Il était une fois une conteuse…
Il était une fois une conteuse…
Ecoutez l’histoire de cette femme qui ne sut jamais comment accompagner de son âme le monde vers demain jusqu’au jour où:
Il était une fois une conteuse qui racontait des histoires au monde entier. Cependant tous les habitants de la planète ne connaissaient même pas son existence. Elle contait, encore et encore sans que personne ne l’entende ou ne la lise. Elle cherchait à comprendre pourquoi elle n’intéressait que peu de gens, avec ses beaux récits pourtant soufflés par l’univers lui même.
Chaque jour les anges, les archanges et même les vieux dieux de l’Olympe oublié de tous lui racontaient les plus incroyables aventures à transmettre aux peuples de cette belle terre, si grande et ouverte à l’amour.
Mais elle en avait marre, car personne ne comprenait son langage, ses mots si doux qui se veulent prêts à emmener au-delà même de la raison du plus violent des orages, vers la guérison de l’âme.
Notre conteuse au doux prénom d’Azraël ne savait plus par où mener ses mots pour les partager à la petite flamme qui sommeil en chacun d’entre nous. Elle tenta multiple tours de magies pour les faire naître dans le coeur des hommes et de femmes de ce monde, mais rien y fit, le néant n’arrêtait pas de l’accueillir en retour. Seuls quelque petites âmes bien discrètes l’encourageaient à continuer. Elle se perdit même dans les mots de la parjure envers elle même, en ne contant plus d’histoire pour se révéler à la face du monde. Cependant cela ne lui plaisait guère, préférant parler des fables et des petits moutons gris qui cherchaient à retrouver la blancheur d’une laine bien agréable pour passer l’hiver au chaud et surtout en paix avec les siens.

Mais voici que le diable vint la tenter en lui donnant des conseils fort peu entendable, mais elle ne voulait pas se lier au mauvais marchand d’âme pour un denier bien trop négatif de sens à l’avenir. Elle préféra rester dans la pauvreté, cherchant un moyen de ne pas payer trop cher son repas quotidien. Mais voilà que les temps devenaient de plus en plus durs, au point de devoir se trouver sans doute un autre travail. Celui qui lui ferait oublier les maudites idées de succès de ses contes et de ses livres parlant d’amour, de paix et d’aventure dans tous les genres que la littérature pouvait lui donner en partage.
Mais elle aimait tant ça, écrire et donner des étoiles à suivre aux autres pour qu’ils ne se perdent pas comme elle pu le faire un temps, au milieu du brouhaha des néons surfaits de la vie.
Notre conteuse était malheureuse, car elle voulait vivre de son art. Mais personne ne semblait la comprendre ou même chercher à la connaître un peu mieux. Pourtant ses mots lui viennent de là haut, alors pourquoi si peu aspirent à savoir la vérité sur le beau et l’écoute d’une source beaucoup plus fiable que les radios du n’importe quoi du quotidien.

Elle baissa les bras, pleurant la mort chaque soir au coucher et surtout au lever, lorsque le soleil ne semblait que lui donner le même jour sans fin en partage, la même mélodie du personne ne m’aime.
Mais comment se faire aimer des lecteurs et des petites âmes qui cherchent le bonheur eux aussi? Elle ne le savait pas, plus, perdant ainsi tout espoir de sérénité. Néanmoins et tout aussi soudainement une petite fille si sage pourtant, lui donna la main pour l’aider à avancer sans se retourner sur ce passé si destructeur pour elle, laissant parfois des marques indélébiles sur son coeur amoureux de la vie et peu enclin à attirer la trahison d’habitude.
Elle voulait vivre tout simplement, avec des amis et une famille qui ne la contraindrait plus à marcher dans un sens plutôt que dans l’autre. Elle voulait juste raconter des histoires, celles que l’univers lui souffle sans arrêt du soir au matin. Et il y en a tellement qu’elle pourrait en écrire des millier de livres, si la société lui en donne le droit.
Notre conteuse n’avait jamais eu la peur au ventre comme ces jours-ci, redoutant le moment où le rideau viendrait a être tiré, disant au revoir à son rêve d’offrir ce qu’elle avait de plus beau au monde: son âme de rêveuse et tout aussi vagabonde entre les paysages et les aventures de ses personnages. Ceux qui ne désirent rien d’autre que la paix d’être suivi dans leurs périples, au fin fond d’une forêt parfois oubliée lorsque la planète entière ne sait plus comment entendre les belles images d’un monde, pourtant si réel lorsque la mort parfois lui demande de lui lâcher la grappe pour revenir à un idéal de paix au quotidien.
Voici comment notre conteuse a fini sa vie: en continuant de raconter des histoires et elle devint célèbre un jour de mars comme celui-ci, lorsque les rênes de l’actualité lâchèrent la plus explosive des bombes. En effet une image de paix se répandit à travers les réseaux de la gloire internationale que sont toutes ces plateformes de l’impossible savoir, sauf quand la paix s’en sert pour revenir à la vie.
Mais de quelle image s’agissait-t-il?
Ça nous ne le saurons peut-être jamais, sauf si la conteuse un jour se décide à nous raconter son histoire, tout comme aujourd’hui.

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