Journal d'un barbier sur le fil du rasoir : S01E05
Avertissement
Note de l’auteur (et de Sylvain) : Ce que vous allez lire contient du sang, des corps, des rasoirs et une gestion de cadavres plutôt approximative. Si les descriptions de violence explicite et l’humour très noir vous mettent mal à l’aise, il est peut-être préférable de refermer ce journal maintenant. Sylvain ne fait pas dans la dentelle (sauf pour les sourires). Réservé à un public capable de rire jaune (et de dépasser les 15 ans).
Journal d'un barbier sur le fil du rasoir : S01E05
Frantz
J’ai résolu le problème de Schrödinger. À un moment donné faut bien se bouger le cul, parce que le chat mort, pas mort, mort, pas mort, ça peut durer longtemps cette histoire, mais ça résout pas grand-chose en fait. Moi, ça m’a pas pris longtemps : le chat, je l’ai buté. Bon, j’avoue, c’était pas le mien, c’était celui de Franz. J’observais tranquillement ce con de pêcheur pendant qu’il se matait à la télé. Franchement, qui s’enregistre en train de témoigner à BFM ? En plus, BFM quoi ! Les journalistes se cassent les uns après les autres ! Bref, cet abruti jouait les Narcisses en faisant tourner en boucle son interview sur l’attaque de ma truite. Il n’entendait même pas son crétin de félin qui me braillait dessus pendant que j’étais sur le perron. Je sais pas vous, mais moi ça m’a gonflé. Et j’allais pas prendre le risque de me faire repérer par la boule de poil. Alors, zip ! Ni une ni deux, il a rien vu venir, j’ai fait un prélèvement de ses cordes vocales d’un seul geste. Ça m’a permis de vérifier l’affûtage de mes lames, et je peux vous dire après ça qu’il était au poil !
Blague à part, j’étais venu pour Franz, il fallait donc que je m’occupe de ce con de bouseux. La rage me montait dans mes carotides comme deux traînées de poudre allumées par l’enfoiré qui se matait. Pourquoi ? Parce qu’il décrédibilisait ma truite ! En étant aussi ridicule à la télé, il faisait pas crédible, alors comment vous voulez que mon poisson soit pris au sérieux ? Cette nuit c’est donc moi qui allais être le pêcheur, mais aux yeux de l’église.
Rentrer chez lui fut un jeu d’enfant. D’abord parce qu’il ne fermait pas sa fenêtre de cuisine, ensuite parce que la télé braillait. Depuis quelques jours, j’avais commencé mes observations et c’était toujours la même histoire avec lui : il finissait pas mettre des enregistrements de Chasse et Pêche et s’endormait devant. Jusque-là, no
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