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N°1 L'été s'efface
Non-fiction
Editorial
calendar Published Aug 27, 2026
calendar Updated Aug 27, 2026
time 8 min
Creative Transparency Label
All audiences
Image / Human image
Text / Human creation

N°1 L'été s'efface

Chers Panodysseyens,


L’été s’efface, repoussé par la rentrée. Sinon, il resterait peut-être encore avec nous ?

C’était une période incontestablement unique en son genre, tant pour le beau que pour l’effrayant. Trois mois de temps chaud, c’est du jamais vu dans mon monde et c’est inoubliable. La note pour ce luxe est salée, hélas. A l'heure où j'écris ces mots, les glaciers fondent, la Terre brûle et des cataclysmes nous hantent. Nous sommes tous concernés.


Je pense aux glaciers d'Islande que j'avais pu voir en juin. Que deviendront-ils, ceux qui coiffent des volcans, des centres d'énergie de la Terre ? Ma trêve d'été, d'une durée de trois semaines, c'était la découverte d’Islande. Oui, un certain retour en hiver, entre juin et juillet, surprenant, mais pas trop désagréable météorologiquement parlant, un rêve spectaculaire pour le côté visuel, riche en vécus. Comment un tel pays, de pure nature, peut exister en Europe industrialisée et progressiste ? Je le raconte dans ma Creative Room ‘Entre Terre et Ciel. Chroniques d’Islande’ : https://panodyssey.com/fr/creative/room/entre-terre-et-ciel-chroniques-d-islande-3v3nc7embr92 J'ajouterai prochainement quelques autres articles aux existants.


Aujourd’hui, je me lance dans cette lettre de nouvelles, car j’adhère à l’esprit d’ici qui est de co-créer, de communiquer et de tisser des liens plumesques. Ma lettre est inspirée des Nouvelles de Magtogoek de Jackie H., boostée par d’autres auteurs qui ont repris cette forme. Jackie H. a été, après le capitaine de ce navire, Alexandre Leforestier, la première à m’accueillir sur ces pages et à éclairer mon chemin, il y a trois mois. Je leur suis très reconnaissante pour leurs gestes, qui continuent encore ; régler les bugs existants et partager des astuces d’utilisation de la plate-forme sont des signes de bienveillance et de coopération. Ainsi ensemble on navigue plus forts. Sans dire qu'être accueillie individuellement, en tant qu'une nouvelle plume, m'a fait très plaisir. C'est humain.

Le côté drôle de la navigation c’est de trouver des profils qui nous touchent dès l’arrivée sur la voie panodysseyenne. Vous allez dire ‘algorithme’, moi je dirais ‘le secret du Grand Tout’.


J’ai une préférence pour réflexion, analyse, questionnement, psychologie et je suis bien servie ici. Je lis les écrits de Jackie H. depuis le premier jour et j’aime sa versatilité. Jackie fait entrer sur cette scène le regard questionnant à travers ses aphorismes, ses articles, ses suggestions de lectures. C’est une façon d’aller plus loin dans le remaniement des idées et des ressentis. Tellement créatif et nécessaire.


Elle nous parle aussi de l’algorithme et de son histoire - c’est très intéressant - dans sa Creative Room ‘Al Khwarizmi mon amour’ : https://panodyssey.com/fr/creative/room/al-khwarizmi-mon-amour-upa4guempkw7

Elle raconte ses impressions de voyages : https://panodyssey.com/fr/creative/room/impressions-de-voyage-rbp9eja7pgwm On se retrouve bien sur cette onde - j’aime les lire et j’écris aussi des récits de mes voyages. J'en ai placé quelques-uns dans ma Creative Room ‘La cabane dans le Vermont’ ; des regards sur l’Inde et sur la Finlande : https://panodyssey.com/fr/creative/room/la-cabane-dans-le-vermont-59gpqku2hg49

Je posterai davantage de travaux, et sur d’autres pays, courant automne.

