Anatomie d'une leçon
Anatomie d'une leçon
Ils me portent par ce froid matin d’hiver de l’an 32. Ils franchissent un couloir étroit, puis tournent sur leur gauche. Ils poussent la porte et me déposent sur une longue planche de châtaignier. La pièce est triste, les murs sont tristes, aucune lumière extérieure ne transparaît, seules les lueurs de quelques bougies éclairent le lieu.
Je suis nu sur ma planche ; alors quelqu’un recouvre mon intimité, d’un simple linge blanc, tel un pagne christique.
Et je les vois, ces sept barbus, « entogés » du cou jusqu’aux genoux, et « enfraisés » des épaules jusqu’aux oreilles, ils semblent studieux et écoutent attentivement un bel enchapeauté. Ce doit être le Maître, la sommité, l’érudit, le lettré, qui va tout leur dire, leur apprendre, leur montrer.
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