L'Académie
J’écoute à l'instant Magyd Cherfi qui chante l’accent de Toulouse face aux gens de l’Académie.
C’était une bonne idée, l’Académie, quand on pensait que le Français n’était pas suffisant à souder une culture.
Quand on pensait que les patois et autres langues régionales devaient être matés, régulés et éteints comme on éteint les neuro divergences aujourd’hui.
Et ca a donné de l'intolérance.
Parce qu’il fallait souder tout le monde, face à la Prusse, à l'Allemagne, a que sais-je, parce que la République naissante avait des choses à prouver.
Chère, très chère République, c’est fini, on croit en toi. Alors arrête de nous emmerder avec les différences de langage et de tout ce que tu veux, parce que en vrai, une différence de moins dans le paysage démocratique, c’est une capacité d’entendre la tolérance qui disparaît, et une richesse qui s’éteint.
Chère, très chère Académie, tu es jolie mais ne sers a rien et tout le monde écrit de travers.
Les accents, les mots bizarres, la créativité et les mots qui sortent de l’ordinaire n’ont pas à être régulés par des sages, mais a être encouragés dans nos rues, dans nos quartiers, sur nos bandes FM et sur les cènes ici et ailleurs.
Chère, très chère République, on t’aime pour de vrai. Mais alors dis nous que tu nous aime aussi, et laisse nous parler comme on est différents.
Avec une dédicace à Hocus Pocus et Magyd Cherfi.
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