Il y a aussi Charlie sur ce navire, qui a beaucoup écrit sur ses voyages, entre autre dans sa Creative Room ‘En partance pour l’Inde du Sud’ : https://panodyssey.com/fr/creative/room/en-partance-pour-l-inde-du-sud-kerala-tamil-nadu-jvdhtbm5ap36


Aujourd’hui je voudrais me pencher sur l’aphorisme n°35 publié par Jackie H. dans sa Creative Room ‘Haïkus et sushis’ : https://panodyssey.com/fr/article/poesie-et-chanson/aphorisme-n-35-survivre-tkud4e6g4rju

Le 35 a piqué là où ça faisait jadis mal - lors d’une époque dites de ‘survie’, qui revient dans les cogitations et les échanges dans mon entourage.


« Vu de l’extérieur survivre est une victoire. Vécu de l’intérieur survivre est un échec. »


On pense ‘survivre’ et non ‘vivre’, quand on est éloigné de force de ce qui est largement accessible, coupé de ce qui est le contexte général. Survivre aussi quand nos actions et nos mouvements sont soumis à une réglementation, réduits à un minimum inacceptable, privés de pleine force de vie. Survivre, car se sentir dépouillé de moyens, mais vivre quand on définit ses besoins et les ajuste aux conditions. Car ce qui est ‘survivre’ pour certains, est ‘vivre’ avec courage, au-delà de ce qui est donné, pour d’autres. Alors survivre ou vivre pleinement, vu que c'est vivre malgré les obstacles ? Le terme ‘survivre’ pourrait n'être qu’un jugement extérieur.

Les deux phrases de l’aphorisme peuvent être reformulées inversement : une survie peut aussi bien être une victoire intérieure et un échec, vu de l’extérieur. ‘J’ai survécu et j’en suis fière’. ‘Elle a survécu, mais dans quelles conditions !’


Survivre, et ne pas vivre pleinement, c’est de ne pas trouver de raison, c’est stagner. Vivre c’est résister, cultiver l’alternative, avancer. C’est trouver la raison dans la situation, qu’elle qu’elle soit. Sa raison. La vie est un mouvement perpétuel. Si nous l’adoptons, il nous réserve des découvertes. Si nous lui résistons de toutes forces, nous risquons des dommages.


Tout comme dans cette nouvelle de E C Wallas ‘L’appartement traversant’ : https://panodyssey.com/fr/article/horreur/l-appartement-traversant-4hrv4nuta2k8 où le protagoniste contemple le changement qui modifie son lieu de vie et, en même temps, son existence, et s’y soumet avec un certain profit, alors que sa compagne s’y oppose et … disparaît dans le néant. Je simplifie - lisez et vous verrez. C’est un petit bijou architectural, by the way.

Ce qui compte c’est le regard qu’on pose et la qualité de ce regard.


Du changement et du regard est aussi question dans une autre nouvelle marquante de cet été : ‘La table à ouvrage’ de PascalN- Le Contemplateur Ephémère : https://panodyssey.com/fr/article/aventure/la-table-a-ouvrage-efuf7sp494kd . C’est une nouvelle qui fait miroir : elle dépeint fort bien le long processus de prise d’une décision. Combien de nous pourraient s’identifier avec Pascal-personnage principal et ses tergiversations ? Alors, vivre ou survivre ?


Last but not least, dans mes lectures estivales j’ai apprécié le souffle frais de ‘Blanche et le rouge’ d’Alexandre Leforestier, le capitaine, https://panodyssey.com/fr/article/voyage/blanche-et-le-rouge-wm2ea7hg5as6

En chercheuse d’ambiances que je suis, celle-ci n’a pu m’échapper : montagnarde, hivernale et soulignée d’une douce note scandinave.


Voilà que la boucle est bouclée - partie d’une note nordique, j’y termine ma randonnée d’été. Ne perdons jamais le Nord.


Je vous souhaite une très bonne rentrée plumesque.


Bozena Wisniewska - Le Talludec

27 août 2026


Intellectual property & credits
© Cover Image Kakalaskali. Saga. Islande. Photo prise par moi-même.
© Author's name / pen name Bozena Wisniewska-Le Talludec
Sources, citations, co-authors Citation de l'aphorisme qui provient de la Creative Room de Jackie H. Haikus et shushis.
Creative Commons license
cc_by_nc_nd
Attribution required, no modifications,
non-commercial use only
CC BY-NC-ND
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La Notice veille
Ainsi que cette auteure-là.

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