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Chocolatine :
Ou pain au chocolat. Vu de Belgique… Avec notre gouaille et notre verve habituelle, mêlées à notre autodérision légendaire, ce petit supplément d’âme que la France nous envie tous les jours, eh bien, nous, nous rigolons de ce combat d’escargot pour une feuille de salade. Qu’est-ce que cela peut faire, Pain au chocolat ou chocolatine ?
Noirs, Blancs, Jaunes, Latinos, Amérindiens… Morts et réduits à l’état de squelettes, nous sommes tous pareils. Idem pour cette croissanterie, mâchée, réduite en bouillie infâme au fond de l’estomac, lorsqu’elle est expulsée par le corps en une masse dont je ne pousserai pas plus loin la description.
Amis français, ne le prenez pas mal (mon beau-frère est lyonnais), je passe souvent du temps dans votre beau pays. Cela fait parfois plaisir de brocarder le brocardeur.

Illustration : Furkan Tumer @pexels
Calme, campagne, canapé :
Joli projet de vie réservé aux belles journées d’été, lorsque le soleil, rare et précieux cadeau du ciel belge le permettra. Après une vie très active, centrée sur la gestion de personnes, axée sur l’humain fréquemment en détresse, en déficience de santé ou en équilibre sociétal précaire, trouver un nouvel équilibre va devenir ma principale préoccupation.
Lire, profiter du jardin, des petits plaisirs de la vie, c’est bien aussi.
Il ne faut pas se voiler la face, la mise à la retraite relève également d’une coupure sociale nette, brusque, totale.
Tu te retrouves face à toi-même, ce n’est pas aisé pour tout un chacun de gérer ce repli sur soi, cette rupture sociale.
Cuisiner :
Ma grande passion, passée de métier à hobby. Une école hôtelière, trente années de travail dans la restauration dont deux restaurants, doubles étoilés Michelin et puis 180° dans ma vie professionnelle pour la terminer durant quinze années au service des personnes en « front office » d’une mutualité.
J’ai adoré ces années, je me sentais utile, proche des gens, de leurs petits et grands soucis, loin du faste de personnes très souvent superficielles.
La cuisine par contre, c’est comme le vélo, cela ne s’oublie pas et lorsqu’en plus, être passionné t’amène à découvrir et à pratiquer toutes les nouvelles techniques (cuisson sous-vide, basse température, cuisine moléculaire, Kamado et autres Ofyr pour la cuisine en extérieur…), ce sont les amis invités en soirée qui apprécient.
Confort :
Nous avons, mon épouse et moi-même, travaillé toute notre vie, nous avons construit notre maison tardivement et elle est à présent terminée, jolie, agréable, confortable. Nous avons peu dépensé parce que nous ne pouvions pas toujours nous le permettre. Petit à petit, l’oiseau fait son nid, vingt-cinq ans en l'occurrence dans notre cas. Nous avons réussi à finaliser notre nid douillet. Pas d’oisillons pour nous et il est temps à présent de profiter de ce confort durement acquis.
Chats :
Je ne peux passer à côté de notre grande dinguerie commune. Nous aimons les chats. Au début de notre mariage, je n’étais pas vraiment fan.
Pourtant, j’ai appris à les connaître, les apprécier, les aimer. Ils ont toujours fait partie de notre vie depuis plus de quarante ans.
Tant de bonheurs, de joies, de peine aussi lorsqu’il fallait accepter d’en voir un nous quitter.
Et puis est arrivé Harold.

Illustration : Harold (@HaroldCath)
Dans une période de notre vie où tout battait de l’aile. Harold, récupéré d’un élevage, nous a été offert parce qu’il se faisait battre par le mâle dominant du cheptel. Harold, une douceur de chat, un amour qui était destiné à mon épouse, a priori. Harold a semblé comprendre nos soucis, il paraissait les gommer et nous permettre de passer à autre chose, à lui accessoirement. Il s'est accroché à moi, il a envahi l'espace au point d'en masquer les aspérités.
Les chats font toujours ce qu’ils veulent, on ne sait rien leur imposer.
Il m’a choisi, est devenu mon compagnon de galère, mon ami de tous les jours, mon gros câlin perpétuel, couché ad vitam æternam entre mon clavier et l’écran. Vous connaissez maintenant l’origine de mon nom de plume (Cath étant la traduction du mot Chat en gallois).

Illustration : Ann-H @pexels.com

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Pascaln 31 minutes ago
Mais c'est que je commencerai presqu'à y prendre goût à ton abécédaire Harold🙂. Attention, pas par curiosité malsaine, loin de moi cette horreur... Non, juste parce qu'un humain y parle de son humanité personnelle et intime à l'attention des humains que nous sommes nous-mêmes. Et qu'entre les lignes, des échos resonnent... Merci pour cela Harold.
Harold Cath 12 minutes ago
Merci Pascal, je veux rester sincère avec moi-même et avec le lecteur de ce petit amusement personnel.
Line Marsan 1 hour ago
Que de confidences ! Un humain qui se dévoile, cela me bouleverse toujours. C'est un cadeau que tu nous fais là. Merci Harold ! 😘
Harold Cath 1 hour ago
Merci chère Line. Comme je l'ai expliqué dans un commentaire précédent, je pense que cet abécédaire est une manière de me présenter, d'exposer le fil conducteur de ma vie, celui qui induit mes idées, mes écrits, tout en étant aussi le relevé d'un regard attendri sur toutes ces années passées, de tout ce qui m'a conduit ici devant vous.