nous sommes.

Pourtant, rien n’est moins simple que de s’accomplir en tant qu’un individu.


La peur de vivre


N’avez-vous jamais remarqué qu’un changement est toujours précédé de circonstances défavo­rables, réveille des sentiments désagréables, suscite un malaise général ? N’avez-vous jamais eu l’impression que vous méritiez mieux et, qu’au moment même où vous commenciez tout juste à agir pour votre seul compte, la peur surgissait aussitôt pour vous tordre le cou et vous étrangler ?

Oui, la peur tétanise.

Face à elle, nous capitulons.

Et quelle douleur que celle de l’abandon !

Nous sommes convaincus que de tous les chemins qui nous sont proposés, c’est celui où nous serons à l’abri de la peur qu’il nous faut arpenter. Sauf qu’il s’agit là d’une illusion.


Car la vie est faite pour être vécue intensément.

Pleinement. Et cela, à chaque instant.


C’est dans cet état d’esprit que Thoreau ajoutait : « Je me dis souvent : consacre-toi davantage à cette tâche si tu sais qu’elle est bonne. Ce n’est pas sans raison que tu es satisfait ou mécontent de toi. Ne possèdes-tu pas une faculté de penser des plus précieuses ? S’il y a une expérience que tu souhaites tenter, alors vas-y. Ne nourris pas de doutes s’ils ne te sont agréables. Rappelle-toi qu’il ne faut jamais manger sans avoir faim. Ne lis pas les journaux. Profite de la moindre occasion d’être mélancolique. Quant à ta santé, considère que tu vas bien. Ne t’attends pas à trouver les choses telles que tu crois qu’elles sont. Fais ce que personne d’autre que toi ne peut faire ; abstiens-toi de tout le reste. »

Ici, l’auteur nous pousse à faire ce que nous aimons sans réserve. Chacun de nous devrait prendre la mesure de ces sages paroles. Comme insinué dans l’extrait précédent, le premier élan provient toujours du cœur. Trop souvent, nous remettons au lendemain ces choses que nous estimons, ces passions que nous adorons, par manque de temps, d’entrain, de volonté...


Jusqu’à nous sentir vide.


Tandis qu’au fond de nous-mêmes, notre cœur bat plus furieusement le tambour, toujours animé des mêmes convictions. Celles-là même que nous repoussons comme la peste, vaincus et comme terrifiés. Nous attendons de lui qu’il nous sorte de cette impasse. Il attend de nous que nous fassions de même. Encore et encore, jusqu’à ce qu’un beau jour, nous ayons finalement l’illumination.

C’est ici et maintenant que tout se joue...


La peur n’est pas notre maître.

Et nous ne sommes pas son esclave.

Au contraire.

Vivre nous confère un pouvoir, celui d’agir avant tout pour soi.


La responsabilité de ce que nous sommes


En sachant cela, nous reprenons la responsabilité de notre devenir. Vient alors le temps d’établir le silence en soi, de laisser émerger la voix qui murmure en nous-même et d’écouter ce qu’elle a à nous dire. Commence dès lors un dialogue intérieur ininterrompu, s’ouvre un espace fait de tolérance, de respect et de bienveillance où nous questionnons enfin nos désirs profonds.


Quels sont-ils ? Comment les réaliser ? Dans quel but ?


La dualité s’installe. Nous prenons conscience de l’ampleur de la tâche et qu’il nous faut déconstruire au plus vite, certaines de nos croyances pour pouvoir rebâtir des fondations plus solides. Alors, nous œuvrons patiemment. Selon les jours, travailler sur ses manquements nous paraît simple, tortueux ou impossible, avant de réaliser qu’il en sera toujours ainsi.


Car être à l’aise avec soi-même est l’affaire de toute une vie.

« Accepte ce qui est, laisse aller ce qui était, et aie confiance en ce qui sera... » disait Bouddha. Au fil des heurts, nous comprenons que tout être projeté sur cette terre est en perpétuelle évolution. À partir de là, il n’y a qu’en explorant ce qui l’entoure qu’il peut remédier à sa propre condition, puisque c’est en apportant de la conscience à sa pensée, à ses blessures, à ses choix, qu’il devient possible pour lui, de se trouver.


La lumière triomphe toujours de l’obscurité


Maintenant que nous savons que rien n’est inéluctable, il convient de se jeter soi-même du haut de la falaise. Ce saut dans le vide, nous le faisons tous à différents moments de notre vie. Qu’il s’agisse d’une nouvelle relation, d’une reconversion professionnelle, de l’arrivée d’un enfant ou d’une crise identitaire, c’est en franchissant le voile de l’inconnu que nous élargissons notre connaissance de nous-même. Bon gré mal gré, nous apprenons à surmonter ce qui nous effraie pour mettre en lumière notre propre obscurité.

Souvent le tunnel nous semble sombre et sans fin. La crainte ressurgit, de vilains doutes nous suivent comme notre ombre et avant même de s’en apercevoir, nous considérons l’option de rebrousser chemin. Comme expliqué précédemment, la peur n’est pas une ennemie. Elle est une alliée de taille et bien qu’elle nous plonge dans tous nos états, ses manifestations ne sont rien d’autre qu’un cri de détresse. Il s’agit là d’une façon d’attirer notre attention, afin que nous puissions pointer du doigt, ce qui nous fait défaut.

Beaucoup s’acharnent à taire l’évidence. La vérité étant que nul n’est condamné à demeurer dans les ténèbres de son esprit éternellement. Le bonheur n’est pas réservé aux autres. C’est nous-même qui le refusons. Tout comme il est faisable de trouver la paix, il est possible de s’éclairer soi-même par l’introspection. Libre est celui qui consacre son temps à réparer l’ampoule qui lui permettra de briller. Ceci étant dit, n’oublions pas que nous sommes plus que ce que nous croyons puisque, en tout temps, nous sommes et nous serons toujours guidés à la lanterne de nos aspirations.


À nous ensuite, de faire preuve de bravoure...


Chers lecteurs, n’abandonnez jamais en cours de route. Quelle que soit la situation dans laquelle vous vous trouvez, les épreuves auxquelles vous êtes confrontées, il reste de l’espoir. Célébrez vos plus infimes victoires, acceptez vos imperfections afin qu’à chaque étape de votre traversée, vous soyez emplis de fierté.


Il y aura des jours où, bien évidemment, vous vous sentirez démunis tandis qu’à d’autres, vous vous imaginerez régner sur le toit du monde. Allez jusqu’au bout de vous-même. Et quand enfin, vous atteindrez les plus hauts sommets, ne soyez pas déçus...


Une montagne en cache souvent une autre.

Alors reprenez courageusement votre ascension,

Jusqu’à ce qu’elle soit entièrement vôtre...


Axelle B.

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