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"Donner à chacun la chance qu'il mérite"

"Donner à chacun la chance qu'il mérite"

Publié le 7 janv. 2021 Mis à jour le 7 janv. 2021
time 6 min

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"Donner à chacun la chance qu'il mérite"

 

Telle est la devise de l’Institut Louis Germain, association de loi 1901, qui vient en aide à des élèves talentueux, ambitieux, issus d’environnements modestes en leur proposant de suivre les cours d'un tutorat d’excellence en période de vacances scolaires.

 

Le nom de cet institut vient de l’ancien instituteur d’Albert Camus, Louis Germain, à qui l’auteur a adressé cette lettre à la suite de son prix Nobel de littérature :

''Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j'étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé''. 

 

Julien Puel, fondateur de cet institut explique qu’il recherche dans ce projet des futurs Albert Camus, qui comme ce dernier, sont issus de milieu modestes et n'ont pas la chance d'évoluer dans un environnement propice à leur réussite scolaire.

Il s’agit de nos jours d’une cause urgente, car ce manque d’opportunités pour les jeunes étudiants cause au sein de ces élèves une frustration et une colère grandissante.

En effet, ils sont les meilleurs de leurs classes, parfois même les meilleurs de leurs établissements et pourtant, en sortie de lycée, leurs chances d'intégrer des cursus universitaires de tout premier plan sont minimes.

C’est pourquoi l’institut Louis Germain propose ce tutorat d’excellence.

Excellence pourquoi ? Parce que les élèves doivent donner le meilleur d’eux même. Ils comprennent, en intégrant l’institut, que le seul moyen de se sortir de leur situation, c’est le travail.

L’institut leur permet de s’épanouir scolairement, mais aussi humainement et socialement.

Pour cela, l’institut Louis Geramin fait appel à des professeurs, qui enseignent en collèges et en lycées, mais aussi en classes préparatoires ou en universités, et qui se reconnaissent dans les valeurs du tutorat d'excellence : transmission, mérite, engagement, bienveillance.

Les classes sont plus petites que les classes de collèges, il y a un maximum de 15 élèves par classes contre une trentaine au moins au collège.

Cela permet un accompagnement personnalisé du professeur et permet aux élèves d’étudier de façon plus profonde et plus efficace.

Les élèves intègrent l’institut dès la 5ème et sont accompagnés jusqu’à la terminale pour un suivi total de leur progression.

Seulement, l’institut ne touche pas uniquement les adolescents qui s’y trouvent.
En effet, les plus jeunes qui grandissent dans les mêmes quartiers assistent à l’évolution de ces élèves qui s’en sortent par le travail, qui déménagent et intègrent des études supérieures de premier plan. Cette évolution peut les inspirer non seulement à intégrer l’institut, mais aussi à eux même retrousser leurs manches et se mettre au travail pour se sortir des quartiers.

L’institut Louis Germain met en place cinq campus par an, quatre jours par vacances, à Avignon, Marseille et Nice.

Avec un total de 20 jours avec six heures de cours par jour, les élèves effectuent l’équivalent de trois mois de cours en établissement « classique » dans les matières présentent.

Celles-ci sont les sciences, c’est-à-dire la physique et les mathématiques.

Mais aussi et surtout les humanités : le français, la culture générale et l’histoire.

Ces campus très intenses montrent la motivation et le goût du travail nécessaire pour intégrer l’institut Louis Germain.

De ce fait, plusieurs critères entrent en jeu lors de l’intégration de l’institut.

Le premier s’apparente aux notes, au niveau scolaire dans le collège actuel.  

Le second concerne le mérite. C’est-à-dire le potentiel parfois camouflé par des problèmes familiaux ou encore économiques. Si les professeurs décèlent ce potentiel il sera plus facile de l’exploiter durant les campus que dans les classes du collège.

Pour permettre ce recrutement, Julien Puel travaille avec les directeurs de 21 collèges dans les trois villes où est implanté l’institut.

Enfin, le plus important, déjà évoqué plus tôt, est le comportement. Les élèves doivent être motivés, calmes et disciplinés. Le programme de chaque campus est très chargé et les professeurs n’ont pas le temps de s’occuper d’élèves indisciplinés.

Par la suite, le directeur de l’institut rencontre les élèves, candidats potentiels, accompagnés de leur parents et proviseurs pour leur présenter l’établissement, ses valeurs et les qualités nécessaires pour y rentrer.

Une fois accepté, l’élève doit signer la charte Louis Germain contenant cinq grands points.
Le premier est l’assiduité, il doit être présent tous les jours à toutes les sessions dans lesquelles il est inscrit.

L’élève doit aussi faire le travail demandé par les professeurs dans toutes les matières.
Un bilan de fin d’année doit être effectué chaque année. `

Un point crucial est aussi le respect d’autrui, adulte comme adolescent. À l’institut Louis Germain toute forme de violence, qu’elle soit physique, morale ou psychologique est bannie. Il s’agit d’un lieu de respect et d’apprentissage.

Enfin, le dernier point est le respect des valeurs de la République, en particulier la laïcité : pas de signes religieux quel qu’il soit.

Tous ces points servent à créer un cercle vertueux pour les élèves. En effet, le travail et la réussite appelle au travail. Après une session l’élève rentre dans ce cercle de réussite et de satisfaction qui valorise le travail et l’acharnement.

Cette méthode est efficace, comme en atteste le parcours des élèves déjà sortis de l’institut. Nous retrouvons par exemple deux frères, tous deux passés par l’institut Louis Germain qui ont intégrés la classe préparatoire scientifique de renom à Louis Legrand à Paris.

 

 

Il est impossible de parler d’éducation sans mentionner la crise sanitaire dans laquelle nous vivons.
Avec le Covid-19, deux campus ont dû être annulés et n’ont même pas pu être effectués à distance.

En effet, à Louis Germain, on n’utilise pas de technologie, ce sont les livres les cahiers et les stylos accompagnés d’un réel rapport humain qui permettent aux futurs Albert Camus de progresser.
De fait, après chaque campus, les élèves repartent avec un classique de la littérature française qu’ils ont pu lire ou relire durant ces temps compliqués.

« Les élèves de l'Institut Louis Germain découvrent et dévorent les classiques de la Littérature. Le livre est pour eux un moyen d'évasion et de découverte d'un univers dans lequel ils entrent avec beaucoup de plaisir.»

Julien Puel

 

Quand le fondateur regarde vers l’avenir, il souhaite créer un internat d’excellence, hébergeant une cinquantaine d’élèves des quartiers nord de Marseille en classe de 4ème, 3ème pour leur permettre d’intégrer le meilleur lycée de la ville par la suite. Le rectorat ainsi que le maire de Saint Rémy, où l’internat se trouverait, ont déjà émis un avis favorable.

 

Cette initiative serait un grand pas vers l’inclusion des jeunes d’origine modeste dans le monde des études supérieures.

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